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8 octobre 2021

Semaine difficile pour Facebook

Par PRATTE

 

Marchés en bref

Facebook (- 4,9 %) a entrainé le NASDAQ dans sa chute lundi et l’indice a terminé la séance en baisse de 2,14 %. Même scénario pour le Dow qui reculait de 0,94 % et pour le S&P 500 qui perdait 1,37 %. « Il y a un mur d’inquiétude que les marchés essaient de grimper en ce moment », a déclaré le stratège de la Deutsche Bank Jim Reid dans une note. « Nous avons une crise énergétique, des problèmes de chaîne d’approvisionnement, une inflation plus élevée, des signes de croissance plus faible et beaucoup de discussions sur la stagflation. »

Toujours affectés par une possible baisse de revenus futurs reliés à l’inflation et aux taux d’intérêt, plusieurs grands titres ont reculé ; Apple a lâché 2,46 %, Amazon a perdu 2,85 % et Alphabet reculait de 1,98 %. Toutefois, le titre de Tesla gagnait 0,8 % à la suite de l’annonce de livraison de plus de 241 300 véhicules électriques lors du troisième trimestre, bien au-dessus des estimations des analystes. L’action de Merck, qui avait accumulé des gains de 8 % vendredi dernier a continué de faire bonne figure lundi, clôturant en hausse de 2,1 %.

Les prix du baril de pétrole ont eux aussi poursuivi sur leur lancée, atteignant encore une fois de nouveaux sommets au lendemain d’une réunion de l’OPEP. Le groupe s’est entendu de maintenir une hausse plutôt modeste de sa production soit de seulement 400 000 barils de pétrole par jour en novembre. Toutefois, les analystes estiment que la demande quotidienne tourne autour d’environ 100 millions de barils. Ainsi, la demande deviendra plus grande que l’offre faisant ainsi augmenter les prix.  

« Les prix sont au plus haut depuis sept ans. Les stocks sont sur le point de tomber à leur plus bas niveau en 10 ans », a déclaré Damien Courvalin, responsable de la recherche énergétique chez Goldman Sachs Group inc., dans une interview à Bloomberg Television. « Cela prépare le terrain pour une autre étape significative plus haut ici. »

Cette décision a surpris les investisseurs puisqu’elle « a été adoptée en dépit des appels en faveur d’une hausse plus importante de la production dans un contexte de pénurie énergétique mondiale croissante », faisait remarquer Lukman Otunuga de FXTM. « Bien que le bond des prix du pétrole soit une bonne nouvelle pour l’OPEP, la politique du cartel menace d’accroître les tensions entre les principaux consommateurs d’énergie, en particulier ceux qui sont confrontés à une forte inflation », reprend-il.

Les trois principaux indices américains ont commencé et terminé la séance de mardi en hausse au lendemain d’une séance difficile. Le retour en force des titres provenant du secteur de la technologie a également permis aux indices de bien performer ; Netflix a terminé la journée en hausse de 5,2 %, Amazon et Apple ont augmenté respectivement de 1 % et 1,4 %, Alphabet a pris 1,8 % et Facebook a gagné 2 %.

« Il y a tellement d’incertitudes qu’on passe d’une séance où tout va mal à une séance où tout va bien », résumait Maris Ogg, gérante de portefeuille à Tower Brigde Advisors. Selon elle, ces inquiétudes sont « surtout liées aux résultats d’entreprises du troisième trimestre », alors que les premiers résultats sont attendus la semaine prochaine.

Malgré une ouverture à la baisse, les trois principaux indices ont terminé la séance de mercredi en hausse. Le Dow gagnait 0,30 %, le NASDAQ prenait 0,47 % et le S&P 500 avançait de 0,41 %. Les marchés étaient inquiets en début de journée face à l’impasse au congrès concernant la dette américaine. Toutefois, l’annonce du chef de file des républicains au Sénat, Mitch McConnell, a atténué l’inquiétude des investisseurs stabilisant ainsi la volatilité. Les républicains ont proposé de voter une mesure d’urgence qui repousserait la date du 18 octobre au mois de décembre espérant ainsi trouver un accord sur le relèvement du plafond de la dette.

« Avec les dernières nouvelles selon lesquelles les républicains sont prêts à venir à la table et à négocier une prolongation, les actions (et les rendements) se sont redressés », a déclaré Anna Han, stratège de Wells Fargo Securities. « Ce n’est certainement pas parfait, mais cela apporte un soulagement à court terme à l’un des divers risques macroéconomiques que nous observons. »

Les titres du secteur de la technologie ont poursuivi leur bonne performance mercredi ; Microsoft avançait de 1,5 %, Amazon gagnait 1,3 % tandis que Nvidia prenait 1,2 %.

Le mois d’octobre est reconnu pour être un mois volatile et ce manège devrait se poursuivre dans les prochaines semaines alors que la volatilité pourrait demeurer un facteur important à surveiller.

Les marchés ont poursuivi leur élan jeudi, toujours encouragés par un possible accord au congrès concernant le plafond de la dette américaine. Les trois principaux indices ont terminé la séance en hausse, atteignant leur plus haut sommet après l’annonce d’un report de l’échéance sur le plafond de la dette.

Après avoir enregistré plusieurs sommets, le prix de l’or noir était en baisse alors que les stocks américains ont augmenté plus que prévu et que les prix du gaz naturel européen ont chuté. En effet, le prix du baril de Brent de la mer du Nord reculait de 1,50 % tandis que le baril de WTI perdait 2,14 % à 75,77 dollars, une baisse considérable alors qu’il s’échangeait à 80 $ mercredi. « Si cette correction du marché peut être considérée comme “saine” par de nombreux investisseurs et analystes, elle peut aussi s’expliquer par les récentes données américaines », souligne Pierre Veyret d’Activtrades.

Malgré un rapport sur l’emploi plutôt décevant, les trois principaux indices ont réussi à ouvrir la séance de vendredi en hausse. L’économie américaine a seulement réussi à créer 194 000 emplois en septembre, bien en deçà de l’estimation du Dow Jones de 500 000. Toutefois, les investisseurs semblaient encouragés par la baisse du taux de chômage qui s’est révélé plus bas qu’anticipé à 4,8 %, le même niveau qu’à la fin de 2016.

Malgré une semaine plutôt volatile, le Dow a enregistré des gains de plus de 1 % tandis que le S&P 500 est en hausse de 0,9 % et le NASDAQ a gagné 0,5 %.

Facebook

Semaine difficile pour le géant des réseaux sociaux qui en plus d’avoir vécu sa plus grande panne de services a également été frappé par le témoignage d’une lanceuse d’alerte. En effet, une panne majeure mondiale de plus de sept heures a affecté lundi les services de Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger. La compagnie s’est excusée auprès de ses utilisateurs et des compagnies déclarant qu’un « changement de configuration défectueux » de ses serveurs était à l’origine de la panne.

Une ancienne employée de Facebook, Frances Haugen, une ingénieure informatique âgée de 37 ans, a dénoncé les pratiques douteuses de l’entreprise lors d’un entretien dans la populaire émission de 60 minutes de la chaîne CBS. Cette dernière a accusé le groupe de [choisir] le profit plutôt que la sûreté de ses utilisateurs. Elle estime, preuve à l’appui, que Facebook ment lorsqu’il dit s’attaquer à la désinformation et aux enjeux sociaux. Frances Haugen a également remis des milliers de documents accablants aux législateurs américains et au Wall Street Journal qui a rédigé plusieurs articles le mois dernier sur les difficultés qu’aurait Facebook à modérer son contenu ainsi que l’impact psychologique négatif d’Instagram sur les adolescents.

« Quand nous avons réalisé que les producteurs de tabac dissimulaient les dégâts qu’ils causaient, le gouvernement a agi. Quand on a compris que les voitures étaient plus sûres avec des ceintures de sécurité, le gouvernement a agi », devrait-elle déclarer. « Je vous supplie d’en faire autant » pour Facebook. « Facebook est devenu une compagnie à 1000 milliards de dollars en payant ses bénéfices avec notre sécurité, y compris la sécurité de nos enfants », devrait-elle encore dire selon Bloomberg News. « J’ai pris l’initiative parce que j’ai réalisé une vérité effrayante : presque personne en dehors de Facebook ne connaît ce qui se passe à l’intérieur de Facebook. La direction de la compagnie cache des informations vitales au public, au gouvernement américain, à ses actionnaires et aux gouvernements du monde entier ».

Pour se préparer aux élections présidentielles américaines de novembre 2020, Facebook avait modifié ses algorithmes pour permettre une réduction de la désinformation qui circule sur le réseau social. Selon la lanceuse d’alerte, « dès que l’élection a été terminée, le groupe les a reconfigurés comme avant, pour donner la priorité à la croissance plutôt qu’à la sûreté. Il y avait des conflits d’intérêts entre ce qui était bon pour le public, et ce qui était bon pour Facebook et le groupe, une occasion après l’autre choisissait de privilégier ses intérêts, c’est-à-dire faire plus d’argent ».

Selon Frances Haugen, le retour aux anciens algorithmes après les élections serait à l’origine des événements du 6 janvier qui ont mené à l’intrusion au Capitole.

La panne de Facebook et les révélations d’une lanceuse d’alerte ont fait chuter son titre de 4,9 % lundi faisant perdre du même coup de 5,9 milliards $ US ($7.4 milliards CAN) au patron de la compagnie Mark Zuckerberg. En seule journée, l’homme d’affaires de 37 ans est passé du cinquième au sixième rang dans le palmarès des gens les plus riches du monde. Le titre de Facebook a reculé de plus de 15 % depuis le mois de septembre.

 

 

 

 

 

 

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