Une semaine de rotation

Vosportefeuilles en bref

Affirm(NASDAQ : AFRM) est un joueur majeur du « buy now, pay later (BNPL) » aux États-Unis. Concrètement, laplateforme s’intègre au paiement chez les marchands : au lieu de toutpayer d’un coup (ou de rouler un solde de carte de crédit), le client peutétaler son achat en versements, avec un coût clairement annoncé dès le départ.

Le modèled’affaires de l’entreprise repose sur un mix de leviers :

  • Frais marchands : le     marchand paie pour l’option BNPL parce que ça peut améliorer la     conversion, le panier moyen et le taux d’approbation à la caisse.
  • Revenus d’intérêt sur certains     plans (selon le produit, le marchand et le profil de risque).
  • Gestion du risque et du     financement : c’est ici que tout se joue. Un BNPL performant, c’est     un BNPL qui grandit sans perdre le contrôle sur la qualité de crédit et le     coût du capital.

Affirmn’est pas juste un outil de paiement. C’est une plateforme de crédit intégréeau commerce, avec un avantage si elle continue d’exécuter solidement surl’underwriting, les partenariats et la profitabilité.

Faitsmarquants en 2025

Untitre volatil, mais avec du momentum quand le marché « embarque »
Affirm fait partie de ces dossiers où le marché réagit vite aux manchettes. Surle dernier mois, l’action a affiché une performance forte (autour de +21,6 %),ce qui illustre bien l’appétit des investisseurs quand le scénario « croissance + discipline » est crédible.

Améliorationde la performance financière : le marché veut voir la rentabilité suivre
Le message que le titre a envoyé en 2025, c’est que la croissance seule nesuffit plus : il faut démontrer que l’économie unitaire et la structure decoûts s’améliorent. Affirm a justement livré des trimestres où la croissanceétait au rendez-vous, avec une rentabilité qui s’est améliorée par rapport àl’année précédente, ce qui a soutenu la revalorisation du titre.

Adoptionet récurrence : la qualité de la base client devient un actif stratégique
Un point qui revient souvent dans les discussions : une très grande partdes transactions vient de clients récurrents. Ça compte parce que, en général,une base récurrente permet une meilleure prévisibilité et un meilleur contrôledu risque (cohortes plus matures, comportement mieux connu, ajustement plusrapide des paramètres de crédit).

Lesattentes du marché sont élevées
Le consensus s’attend à un trimestre solide (revenus autour de 1,06 G$ USet bénéfice par action autour de 0,28 $). Sur l’année, les attentes visentenviron 4,06 G$ US de revenus et un bénéfice par action autour de 0,99 $.
Les investisseurs s’attendent à une trajectoire de croissance encore robuste,et ça met la barre haute sur l’exécution.

Cettesemaine : la manchette « plafond de taux sur les cartes » a brassé le marché

L’événementdéclencheur : Donald Trump a évoqué l’idée d’un plafond temporaire de 10 %sur les taux d’intérêt des cartes de crédit, sur un an, avec un début potentielle 20 janvier 2026.

Résultat :rotation instantanée. Les marchés ont vendu des banques et émetteurs de cartes,et ont regardé du côté des alternatives comme le BNPL et les prêts personnels.

Pourquoi letitre a bougé dans les deux sens (et vite) :

  1. Lecture positive (scénario de     transfert de volume)
        Si un plafond force les banques à réduire leur exposition aux profils plus     risqués (limites coupées, critères plus stricts), une partie de la demande     peut migrer vers des solutions alternatives. Dans cette logique, Affirm     devient un bénéficiaire potentiel via des gains de parts de marché.
  2. Lecture prudente (exécution     politique et réglementaire incertaine)
        Un plafonnement national des taux sur les cartes, ce n’est pas juste une     déclaration : il y a un enjeu légal et politique important, et ça     prendrait probablement un cadre clair pour être appliqué. Donc, le marché     a rapidement réajusté : beaucoup de bruit, peu de certitude à court     terme.
  3. Le vrai point : la     volatilité a créé une fenêtre d’exécution
        En séance, Affirm a d’abord été recherchée, puis le mouvement s’est     renversé. On a vu une clôture autour de 76,39 $ avec un recul     d’environ -6,6 % sur la journée. Ce genre de swing illustre     parfaitement le profil du dossier : un titre où la psychologie de     marché peut créer des points d’entrée intéressants… si la thèse de base     reste intacte.

Pourquoiavons-nous acheté (et renforcé) Affirm ?

Notredécision n’est pas simplement basée sur une nouvelle. Elle est basée sur unelogique portefeuille : accumuler une position dans un leader, quand lemarché nous donne un meilleur point d’entrée et que les fondamentaux restentcohérents.

1) LeBNPL continue de s’institutionnaliser

On est loindu BNPL « à la mode ». Le produit devient une composante normale du paiement en ligne,surtout quand le consommateur veut gérer son budget et éviter la dynamique desolde revolving. Pour un leader comme Affirm, ça crée un réservoir decroissance qui peut durer plusieurs années.

2)Affirm est positionnée comme un consolidateur du marché US

Dans leBNPL, la distribution est critique : être bien placé à la caisse, sur desplateformes et chez des marchands majeurs, c’est un avantage compétitif réel.Ça réduit la dépendance à l’acquisition payante et ça augmente la qualité duvolume. C’est un levier qui soutient notre thèse à moyen-long terme.

3) Ladiscipline de crédit demeure le « KPI numéro 1 »

Notre suivise fait sur une logique simple : croissance oui, mais pas au prix d’undérapage du risque. Ce qui nous intéresse, c’est sa capacité à :

  • Garder des paramètres     d’underwriting serrés,
  • Ajuster rapidement selon les     tendances,
  • Démontrer que l’expansion du     volume ne détériore pas la qualité.

4) Lemarché paie une prime : donc il faut exécuter le timing d’achat

Affirm se négociesouvent avec une valorisation plus élevée qu’une entreprise « moyenne », parce que le marché lui attribueun profil de croissance et d’optionnalité plus important. La conséquence estclaire : la sensibilité aux nouvelles est amplifiée.
Dans ce contexte, renforcer sur un repli rapide nous permet d’améliorer leprofil risque-rendement de la position (meilleur prix moyen, plus deflexibilité dans la gestion).

Pourquoiest-ce un titre à surveiller en 2026

  1. Résultats et révisions d’estimations :     le moteur à court terme
        Quand les attentes sont élevées, chaque trimestre devient un test de     crédibilité. Si les chiffres confirment la trajectoire (croissance +     marges + maîtrise du risque), le titre peut continuer de se revaloriser. Si     ça déçoit, la compression peut être rapide.
  2. Qualité du crédit :     délinquance, pertes, cohortes
        C’est le tableau de bord central. Pour un prêteur/plateforme, la     croissance n’a de valeur que si les pertes restent dans le corridor prévu.
  3. Coût du capital et financement :     capacité à « scaler » proprement
        Même avec une demande forte, la capacité d’absorber du volume dépend du     financement et des conditions de marché. En 2026, on surveille la     discipline : croître, oui, mais en gardant un modèle qui reste     rentable et finançable.
  4. Réglementation : beaucoup     de bruit, mais aussi de l’optionnalité
        Le dossier « plafond sur les cartes » peut continuer de faire bouger les     titres du secteur, même sans changement concret à court terme. Ça ajoute     de la volatilité, mais aussi une option de scénarios favorables si les     banques resserrent l’accès au crédit sur certains segments.

Conclusion

Nous avonsacheté et renforcé Affirm parce qu’on veut être positionnés sur un leader BNPLqui a une vraie plateforme, une distribution solide et une trajectoire decroissance qui peut se prolonger. Les dernières nouvelles sur le plafonnementdes taux a surtout servi de rappel : ce secteur est hypersensible aux nouvelles,et le marché peut surréagir.

Cettesemaine, le repli nous a permis d’augmenter la position à un prix plusavantageux, tout en restant très disciplinés sur ce qu’on surveille :qualité du crédit, financement et exécution des résultats. C’est exactement letype de dossier où une gestion active, structurée et alignée sur les donnéescrée de la valeur pour nos clients.

Lesmarchés en bref

Lundi
Dow Jones : 49 590,20 (+0,17 %)
S&P 500 : 6 977,27 (+0,16 %)
Nasdaq : 23 733,90 (+0,26 %)
S&P/TSX (Toronto) : 32 874,70 (+0,80 %)

Dollar canadien
CAD/USD : 72,07 ¢ US (en hausse vs 71,96 ¢ US vendredi)

La séance aété constructive, mais très encadrée sur le plan du risque. Les indices ontterminé en hausse, même si le ton a été chahuté en début de journée par ledébat autour de l’indépendance de la Réserve fédérale et les dernièresnouvelles visant Jerome Powell. Ce qui est important pour la lecture de marché :le « headline risk » n’a pas cassé le momentum, mais ila clairement réorienté les flux vers les actifs refuges. On l’a vu de façontrès nette dans les métaux précieux : l’or a bondi et a clôturé à unniveau record, ce qui a propulsé les matériaux au premier rang au Canada et apermis au TSX d’inscrire un nouveau record de clôture.

Enparallèle, les investisseurs ont commencé à « pricer » un scénario moins favorable pourcertaines financières américaines après la menace de plafonner à 10 % lestaux d’intérêt des cartes de crédit pendant un an. Même si on est encore austade de proposition, le marché a réagi tout de suite en compressant lesmultiples sur les émetteurs les plus exposés. Côté énergie, le pétrole a finien légère hausse, ce qui a aussi contribué au biais ressource sur le marchécanadien.

Les titres en bref

  • Synchrony Financial (SYF) :     −8,4 % —     recul marqué avec le risque de plafonnement des taux de cartes, donc     pression potentielle sur les marges.
  • Capital One (COF) : −6,4 % — même thème : crainte de     compression du « pricing » et des profits liés au crédit.
  • American Express (AXP) : −4,3 % — effet de contagion sur     l’écosystème cartes/financières.
  • Citigroup (C) : −3 % — secteur bancaire sous     pression dans la rotation.
  • Walmart (WMT) : +3 % — soutien via un catalyseur de     flux (inclusion annoncée au Nasdaq-100) et ton plus défensif/qualité côté     consommation.

Performance sectorielle

  • Canada (TSX) : matériaux en     tête (métaux précieux et métaux de base) ; l’énergie a aussi aidé en fin     de séance.
  • États-Unis : financières en     retrait (cartes/banques), pendant que certaines poches telles que les     secteurs de la consommation et de la technologie ont soutenu     les indices.

Mardi


Dow Jones : 49 191,99(-0,80 %)
S&P 500 : 6 963,74(-0,19 %)
Nasdaq : 23 709,87 (-0,10 %)
S&P/TSX (Toronto) : 32 870,36(-0,01 %)

Dollar canadien


CAD/USD : 72,01 ¢ US (en baisse vs 72,07 ¢ US lundi)

La séance aété une journée de réajustement après les records de lundi. Les chiffresd’inflation ont d’abord donné un petit appui : en décembre, l’indice desprix à la consommation a monté de 0,3 % sur le mois et de 2,7 % surun an, tandis que l’inflation « de base » a été un peu plus douce, ce qui a gardé vivant le scénario d’un statuquo à court terme et de baisses de taux plus tard cette année. Cela dit, l’élans’est vite essoufflé parce que les investisseurs ont recommencé à gérer lerisque à partir de deux dossiers très concrets : les résultats des banqueset la rafale d’annonces politiques de la Maison-Blanche.

Le pointfocal, c’est que JPMorgan a reculé même après avoir dépassé les attentes. Lemarché a surtout retenu la lecture plus nuancée derrière les gros chiffres :certaines lignes ont déçu (dont les revenus de banque d’investissement) et leton sur l’environnement réglementaire est resté prudent, surtout avec l’idéed’un plafonnement des taux de cartes de crédit à 10 % pendant un an. Mêmesi c’est encore au stade de proposition, la Bourse a traité ça comme un risquedirect pour la rentabilité des émetteurs de cartes et, plus largement, pourl’offre de crédit aux consommateurs. Ça explique pourquoi les titres depaiements et plusieurs financières ont été parmi les plus malmenés.

Pendant cetemps, l’énergie a agi comme contrepoids : le pétrole a bondi avec lestensions autour de l’Iran, ce qui a soutenu plusieurs titres pétroliers,notamment au Canada. L’or, lui, a repris un peu son souffle après la flambée delundi. Au final, les taux obligataires ont très peu bougé : la journée n’apas « changé la donne » sur la trajectoire des taux, maiselle a clairement déplacé les préférences vers la qualité et la prudence.

Les titres en bref

  • JPMorgan (JPM) : -4,2 % — recul malgré de bons     résultats ; le marché a surtout puni certaines lignes plus faibles et un ton     plus prudent.
  • Visa (V) : -4,5 % — pression liée au dossier du     plafonnement des taux de cartes de crédit.
  • Mastercard (MA) : -3,8 % — même thème : baisse de     confiance sur l’écosystème paiements lié au crédit.
  • Goldman Sachs (GS) : -1 % — recul par effet de secteur     sur les financières.
  • Moderna (MRNA) : +16 %     à +17 % —     forte hausse après des commentaires plus optimistes sur les ventes 2025.

Performance sectorielle

  • Canada (TSX) : l’énergie et les     métaux de base ont aidé, mais les financières ont pesé et     ont neutralisé la progression.
  • États-Unis : financières et paiements     en repli ; l’énergie a mieux tenu grâce à la hausse du pétrole.

Mercredi


Dow Jones : 49 149,63(-0,09 %)
S&P 500 : 6 926,60(-0,53 %)
Nasdaq : 23 471,75 (-1,00 %)
S&P/TSX (Toronto) : 32 916,47(+0,14 %)

Dollar canadien
CAD/USD : 72,05 ¢ US (en hausse vs 72,01 ¢ USmardi)

La séancede mercredi a été un exercice de décompression contrôlée après les sommetsrécents, avec un message clair : le marché reste constructif en toile defond, mais il resserre la gouvernance du risque dès que le « headline risk » et les résultats corporatifsn’alimentent pas le scénario idéal. Le Nasdaq a mené la baisse, reflétant unerotation hors de la durée et une prise de profits sur la techno, pendant que leDow a mieux tenu grâce à une composition plus « value » et à l’appui ponctuel des ressources.

Lecatalyseur principal a été double. D’un côté, les statistiques ont étécorrectes, mais pas assez « confortables » pour relancer un reclassement : le PPI de novembre a été plusdoux qu’anticipé, mais la lecture des composantes a gardé vivant le débat surune inflation sous-jacente qui demeure collante. De l’autre, la saison desrésultats bancaires a continué à agir comme filtre : même quand lesbanques battent les attentes, le marché veut des perspectives 2026 et unetrajectoire de revenus/marges qui soutient la valorisation actuelle. Résultat :réaction froide et parfois punitive, notamment sur Wells Fargo, et manqued’enthousiasme sur Bank of America et Citigroup malgré des chiffres quidépassaient le consensus.

Enparallèle, la prime géopolitique a joué en arrière-plan. Le pétrole a étévolatil : les craintes liées à l’Iran ont soutenu les prix en début deséance, puis le ton s’est calmé avec des signaux de désescalade. Cettevolatilité a néanmoins maintenu un biais « ressources » et a aidé l’énergie àsurperformer, notamment au Canada. Enfin, le climat politique est resté unirritant : la discussion sur l’indépendance de la Fed et le bruit autourdes tarifs maintiennent un niveau de friction qui pousse les investisseurs àprivilégier la qualité, la liquidité et les poches plus défensives.

Lestitres en bref


Broadcom (AVGO) : -4 % — pression marquée sur les semi ; rotation et prise de profits dansla chaîne IA.
Nvidia (NVDA) : -1 % à -2 % — bruit Chine/H200 etsensibilité du secteur aux enjeux d’exportations et de chaînesd’approvisionnement.
Micron (MU) : -1 % à -2 % — même thème : faiblessedes semi dans un ruban « risk-off » modéré.
Wells Fargo (WFC) : -4 % — revenus sous les attentes ; sanction du marché sur l’exécutionet les moteurs de croissance.
Bank of America (BAC) : en baisse — résultats au-dessus duconsensus, mais lecture plus exigeante sur la suite et sur la profitabilité ducrédit.
Citigroup (C) : en baisse — battement sur certains postes, maisréaction tiède dans un secteur où le marché veut du « forward ».
Trip.com (TCOM) : -15 % à -17 % — chute après l’annonced’une enquête réglementaire en Chine.

Performancesectorielle


Canada (TSX) : l’énergie et certaines poches ressources ontsoutenu l’indice ; le marché a mieux tenu que la techno américaine.
États-Unis : techno et semi-conducteurs en retrait ; énergie plus résiliente ; financières volatiles après lesrésultats.


Jeudi


Dow Jones : 49 442,44 (+0,60 %)
S&P 500 : 6 944,47(+0,26 %)
Nasdaq : 23 530,02(+0,25 %)
S&P/TSX (Toronto) : 33 028,92(+0,34 %)

Dollar canadien
CAD/USD : 71,95 ¢ US (en baisse vs 72,05 ¢ USmercredi)

Les Boursesont terminé en hausse, dans une séance où la détente du pétrole a fait baisserla tension sur le marché. Le brut a reculé après des propos plus conciliants deDonald Trump sur l’Iran, que les investisseurs ont interprétés comme un signalde désescalade. En clair : quand le risque de rupture d’approvisionnements’éloigne, la « prime géopolitique » qui s’était installée dans les prix se dégonfle rapidement.

Cemouvement a eu un effet direct sur le positionnement. La baisse du pétrole aretiré une couche d’incertitude sur les coûts d’énergie et sur l’inflation, cequi a facilité un retour vers des secteurs plus sensibles aux taux et à lacroissance, notamment la techno. Dans ce contexte, Wall Street a été portée parles semi-conducteurs : TSMC a publié des résultats solides et aravivé l’intérêt pour le thème de l’intelligence artificielle, entraînant dansson sillage plusieurs titres du secteur. Le Nasdaq a donc réussi à rebondir,après deux séances plus difficiles.

Les métauxprécieux ont, eux aussi, montré la même logique de marché : avec uneaccalmie du risque géopolitique, l’attrait pour les valeurs refuges a diminué.On n’a pas vu un changement de régime, mais plutôt une réallocation tactique :moins de protection « refuge », plus d’exposition aux secteurs qui profitent d’un contexte plusstable.

Du côté desfinancières, la séance a été mieux orientée, portée par de nouveaux résultatstrimestriels. Les investisseurs ont récompensé les banques qui livrent uneexécution solide et un message cohérent sur la suite, particulièrement cellesqui bénéficient davantage des activités de marchés et de la gestion depatrimoine. Bref, le marché est resté sélectif, mais le ton était plusconstructif : on a remis du risque au bon endroit, avec une lecture plus « fondamentaux » que « bruit ».

Lestitres en bref

TaiwanSemi (TSM) : +4,47 % — résultats solides ; regain d’intérêt pour le thème IAet les semi.
Nvidia (NVDA) : +2,10 % — effet d’entraînement du secteur ; retour de l’appétit pour l’IA.
AMD (AMD) : +1,93 % — même dynamique ; rattrapage dans lessemi-conducteurs.
Broadcom (AVGO) : +0,92 % — meilleure tenue du secteur aprèsla volatilité des séances précédentes.
Morgan Stanley (MS) : +5,81 % — résultats supérieurs auxattentes ; réaction positive du marché.
Goldman Sachs (GS) : +4,63 % — séance dans le vert après desrésultats robustes.

Performancesectorielle

Canada(TSX) : l’industrie a soutenu l’indice ; l’énergie a été freinée parle recul marqué du pétrole ; le reste du marché a bien tenu.


États-Unis : techno et semi-conducteurs en appui ; financières mieux orientées ; énergie en retrait avec labaisse du brut.

Vendredi

Dow Jones : +100 points (+0,20 %)
S&P 500 : +0,30 %
Nasdaq : +0,50 %

Dollarcanadien
CAD/USD : ~71,9 ¢ US (plutôt stable vs les derniers niveaux)

Le marchétente clairement de clore la semaine sur une note plus solide. Le moteur, c’estencore la techno, surtout les semi-conducteurs : après une semaine chargéeen manchettes, les investisseurs reviennent sur ce qu’ils peuvent « modéliser » plus facilement — résultats,visibilité et capex — plutôt que de courir après le bruit politique.

Le signaldu moment, c’est la traction du thème IA/hardware. Après la séance de jeudi,propulsée par les puces, on voit un suivi logique : les gros titres dusecteur reprennent de l’air, et ça se traduit par un Nasdaq plus ferme que leDow. Cela dit, sous la surface, le marché demeure très encadré : lalargeur est molle (pas tant de titres qui montent), ce qui ressemble plus à unereprise « par les leaders » qu’à un vrai retour d’appétit généralisé.

Côtécontexte, le « headline risk » reste présent et continue de dicter la gestion du risque : Iran,Groenland, puis le dossier Fed qui demeure un irritant. Résultat : on metdu capital dans les gagnants structurels, mais on garde une main sur le frein.C’est un marché qui veut monter, mais qui ne veut pas se faire surprendre.

Lestitres en bref

Nvidia(NVDA) : +1 % et + — retour d’appétit sur les semi ; l’IA reprend le leadership.
Tesla (TSLA) : +1 % et + — titre « beta » qui remonte quand le ton sereplace.
IBM (IBM) : +1,9 % — soutien du Dow ; profil qualité/exécution.
Honeywell (HON) : +1,6 % — bonne tenue industrielle ; biais vers les titres de qualité.

Performancesectorielle

États-Unis :techno et semi en tête ; marché encore étroit (rallye concentré).
Canada (TSX) : ton correct, mais dépendant des ressources ; après le gros recul du pétrolejeudi, le marché surveille surtout si le brut se stabilise.

Conclusion

Cettesemaine, le marché a gardé un ton constructif, mais avec le risque serré. On aalterné presque chaque jour entre deux moteurs : d’un côté, les fondamentaux(résultats, perspectives, dynamique IA/semi) qui ramènent les acheteurs sur lesleaders ; de l’autre, le headline risk (Iran, Groenland, bruit politique àWashington, débat sur l’indépendance de la Fed) qui fait lever le pied et remetune prime d’incertitude dans les prix. Résultat : des indices capables detenir, mais une hausse moins « large », plus concentrée, avec des rotations rapides dès que le ruban devientplus fragile.

Le secteurde la technologie a continué de bien performer, mais on a vu des prises deprofits dès que le marché était moins confortable. Le pivot de fin de semaine, cesont clairement les puces : quand les résultats et la visibilité(notamment via TSMC) ont remis l’accent sur la demande et les investissements,le ton s’est replacé, surtout côté Nasdaq. À l’inverse, les financières ont étéle test de sélectivité : même avec des résultats au-dessus des attentes,la réaction a souvent été tiède parce que le marché veut du concret sur 2026(revenus, marges, qualité du crédit). Bref, battre les attentes, ce n’est plussuffisant : il faut livrer une lecture claire sur la suite.

Côté macro,le pétrole a été un gros facteur de volatilité. On est passé d’une primegéopolitique qui poussait les prix à un décroché rapide quand le ton s’estadouci sur l’Iran. Ça a changé la lecture inflation/taux d’un jour à l’autre etça a influencé la performance relative — surtout au Canada, où l’énergie pèseplus dans l’indice.