Blogue

26 novembre 2021

Semaine écourtée pour Wall Street

Par PRATTE

Marchés en bref

La semaine a commencé avec une séance volatile pour les indices qui ont clôturé en ordre dispersé lundi. Le Dow reculait de 0,05 %, Le NASDAQ chutait de 1,26 % alors que le S&P 500 perdait 0,32 %. La reconduction de Jerome Powell à la tête de la Fed en début de journée avait entrainé les indices vers de nouveaux sommets, mais les investisseurs se sont vite départis des actions dites de croissance étant donné qu’elles ont besoin de taux peu élevés pour générer la croissance sur laquelle se base leur valorisation en bourse.

Selon Christopher Vecchio, analyste pour le site spécialisé DailyFX, « ces derniers jours, des responsables de la Fed ont laissé entendre que le rythme de réduction d’achats d’actifs pourrait augmenter en 2022 et avec la renomination de Jerome Powell, il semble que le marché commence à intégrer cette éventualité dans ses cours ».

« Les marchés voient donc Jerome Powell adopter une position un peu plus agressive vis-à-vis du retrait des mesures de soutien monétaire et finalement agir sur les taux pour contrôler l’inflation au cours du premier semestre de l’année prochaine », a estimé l’analyste.

Amazon a lâché 2,83 % à 3572 dollars et Google a perdu 1,92 % à 2941 dollars. De plus, Netflix a chuté de 2,89 % et Meta (Facebook) de 1,24 %.

« Nous entamons une semaine de Thanksgiving plus chargée que vous ne le pensez en mode rebond », a déclaré Chris Larkin, directeur général des opérations chez E * Trade Financial. « Et bien que la semaine de négociation courte soit historiquement considérée comme plus endormie que les autres, gardez à l’esprit qu’au cours des 15 dernières années, le marché boursier américain a eu tendance à gagner plus de terrain le mois après Thanksgiving que le mois précédent. Ainsi, couplés à un calendrier économique chargé et à davantage de bénéfices au détail, les traders peuvent avoir de bonnes raisons de rester à l’écoute du marché cette semaine. »

Le NASDAQ a chuté pour une deuxième journée consécutive alors que des taux d’intérêt plus élevés semblaient exercer une pression sur les actions technologiques. Le S&P 500 a augmenté de 0,17 % et le Dow avançait de 194,55 points grâce à la force des valeurs bancaires et énergétiques.

« Nous avons constaté une légère pression sur les actions technologiques alors que les rendements des obligations d’État à long terme se sont redressés pour le deuxième jour maintenant. Cela pèse sur les valorisations. Les bénéfices de Zoom n’ont pas aidé aujourd’hui, soulignant certaines des dynamiques dans ces segments du marché à très forte croissance qui… la croissance ralentit marginalement », a déclaré Angelo Kourkafas, stratège en investissement chez Edward Jones.

Le géant des médias sociaux Meta, la société mère de Facebook, a chuté de 1,1 %, tandis que Roku et Moderna ont perdu plus de 2 %. Les actions de Zoom Video Communications dégringolaient de 14,7 % après avoir dévoilé des résultats au-dessus des attentes, mais ils ont toutefois déclaré qu’un ralentissement était à prévoir alors que la pandémie de COVID se termine et que la demande de contact à distance diminue.

Le titre de Best Buy a chuté de 12,3 % après la déclaration de la société que les ventes et la marge bénéficiaire brute comparables pourraient baisser au quatrième trimestre par rapport à la même période l’année dernière.

Les indices ont terminé la séance de mercredi en hausse, lors d’une séance avec un volume d’échange restreint à la veille de la fête de la Thanksgiving aux États-Unis.

Selon les dernières données économiques américaines, les dépenses personnelles des ménages aux États-Unis ont augmenté en octobre tandis qu’une mesure de l’inflation étroitement surveillée a enregistré la plus forte augmentation annuelle en trois décennies. De plus, les inscriptions aux chômages ont enregistré leur plus forte baisse en 52 ans et les commandes passées aux usines américaines d’équipements professionnels ont augmenté plus que prévu en octobre.

Ce sont les dernières données sur l’inflation qui inquiètent les investisseurs. Cette dernière est ressortie à 5 % en octobre selon l’indice PCE. Les investisseurs « continuent à digérer les attentes d’un resserrement monétaire (de la Fed) plus agressif que prévu », notaient les analystes de Briefing.com.

Le titre de Gap a clôturé la séance de mercredi en baisse de 24 % après avoir annoncé, lors du dépôt de ses résultats trimestriels, une baisse de ses prévisions de ventes affectée par les difficultés dans la chaine d’approvisionnement face à une demande qui continue de croitre.  

Même scénario pour le groupe américain Nordstrom qui a vu son titre chuter de 29 %, suivant l’annonce d’un bénéfice net inférieur à ce que prévoyaient les analystes et rongé par l’augmentation des coûts.

Les indices reculaient vendredi suivant l’annonce de l’arrivée d’un nouveau variant COVID. Le Dow reculait de 800 points, le NASDAQ de 0,9 % et le S&P 500 chutait de 1,4 %. La séance de vendredi se terminera à 13 h à l’occasion de la Thanksgiving aux États-Unis.

« Vendredi, au lendemain de Thanksgiving, il n’y aura probablement pas autant de commerçants dans les bureaux avec une clôture anticipée aujourd’hui. Donc, une liquidité potentiellement plus faible est à l’origine d’une partie du recul », a déclaré Ajene Oden de BNY Mellon Investor Solutions sur « Squawk Box » de CNBC. « Mais la réaction que nous voyons est une opportunité d’achat pour les investisseurs. Il faut penser à long terme. »

Les dernières semaines de l’année sont habituellement les plus avantageuses pour les marchés, le soi-disant rallye du Père Noël créant généralement de joyeuses fêtes pour Wall Street. Cette période débute avec le Black Friday qui offre habituellement une bonne idée de l’humeur du consommateur américain. En date de jeudi, le S&P 500 a enregistré une hausse de 25 % depuis le début de l’année.  

Pétrole

Les États-Unis et d’autres pays, dont la Chine, ont annoncé mardi qu’ils allaient utiliser leurs réserves stratégiques de pétrole pour tenter de faire baisser les cours de l’or noir, a annoncé mardi la Maison-Blanche. Ainsi, c’est plus de 50 millions de barils de pétrole que la première puissance économique mondiale va lâcher sur le marché.

Une décision qui survient alors que les prix à la pompe ont explosé aux États-Unis, un des pays qui consomme le plus d’essence. La hausse des prix est devenue problématique pour le président Joe Biden, surtout à quelques jours de la Thanksgiving alors que plusieurs Américains prendront la route pour rejoindre leur famille.

« Cette action historique et peu orthodoxe est clairement un message disant à l’OPEP », le cartel des grands pays producteurs incluant la Russie, « qu’il n’est pas le seul acteur sur le marché du pétrole » estime Louise Dickson, analyste du cabinet Rystad Energy. « Cet effort coordonné forme une alliance informelle du côté des pays consommateurs », en réponse au cartel des pays producteurs, juge-t-elle.

En augmentant l’offre, alors que les membres de l’OPEP la diminuent, les États-Unis et leurs alliés espèrent ainsi faire baisser le prix tout en maintenant une pression sur le cartel. Toutefois, la stratégie n’a pas semblé fonctionner, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier a bondi de 3,27 % à 82,31 dollars mardi, tandis qu’à New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour le gagnait 2,22 % à 78,50 dollars.

Mercredi, les prix sont demeurés stables. « Le marché était un peu taciturne aujourd’hui avec peu de volume alors que beaucoup d’opérateurs sont partis en vacances », a indiqué Phil Flynn de Price Futures Group. « La demande tient bon », a-t-il commenté.

Le Brent et le WTI n’ont également pas été ébranlés par les commentaires du patron de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, qui a dit mercredi « espérer » que les pays producteurs de l’OPEP+ prendraient lors de leurs prochaines réunions « les mesures nécessaires » pour ramener les cours du pétrole à un « niveau raisonnable ».

Le prix du pétrole chutait de 5 % vendredi, les marchés se montrant inquiets face à l’arrivée d’un nouveau variant. Les prix chutent « en raison des craintes que le nouveau variant de COVID-19 ne fasse dérailler la reprise de la demande mondiale de pétrole », résume auprès de l’AFP Han Tan, analyste de Exinity. « La crainte que d’autres n’introduisent de nouvelles mesures de confinement et de restriction des déplacements pénalise encore davantage le brut », estime Fawad Razaqzada, de Thinkmarkets.

 

 

 

 

Pratte Gestion de portefeuille est une firme inscrite auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) ainsi que de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario (CVMO).

Destiné à fournir des renseignements généraux sur les marchés et les titres et non à répondre à vos besoins spécifiques, le présent bulletin est le fruit du seul travail de l’auteur. Les opinions (y compris les recommandations, s’il y a lieu) exprimées dans le présent bulletin sont celles de l’auteur seulement et ne représentent pas nécessairement celles de Pratte Gestion de portefeuilles et ne constituent pas des activités de conseil en matière d’investissement en valeurs destinés à répondre à vos besoins spécifiques.

Les renseignements que contient le présent bulletin proviennent de sources considérées comme fiables, mais leur exactitude et leur exhaustivité ne peuvent être garanties et, en les fournissant, l’auteur et Pratte Gestion de portefeuilles n’assument aucune responsabilité. Ces renseignements étaient à jour à la date indiquée dans le présent bulletin, et ni l’auteur, ni Pratte Gestion de portefeuilles n’assument quelque obligation que ce soit en vue de les mettre à jour ou de signaler tout fait nouveau en ce qui a trait à ces renseignements. Le présent bulletin est destiné à la diffusion dans les territoires où l’auteur et Pratte gestion de portefeuilles sont inscrits en vue de pratiquer le commerce des valeurs mobilières. Toute distribution ou diffusion du présent bulletin dans un autre territoire est interdite. L’auteur, Pratte Gestion de portefeuilles ses sociétés affiliées et leurs administrateurs, dirigeants et employés respectifs, de même que les entreprises auxquelles ils sont associés peuvent, de temps à autre, détenir des titres dont il est fait mention dans le présent bulletin.

Blogue

Vous voulez devenir client?

CONTACTEZ-NOUS