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21 mai 2021

Walmart et Home Depot impressionnent

Par PRATTE

Marchés en bref

Wall Street a vécu un autre début de semaine, attribuable en grande partie aux titres technologiques qui continuent de faire souffrir les indices. Le Dow a clôturé la séance en légère baisse de 0,16 %, le NASDAQ reculait de 0,38 % alors que le S&P 500 perdait 0,25 %.

« Les actions se négocient à la baisse en début de séance avec une volatilité qui devrait se poursuivre après la course folle de la semaine dernière », ont indiqué les analystes de Schwab, soulignant que « les marchés sont aux prises avec les signes croissants de pression inflationniste et ce que cela implique pour la politique monétaire mondiale ».

La rotation dans le secteur de la technologie s’est perpétuée lundi alors que les actions des « Big Tech » ont poursuivi leur chute ; Microsoft a terminé en baisse de 1,2 %, Apple et Netflix de 0,9 % et Tesla de 2 %. « Les investisseurs doivent se préparer à de nouveaux épisodes de volatilité, dus aux données sur l’inflation et à d’autres risques comme la lutte contre la pandémie », a déclaré Mark Haefele, directeur des investissements d’UBS. « Mais nous ne voyons pas les inquiétudes liées à l’inflation mettre un terme à la reprise des actions, qui, selon nous, devraient être menées par des segments cycliques du marché à mesure que la réouverture de l’économie mondiale s’élargit. »

Le vice-président de la Réserve fédérale américaine, Richard Clarida, a affirmé lundi que l’inflation aux États-Unis devrait être temporaire. L’interruption soudaine en mars 2020 de l’activité économique « a mis une forte pression à la baisse sur les prix, le plus souvent transitoire. Et en rouvrant […] cela a clairement mis une pression à la hausse sur les prix », a souligné Richard Clarida, lors d’une visioconférence organisée par l’antenne de la Fed d’Atlanta. « Relancer une économie de 20 000 milliards de dollars pourra prendre plus de temps qu’il n’en a fallu pour la fermer », a-t-il ajouté. Ce dernier a également réaffirmé l’intention de la Fed d’intervenir si jamais le rythme de croissance de l’inflation ne se calmait pas.

Les trois principaux indices ont ouvert sans direction mardi malgré les annonces de solides résultats trimestriels de Home Depot et de Walmart. « Ce matin, Walmart (WMT) et Home Depot (HD) sont devenues les dernières grandes entreprises à battre sans aucun problème les prévisions moyennes des analystes », note JJ Kinahan de TD Ameritrade. « La grande distribution est en très bonne santé et les consommateurs le sont aussi. »

Les investisseurs ont réagi aux dernières données provenant du département du Commerce sur les mises en chantier de logements aux États-Unis en avril qui a dévoilé une baisse de 9,5 % des mises en chantier. Cette baisse survient alors que la chaîne d’approvisionnement a été interrompue dans la dernière année provoquant une pénurie de matériaux de construction alors que la demande ne fait qu’augmenter.

« Les entrepreneurs connaissent une hausse de la demande et une augmentation des coûts, combinées à des perturbations de la chaîne d’approvisionnement et de pénuries de main-d’œuvre qui ont empêché les entreprises d’augmenter leurs effectifs », a déclaré Ken Simonson, économiste en chef chez Associated General Contractors of America, un groupe de commerce industriel. « Ces défis vont empêcher les entrepreneurs de rebondir alors que la pandémie semble s’atténuer. »

Wall Street a encore une fois terminé en baisse mardi toujours plombée par la baisse des titres provenant du secteur de la technologie et les craintes liées à l’inflation. Le Dow a terminé la séance en baisse de 0,78 %, le NASDAQ reculait de 0,56 % et le S&P 500 perdait 0,85 %.

« La croissance atteint peut-être un sommet, mais ce n’est pas encore la fin du marché haussier », a déclaré Lauren Goodwin, économiste et stratège de portefeuille chez New York Life Investments. « Les données ne peuvent pas rester indéfiniment à des sommets, et le succès des mesures de relance budgétaire va probablement diminuer. Cela peut compliquer l’environnement pour les investisseurs ; alors qu’habituellement lorsque l’économie commence à ralentir, les rendements du marché ont tendance à ralentir avec elle. »

Les marchés connaissent un mois de mai assez volatile et les investisseurs continuent d’être craintifs face à la montée de l’inflation. « Le marché tente de gérer un environnement économique très inhabituel et une confluence de facteurs auxquels il n’a pas été confronté depuis longtemps », a déclaré David Donabedian, chef des placements de Gestion privée de patrimoine CIBC. « C’est un nouvel ensemble de circonstances pour les marchés, donc nous avons eu plusieurs obstacles au courant des deux dernières semaines. Personnellement, je dirais que le marché boursier a très bien absorbé tout cela, car il y a toujours une forte conviction que les bénéfices sont solides. »

« Le fait que l’inflation et les taux d’intérêt sont en hausse, je pense que nous devons reconnaître que les rendements globaux du marché boursier américain à partir de ce moment seront très modestes et peut-être volatils par rapport à ce que nous avons connu lors des 15 derniers mois », a déclaré Abby Joseph Cohen, stratège senior en investissement chez Goldman Sachs Group inc., dans une interview sur Bloomberg. « Ce qui m’attire présentement, c’est que les investisseurs agissent à nouveau comme des investisseurs. L’accent est moins mis sur la dynamique et davantage sur l’évaluation relative et sur les entreprises qui ont la plus forte croissance de liquidité et qui le réinvestissent ».

Les marchés poursuivaient leur chute mercredi ; le Dow a ouvert en baisse de 350 points tandis que le NASDAQ perdait 1,5 %. Les titres du secteur de la technologie continuaient de chuter à l’ouverture ; Microsoft, Facebook, Alphabet et Apple étaient tous en baisse de 1 %. Les marchés ont terminé en baisse mercredi pour une troisième séance consécutive. Le Dow a terminé en baisse de 0,5% après avoir chuté de plus de 586 points en milieu de séance. Le S&P 500 a clôturé en baisse de 0,3% suivant une chute de plus de 1,6% en début de journée. Même scénario pour le NASDAQ (-0,03%) qui a réussi à rebondir en fin de séance après avoir chuté de 1,7%.

Wall Street a ouvert en hausse jeudi porté par la bonne performance des titres provenant du secteur de la technologie. Cette bonne performance s’est poursuivie tout au long de la séance permettant aux trois principes indices à terminer dans le vert. « Les données économiques publiées jeudi par la réserve fédérale viennent supporter les décisions de la banque centrale de continuer à supporter la reprise venant ainsi confirmer qu’aucune hausse de taux d’intérêt ne devrait survenir à court terme. Ceci est venu rassurer les investisseurs ce qui a permis aux marchés de rebondir », estime notre président et gestionnaire de portefeuille Philippe Pratte.

 

Walmart

L’entreprise a dévoilé mardi matin des résultats trimestriels meilleurs que prévu, enregistrant même une hausse de 37 % de ses ventes en ligne. Le détaillant à grande surface a déclaré que de plus en plus d’acheteurs se sont dirigés vers ses magasins et son site Web pour dépenser leur chèque de relance et se préparer à socialiser à nouveau alors que les cas de COVID diminuent et que les taux de vaccination augmentent. « Les clients veulent clairement sortir et aller dans les magasins », a commenté le patron de l’entreprise, Doug McMillon. Toutefois, les profits de Walmart ont reculé de 32 %, mais son chiffre d’affaires a progressé de 2,7 %.

L’entreprise a relevé ses perspectives pour l’ensemble de l’année se terminant fin janvier 2022, estimant que ses bénéfices devraient augmenter de 5 % à 10 %. « Le deuxième trimestre a plutôt bien commencé, un peu mieux que ce à quoi nous nous attendions », a déclaré le directeur financier Brett Biggs dans une interview mardi, alors que les résultats étaient publiés. « En général, nous ne mettons pas à jour les prévisions à la fin du premier trimestre, mais compte tenu du trimestre, nous avons estimé que nous devions sortir et être clairs. » Avant la publication de ses résultats, le titre était en baisse de 3,6 % depuis le début de l’année, mais a clôturé la séance en hausse de 2 %.

Home Depot

La compagnie américaine a dévoilé mardi des résultats trimestriels meilleurs que prévu, profitant encore une fois de la pandémie et des nombreux projets de construction en cours depuis le confinement. L’entreprise a enregistré un chiffre d’affaires de 37,5 milliards de dollars au premier trimestre, en hausse de 33 % depuis l’an dernier. Pour l’année 2020, les ventes de Home Depot ont fait un bond de près de 22 milliards de dollars enregistrant une hausse de 15,2 % de son bénéfice net. Pour le premier trimestre 2021, l’entreprise a dévoilé un bénéfice net de 4,1 milliards de dollars, supérieur de 85 % à celui de l’an dernier.

« L’année 2021 commence sur les chapeaux de roue, car nous continuons à tirer parti de la dynamique de nos investissements et à gérer efficacement la demande sans précédent liée aux projets d’amélioration de l’habitat », a commenté le PDG Craig Menear, cité dans un communiqué de résultats publiés mardi.

Le titre a enregistré des gains de 20 % depuis le début de l’année, mais a terminé la séance en baisse de 1 %.

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