Vos portefeuilles en bref — Broadcom (AVGO)
Broadcom a publié cette semaine des résultats solides qui confirment la vigueur persistante de la demande pour les infrastructures liées à l’intelligence artificielle. Dans un environnement où plusieurs investisseurs commencent à s’interroger sur le rythme et la rentabilité des investissements massifs en IA, la société a livré un trimestre qui dépasse les attentes tout en rehaussant ses perspectives pour les prochains mois.
Pour le premier trimestre de son exercice financier, Broadcom a enregistré un bénéfice ajusté de 2,05 $ US par action sur des revenus de 19,31 G$ US, comparativement aux prévisions du consensus qui se situaient autour de 2,02 $ US par action et 19,21 G$ US de revenus. Cette performance confirme la forte dynamique opérationnelle de l’entreprise, particulièrement dans son segment des semi-conducteurs destinés à l’intelligence artificielle.
La direction a également surpris positivement les marchés en annonçant des prévisions de revenus d’environ 22 G$ US pour le prochain trimestre, un niveau qui est nettement supérieur aux attentes des analystes qui tablaient sur environ 20,4 G$ US. Cette orientation témoigne d’une visibilité toujours solide sur la demande provenant des grands centres de données et des fournisseurs de services infonuagiques.
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L’intelligence artificielle demeure le principal moteur de croissance
La croissance de Broadcom continue d’être fortement soutenue par l’IA. Au cours du trimestre, les revenus provenant des semi-conducteurs liés à l’intelligence artificielle ont atteint 8,4 G$ US, soit une hausse impressionnante de 106 % sur un an. Cette progression reflète la forte demande pour les accélérateurs d’IA personnalisés (ASIC) ainsi que pour les solutions de réseautage à haute performance utilisées dans les centres de données modernes.
Pour le trimestre en cours, la société prévoit que ses revenus liés à l’IA atteindront environ 10,7 G$ US, ce qui illustre la rapidité avec laquelle cette activité prend de l’ampleur dans le modèle d’affaires de l’entreprise.
Contrairement à certains acteurs du secteur qui dépendent presque exclusivement des processeurs graphiques, Broadcom bénéficie d’un positionnement plus diversifié au sein de l’écosystème de l’IA. L’entreprise fournit non seulement des puces spécialisées pour le calcul, mais également les composantes essentielles qui permettent aux systèmes de fonctionner efficacement à grande échelle, notamment les solutions de connectivité et d’infrastructure réseau.
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Un partenaire stratégique pour les géants du nuage
Broadcom s’impose également comme un partenaire technologique clé pour plusieurs géants du nuage qui développent leurs propres puces personnalisées. Des entreprises comme Alphabet ou Meta cherchent de plus en plus à concevoir des semi-conducteurs sur mesure afin d’optimiser leurs coûts et leurs performances en matière d’intelligence artificielle.
Dans ce contexte, Broadcom joue un rôle stratégique en aidant ces entreprises à transformer leurs conceptions en puces fonctionnelles et à les produire à grande échelle. Cette expertise positionne la société comme une alternative crédible aux solutions standardisées, ce qui renforce sa pertinence dans l’écosystème technologique mondial.
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Une discipline financière toujours présente
En plus de la croissance de ses activités, Broadcom a annoncé l’autorisation d’un programme de rachat d’actions pouvant atteindre 10 G$ US. Cette décision reflète la forte génération de flux de trésorerie de l’entreprise et la confiance de la direction envers ses perspectives à long terme.
La société continue également de bénéficier d’un modèle d’affaires diversifié combinant semi-conducteurs et logiciels d’infrastructure, notamment grâce à ses activités dans le nuage privé, la cybersécurité et les plateformes d’entreprise. Cette diversification contribue à stabiliser ses flux de revenus tout en soutenant sa capacité à retourner du capital aux actionnaires.
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Conclusion
Dans un contexte où le marché commence à distinguer plus clairement les gagnants et les perdants de la révolution de l’intelligence artificielle, Broadcom continue de démontrer qu’elle fait partie des entreprises les mieux positionnées pour bénéficier de cette transformation. La croissance rapide de ses revenus liés à l’IA, la visibilité offerte par ses partenariats avec les grands acteurs du nuage et sa capacité constante à générer d’importants flux de trésorerie renforcent la solidité de son modèle d’affaires.
Au-delà de la performance trimestrielle, c’est surtout la position stratégique de Broadcom dans l’infrastructure technologique mondiale qui retient notre attention. Les investissements massifs dans les centres de données, les réseaux à haute performance et les puces spécialisées devraient continuer d’alimenter la demande pour ses solutions dans les prochaines années.
Chez Pratte Gestion de portefeuilles, nous voyons Broadcom comme un acteur clé de cette nouvelle phase de croissance technologique. L’entreprise combine innovation, discipline financière et exposition directe aux grandes tendances structurelles du secteur, des éléments qui demeurent essentiels pour soutenir la création de valeur à long terme au sein de nos portefeuilles.
Le titre a terminé la séance de jeudi en hausse de 4,79 % à 332,74 $ US, porté par des résultats supérieurs aux attentes et des perspectives solides pour les activités liées à l’intelligence artificielle. Malgré une certaine volatilité depuis le début de l’année, l’action affiche toujours une progression de plus de 70 % sur les douze derniers mois, illustrant la confiance des marchés envers le positionnement stratégique de Broadcom dans l’infrastructure technologique et les centres de données de nouvelle génération.
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Les marchés en bref
Lundi
• S&P 500 : 6 881,62 (+0,04 %)
• Nasdaq : 22 748,86 (+0,36 %)
• Dow Jones : 48 904,78 (−0,15 %)
• S&P/TSX Composite (Toronto) : 33 942,86 (+0,47 %, +157,92)
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Évolution du dollar canadien
Le dollar canadien a peu varié face au billet vert, dans une séance dominée par la volatilité du pétrole et une montée temporaire de l’aversion au risque liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
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La semaine boursière a commencé dans un climat d’incertitude après les frappes militaires menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran durant le week-end. À l’ouverture, Wall Street a réagi vivement : les grands indices reculaient de plus de 1 %, avec un Dow Jones en baisse de plusieurs centaines de points.
La séance a toutefois changé de ton au fil de la journée. Les marchés ont graduellement récupéré leurs pertes, soutenus par des achats opportunistes dans les grandes capitalisations technologiques.
Selon Angelo Kourkafas, analyste chez Edward Jones, les investisseurs américains ont appris à ne pas surréagir aux événements géopolitiques. Depuis une quinzaine d’années, les marchés ont démontré une capacité notable à absorber ces chocs, ce qui explique la rapidité du rebond observé lundi.
Un autre facteur structurel explique cette résilience : les États-Unis sont désormais exportateurs nets de produits pétroliers, ce qui rend leur économie moins vulnérable aux hausses du prix du pétrole que par le passé.
Les prix du pétrole ont tout de même bondi en début de séance, alimentés par les craintes entourant une perturbation du détroit d’Ormuz, un corridor stratégique pour les exportations mondiales de pétrole. Si ce passage devait être paralysé pendant une période prolongée, les répercussions pourraient être importantes sur les marchés de l’énergie et sur l’inflation mondiale.
Pour l’instant, l’hypothèse privilégiée par les marchés demeure celle d’un choc temporaire. Plusieurs stratèges estiment que les prix du pétrole pourraient se stabiliser une fois l’effet de surprise dissipé, à moins d’une escalade durable du conflit.
La publication de l’indice ISM manufacturier a aussi contribué au rebond des indices. L’activité industrielle américaine en février s’est révélée légèrement meilleure que prévu, offrant un point d’appui aux marchés en cours de séance.
Du côté obligataire, la réaction a été plus marquée. Les investisseurs ont ajusté leurs anticipations face au risque inflationniste lié à la hausse des prix de l’énergie. Le rendement des obligations américaines à 10 ans est monté à 4,04 % contre 3,94 % vendredi, tandis que celui à 2 ans a progressé à 3,48 % contre 3,38 %.
Cette remontée des rendements reflète les inquiétudes entourant la trajectoire de la Réserve fédérale si la hausse des prix de l’énergie devait raviver les pressions inflationnistes.
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Les titres en bref
• Nvidia (NVDA) : +3 % — rebond marqué alors que les investisseurs ont profité du repli initial pour renforcer leurs positions dans les chefs de file de l’intelligence artificielle.
• Microsoft (MSFT) : +1 % — flux acheteurs vers les mégacapitalisations technologiques jugées plus résilientes en période d’incertitude.
• Chevron (CVX) : +1,47 % à 189,60 $ US — progression soutenue par la hausse des prix du pétrole.
• Exxon Mobil (XOM) : +1,11 % à 154,22 $ US — le secteur énergétique a bénéficié des tensions au Moyen-Orient.
• Lockheed Martin (LMT) : +3,37 % à 676,70 $ US — hausse du secteur de la défense dans la foulée de l’escalade militaire.
• RTX (RTX) : +4,71 % à 212,16 $ US — progression alimentée par les anticipations d’une augmentation des dépenses militaires.
• Northrop Grumman (NOC) : +6,02 % à 768,02 $ US — forte demande pour les entreprises exposées aux contrats militaires.
• Palantir (PLTR) : +5,81 % à 145,17 $ US — les investisseurs anticipent un rôle accru de l’entreprise dans les contrats de défense américains.
• AeroVironment (AVAV) : −19 % — chute après la perte d’exclusivité sur un important contrat de la Space Force américaine.
• Berkshire Hathaway (BRK.B) : −5 % — recul après des résultats jugés décevants, notamment dans le segment assurance.
• AES (AES) : −17,77 % à 14,21 $ US — chute marquée après l’annonce de son rachat par un consortium mené par BlackRock et EQT, dans une transaction évaluée à près de 11 G$ US.
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Performance sectorielle
Aux États-Unis, la séance a été marquée par une rotation sectorielle vers l’énergie et la défense :
• Énergie : en hausse avec la progression du pétrole.
• Industries/défense : soutenues par les anticipations de nouveaux contrats militaires.
• Technologies : rebond grâce aux achats opportunistes dans les mégacapitalisations.
À l’inverse, plusieurs segments liés à la consommation et au transport aérien sont demeurés sous pression dans un contexte de hausse potentielle des coûts énergétiques.
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Mardi
• S&P 500 : 6 816,63 (−0,94 %)
• Nasdaq : 22 516,69 (−1,02 %)
• Dow Jones : 48 501,27 (−0,83 %, −403,51 points)
• S&P/TSX Composite (Toronto) : 33 784,94 (−2,19 %, −756,33 points)
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Évolution du dollar canadien
Le dollar canadien s’est négocié autour de 73,08 cents US, légèrement en hausse par rapport à 73,06 cents US la veille.
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Les marchés ont connu une autre séance très volatile alors que les investisseurs tentaient d’évaluer les répercussions économiques du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, entré dans sa quatrième journée.
Dès l’ouverture, la nervosité s’est accentuée. Le Dow Jones a chuté de plus de 1 200 points en cours de séance, tandis que le S&P 500 reculait jusqu’à environ 2,5 % et le Nasdaq près de 2,7 % à leur plus bas de la journée. Les indices ont par la suite récupéré une partie de leurs pertes, mais la séance est demeurée dominée par les inquiétudes géopolitiques.
Selon Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities, le marché réagit désormais à chaque nouvelle manchette liée au conflit. Les tensions se sont intensifiées mardi après que l’Iran a mené des attaques contre des installations liées aux États-Unis dans le Golfe, alors qu’Israël poursuivait simultanément ses frappes contre des cibles en Iran et au Liban.
Le principal point d’inquiétude pour les marchés demeure la fermeture du détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. Environ 20 % du pétrole et du gaz mondial transitent par ce passage, et les perturbations du trafic maritime ont provoqué une forte hausse des prix de l’énergie.
Les prix du pétrole ont ainsi poursuivi leur progression. Le Brent a gagné environ 4,7 %, tandis que le WTI a progressé d’environ 4,7 %, après une hausse d’environ 6 % la veille. À certains moments de la séance, les prix du brut avaient bondi de plus de 9 %, illustrant l’ampleur du choc d’offre que les marchés tentent d’intégrer.
Cette flambée des prix de l’énergie ravive les craintes d’une pression inflationniste au moment où les investisseurs anticipaient encore récemment plusieurs baisses de taux de la Réserve fédérale cette année. Selon Patrick O’Hare, de Briefing.com, le conflit représente désormais un risque inflationniste réel pour l’économie américaine si les prix du pétrole demeurent élevés.
Jose Torres, d’Interactive Brokers, souligne également que la hausse des prix de l’énergie pourrait compliquer les perspectives d’assouplissement monétaire, puisque des coûts énergétiques plus élevés peuvent peser sur les marges des entreprises et ralentir l’économie.
Du côté obligataire, les rendements ont d’abord fortement augmenté avant de se stabiliser. Le rendement des obligations américaines à 10 ans est monté brièvement avant de revenir autour de 4,06 %, comparativement à 4,03 % lors de la clôture de lundi.
Les marchés ont toutefois trouvé un certain répit en milieu de séance après que Donald Trump a indiqué que la marine américaine pourrait escorter les pétroliers dans le détroit d’Ormuz si nécessaire, un signal que Washington pourrait intervenir afin d’assurer la circulation des flux énergétiques mondiaux.
Malgré ce léger apaisement, la volatilité demeure élevée. L’indice VIX, souvent appelé l’indice de la peur de Wall Street, a atteint son plus haut niveau depuis novembre, reflet de l’incertitude persistante entourant l’évolution du conflit et ses conséquences sur l’inflation, les taux d’intérêt et la croissance économique.
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Les titres en bref
• Nvidia (NVDA) : −1,33 % à 180,05 $ US — recul du secteur des semi-conducteurs dans un contexte d’aversion au risque.
• Micron (MU) : −7,99 % à 379,68 $ US — forte baisse des fabricants de mémoire.
• AMD (AMD) : −3,86 % à 190,95 $ US — pression sur l’ensemble du secteur des puces.
• Lockheed Martin (LMT) : −1,27 % à 667,82 $ US — repli des titres de défense après le rebond de la veille.
• RTX (RTX) : −2,65 % à 206,52 $ US — prise de profits dans le secteur.
• Northrop Grumman (NOC) : −1,09 % à 759,11 $ US — recul modéré après les gains de lundi.
• Exxon Mobil (XOM) : −1,55 % à 151,83 $ US — léger repli malgré la hausse du pétrole.
• Chevron (CVX) : −0,45 % à 188,77 $ US — consolidation après la progression de la veille.
• Target (TGT) : +6,78 % à 120,84 $ US — les investisseurs saluent les perspectives de croissance pour 2026 malgré des résultats trimestriels mitigés.
• Best Buy (BBY) : +7,06 % à 65,94 $ US — hausse après des résultats montrant une amélioration de la rentabilité.
• Pinterest (PINS) : −9,61 % à 23,41 $ US — chute du titre malgré l’entrée du fonds activiste Elliott Management, qui a pris une participation d’environ 1 G$ US dans l’entreprise.
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Performance sectorielle
La séance de mardi a été marquée par une baisse généralisée des secteurs :
• Matériaux, industriels et consommation discrétionnaire ont mené les pertes, pénalisées par la hausse du pétrole et des coûts d’emprunt.
• Technologies et semi-conducteurs ont également reculé dans le mouvement de repli général.
• Les secteurs énergie et défense, qui avaient profité du choc géopolitique lundi, ont eux aussi marqué le pas avec des prises de profits.
Dans l’ensemble, la séance illustre un marché particulièrement sensible aux développements géopolitiques, aux prix de l’énergie et aux perspectives de politique monétaire, des facteurs qui devraient continuer d’alimenter la volatilité à court terme.
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Mercredi
• S&P 500 : 6 869,50 (+0,78 %)
• Nasdaq : 22 807,48 (+1,29 %)
• Dow Jones : 48 739,41 (+0,49 %, +238,14 points)
• S&P/TSX Composite (Toronto) : 33 942,86 (+0,47 %, +157,92 points)
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Évolution du dollar canadien
Le dollar canadien est demeuré relativement stable autour de 74 cents US, les investisseurs surveillant à la fois l’évolution du conflit au Moyen-Orient et les données économiques américaines publiées au cours de la séance.
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Wall Street a terminé la séance en hausse, les investisseurs mettant de côté les craintes inflationnistes liées au conflit au Moyen-Orient après la publication de données économiques américaines plus solides qu’anticipées.
La veille, les marchés avaient reculé sous l’effet de la flambée des prix du pétrole et des inquiétudes entourant leurs répercussions sur l’inflation mondiale. Mercredi, toutefois, la stabilisation des prix du brut a contribué à calmer les marchés et à soutenir l’appétit pour le risque.
Les tensions géopolitiques demeurent néanmoins au centre des préoccupations. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, reste un point névralgique du conflit actuel. Les autorités américaines ont indiqué qu’elles pourraient intervenir pour sécuriser le passage des pétroliers si nécessaire, une perspective qui a contribué à rassurer les investisseurs quant à la continuité des flux énergétiques mondiaux.
Plusieurs analystes rappellent par ailleurs que l’économie américaine est aujourd’hui moins vulnérable aux chocs pétroliers qu’elle ne l’était par le passé. Les États-Unis produisent désormais plus de 13 millions de barils de pétrole par jour, ce qui réduit les risques de pénurie et amortit l’impact potentiel d’une hausse prolongée des prix de l’énergie.
Sur le plan économique, les investisseurs ont également été encouragés par plusieurs indicateurs publiés mercredi.
Les créations d’emplois dans le secteur privé ont atteint 63 000 en février, selon l’enquête ADP, un résultat supérieur aux attentes des économistes après un mois de janvier particulièrement faible.
L’activité dans le secteur des services s’est également révélée plus robuste que prévu. L’indice ISM des services a atteint 56,1, signalant une expansion solide de l’économie américaine et un rythme de croissance supérieur aux prévisions du marché.
Ces données suggèrent que l’économie américaine demeure relativement résiliente malgré les tensions géopolitiques et les conditions financières encore restrictives.
Du côté obligataire, les rendements ont continué de progresser. Le taux des obligations américaines à 10 ans évoluait autour de 4,09 %, contre 4,06 % la veille et 3,94 % avant le début du conflit au Moyen-Orient. Cette remontée reflète les inquiétudes persistantes quant à l’impact potentiel d’un choc énergétique sur l’inflation et sur la trajectoire de la Réserve fédérale.
Les investisseurs attendent maintenant le rapport officiel sur l’emploi américain, qui sera publié vendredi et pourrait influencer les anticipations concernant l’évolution des taux d’intérêt.
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Les titres en bref
• Moderna (MRNA) : +16 % à 57,80 $ US — forte hausse après la conclusion d’un accord mettant fin à un litige lié à son vaccin contre la COVID-19.
• CoreWeave (CRWV) : +7,75 % à 79,50 $ US — progression après l’annonce d’un partenariat pluriannuel avec la start-up d’intelligence artificielle Perplexity.
• Coinbase (COIN) : +14,57 % à 208,93 $ US — hausse soutenue par la remontée du bitcoin au-dessus de 70 000 $.
• Robinhood (HOOD) : +8,07 % à 82,21 $ US — progression dans le sillage de la vigueur du marché des cryptomonnaies.
• Riot Platforms (RIOT) : +8,11 % à 16,53 $ US — les sociétés liées au minage de cryptomonnaies ont profité du rebond du bitcoin.
• Ross Stores (ROST) : +8,03 % à 213,52 $ US — progression après la publication de résultats trimestriels supérieurs aux attentes.
• Micron (MU) : +5 % — rebond du secteur des semi-conducteurs dans un contexte de regain d’appétit pour le risque.
• AMD (AMD) : +5 % — hausse dans le sillage du secteur des puces.
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Performance sectorielle
La séance de mercredi a été marquée par un retour de l’appétit pour le risque et un rebond de plusieurs secteurs :
• Consommation discrétionnaire : en forte hausse, portée notamment par Ross Stores et par la reprise de plusieurs titres liés aux dépenses des ménages.
• Technologies et semi-conducteurs : progression notable grâce au rebond des grandes capitalisations technologiques.
• Services de communication : en hausse dans le sillage du secteur technologique.
• Financières et industrielles : gains modérés.
À l’inverse, les secteurs défensifs comme les services publics et les biens de consommation de base ont légèrement reculé, les investisseurs privilégiant un positionnement plus cyclique dans un contexte d’amélioration du sentiment de marché.
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Jeudi
• S&P 500 : 6 830,71 (−0,56 %)
• Nasdaq : 22 748,99 (−0,26 %)
• Dow Jones : 47 954,74 (−1,61 %, −784,67 points)
• S&P/TSX Composite (Toronto) : 33 609,97 (−0,98 %, −332,89 points)
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Les marchés boursiers ont terminé la séance en territoire négatif, alors que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient continuaient d’alimenter l’incertitude des investisseurs.
La guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran est entrée dans sa sixième journée et la situation énergétique mondiale demeure particulièrement fragile. Le détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole, reste fortement perturbé, ce qui alimente les inquiétudes sur les marchés de l’énergie.
Dans ce contexte, les prix du pétrole ont franchi le seuil des 80 $ US le baril, atteignant leur plus haut niveau depuis près de deux ans. Depuis le début du conflit, les cours du brut ont bondi d’environ 20 %, ce qui fait craindre un nouveau choc inflationniste pour l’économie mondiale.
Selon Jose Torres, d’Interactive Brokers, les investisseurs commencent à intégrer la possibilité d’un retour de pressions inflationnistes si les prix de l’énergie demeurent élevés pendant une période prolongée. Une hausse durable des prix du pétrole pourrait en effet se répercuter rapidement sur les prix à la consommation, notamment à la pompe.
Cette situation pourrait également compliquer la trajectoire de la Réserve fédérale américaine. Alors que les marchés anticipaient encore récemment plusieurs baisses de taux cette année, les investisseurs commencent désormais à repousser leurs attentes vers la seconde moitié de l’année.
Plusieurs stratèges estiment maintenant que la prochaine baisse de taux pourrait survenir au troisième trimestre, possiblement lors des réunions de juillet ou de septembre.
Les marchés obligataires ont aussi réagi à cette montée des risques inflationnistes. Le rendement des obligations américaines à 10 ans a atteint environ 4,13 %, en hausse par rapport à 4,10 % la veille et 3,94 % avant le début du conflit.
Les investisseurs attendent désormais la publication du rapport officiel sur l’emploi américain pour le mois de février, un indicateur clé pour évaluer la solidité de l’économie américaine et les prochaines décisions de politique monétaire.
Toutefois, selon certains analystes, l’évolution des prix du pétrole pourrait momentanément reléguer ces données économiques au second plan si les tensions géopolitiques continuent de s’intensifier.
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Les titres en bref
• Broadcom (AVGO) : +4,79 % à 332,74 $ US — le titre a progressé après la publication de résultats trimestriels supérieurs aux attentes et des prévisions de revenus solides pour le prochain trimestre.
• The Trade Desk (TTD) : +18,36 % à 29,79 $ US — forte progression après des informations indiquant qu’OpenAI discuterait avec l’entreprise pour vendre de la publicité sur ses plateformes.
• Victoria’s Secret (VSCO) : −12,11 % à 52,74 $ US — le titre a reculé malgré des résultats supérieurs aux attentes, les investisseurs s’inquiétant d’une hausse des dépenses de l’entreprise.
• Berkshire Hathaway (BRK.B) : +2 % — le conglomérat a progressé après l’annonce de la reprise de son programme de rachat d’actions pour la première fois depuis 2024.
• United Airlines (UAL) : −7 % — les transporteurs aériens ont chuté en raison de la hausse du prix du pétrole, qui augmente les coûts de carburant.
• Delta Air Lines (DAL) : −5 % — recul dans l’ensemble du secteur aérien dans un contexte de flambée des prix énergétiques.
• Nvidia (NVDA) : −2,6 % — le titre a reculé après des informations selon lesquelles Washington envisagerait de nouvelles restrictions sur l’exportation de puces d’intelligence artificielle.
• AMD (AMD) : −3,3 % — pression sur le secteur des semi-conducteurs à la suite de ces mêmes inquiétudes réglementaires.
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Performance sectorielle
La séance de jeudi a été dominée par les inquiétudes liées à l’énergie et à la croissance économique.
• Matériaux et industriels ont été les secteurs les plus touchés, les investisseurs craignant qu’une hausse durable des prix de l’énergie ralentisse l’activité économique.
• Transport aérien et transport ont également subi d’importantes pressions, le coût du carburant représentant une part importante de leurs dépenses d’exploitation.
• Énergie a été l’un des rares secteurs à bénéficier de la hausse du pétrole, plusieurs entreprises du secteur atteignant de nouveaux sommets annuels.
• Technologies ont affiché une performance mitigée, certains segments comme les logiciels se redressant après les corrections récentes, tandis que les fabricants de semi-conducteurs ont reculé.
Dans l’ensemble, la séance illustre un marché de plus en plus sensible à l’évolution du conflit au Moyen-Orient et à ses conséquences potentielles sur les prix de l’énergie, l’inflation et la politique monétaire.
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Vendredi
• S&P 500 : −1,6 %
• Nasdaq : −1,6 %
• Dow Jones : −1,9 % (environ −903 points)
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Les marchés boursiers ont ouvert la séance de vendredi en forte baisse, prolongeant les pertes de la semaine alors que les investisseurs réagissent à une combinaison de facteurs économiques et géopolitiques défavorables.
La principale source d’inquiétude demeure la flambée des prix du pétrole. Les contrats à terme sur le brut américain WTI ont dépassé les 89 $ US le baril, tandis que le pétrole Brent s’est négocié au-delà de 91 $ US, alimenté par les craintes de perturbations majeures de l’approvisionnement mondial liées à la guerre entre les États-Unis et l’Iran.
Les prix de l’énergie ont bondi après que le président Donald Trump a déclaré qu’un accord mettant fin au conflit ne serait possible qu’en cas de « capitulation inconditionnelle » de l’Iran, un commentaire qui a ravivé les inquiétudes d’une escalade durable.
Certains responsables du secteur énergétique préviennent que la situation pourrait devenir encore plus tendue. Le ministre de l’Énergie du Qatar a indiqué que les producteurs du Golfe pourraient être contraints de réduire leur production si le conflit se prolonge, une situation qui pourrait potentiellement faire grimper le prix du pétrole jusqu’à 150 $ US le baril.
En parallèle, les marchés ont également été secoués par la publication du rapport sur l’emploi américain pour février, qui a surpris négativement.
Les créations d’emplois ont reculé de 92 000, alors que les économistes anticipaient plutôt une augmentation d’environ 50 000 postes. Le taux de chômage a également légèrement progressé pour atteindre 4,4 %, contre 4,3 % le mois précédent.
Cette combinaison d’une hausse rapide des prix de l’énergie et de signes de ralentissement du marché du travail alimente les craintes d’un scénario plus difficile pour l’économie mondiale.
Selon Angelo Kourkafas, stratège chez Edward Jones, les marchés demeurent actuellement en mode « risk-off », les investisseurs cherchant à réduire leur exposition aux actifs plus risqués tant que l’évolution du conflit au Moyen-Orient reste incertaine.
Malgré ces inquiétudes, certains analystes rappellent que l’économie américaine est aujourd’hui moins vulnérable aux chocs pétroliers qu’auparavant. Les États-Unis sont devenus exportateurs nets de pétrole depuis 2019, et l’intensité énergétique de l’économie a considérablement diminué au cours des dernières décennies.
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Conclusion de la semaine
Malgré la volatilité observée cette semaine sur les marchés, largement alimentée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et par la flambée des prix de l’énergie, il est important de replacer ces mouvements dans une perspective à plus long terme. Les marchés financiers ont historiquement démontré une grande capacité d’adaptation face aux chocs géopolitiques et aux hausses temporaires du prix du pétrole. Dans de nombreux cas, ces épisodes de turbulence ont été suivis par une stabilisation graduelle des marchés une fois l’incertitude dissipée.
Les investisseurs ont également tendance à réagir fortement aux premières nouvelles, mais l’expérience montre que les fondamentaux économiques et la croissance des entreprises reprennent généralement le dessus avec le temps. Même dans le contexte actuel, plusieurs moteurs structurels demeurent bien présents, notamment les investissements massifs dans les infrastructures technologiques, l’intelligence artificielle et les centres de données, qui continuent de soutenir la croissance de nombreuses entreprises de qualité.
Les périodes de volatilité, bien qu’inconfortables à court terme, peuvent également créer des occasions d’investissement intéressantes pour les portefeuilles bien diversifiés.
Nous continuons donc de surveiller attentivement l’évolution de la situation géopolitique et des marchés de l’énergie, tout en demeurant confiants dans les perspectives de croissance à long terme des entreprises de qualité et des grandes tendances structurelles qui soutiennent l’économie mondiale. La discipline, la diversification et l’horizon d’investissement demeurent les meilleurs alliés des investisseurs dans des périodes comme celle-ci.

