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14 mai 2021

Une semaine d’opportunité

Par PRATTE

Marché en bref

Tandis que le NASDAQ et le S&P 500 reculaient à l’ouverture lundi, le Dow a atteint pour la première fois le seuil des 35 000 points. De leur côté, les titres technologiques reculaient à l’ouverture ; Tesla et Facebook perdaient 4 % alors qu’Alphabet baissait de 2 %.

« Le calendrier économique est en veilleuse aujourd’hui, mais il va se remplir dans la semaine avec des données importantes sur l’inflation, un sujet qui fait l’objet d’une surveillance accrue depuis quelque temps alors que la Fed pourrait commencer à réduire son programme de rachat d’actifs », notent les analystes de Charles Schwab.

Les titres provenant du secteur de la technologie ont poursuivi leur chute en fin de séance emportant avec eux le NASDAQ qui a terminé en baisse de 2,6 %.

Malgré une bonne séance, le Dow a finalement terminé en légère baisse de 0,1 % tandis que le S&P 500 reculait de 1,4 %. Pour JJ Kinahan de TD Ameritrade, « il y a une sorte de rivalité entre les actions de valeur [dont le prix est sous-évalué par le marché, mais dont la santé financière est plutôt bonne] et les actions de croissance », à commencer par les piliers de la techno, dont les cours ont grimpé en 2020 à la faveur de confinement, mais qui patinent depuis le début de l’année. « Il ne semble pas y avoir de fin à cette lutte acharnée, du moins à court terme », estime M. Kinahan.

Les trois principaux indices ont ouvert la séance de mardi en baisse alors que plusieurs grands titres du secteur de la technologie continuaient de chuter. Tesla reculait de 4 %, Apple de 2 %, alors que Facebook, Amazon et Alphabet perdaient plus de 1 % à l’ouverture.

Grands gagnants depuis le début de la pandémie, les titres technologiques connaissent une baisse depuis plusieurs semaines alors que les investisseurs s’inquiètent face à une hausse de l’inflation et des taux d’intérêt.

« Il s’agit d’une intensification et d’une accélération de la rotation de la monnaie vers des secteurs plus exposés à 1) une reflation économique (donc cyclique) et 2) une hausse de l’inflation », a déclaré Tom Essaye, fondateur de Sevens Report, dans une note.

Ce fut une séance en montagne russe pour le NASDAQ et le Dow alors qu’en milieu de séance le NASDAQ reprenait du tonus soutenu par un regain des titres de la technologie. Finalement, l’indice a terminé en baisse de 0,1 %, après avoir chuté de plus de 2,2 % au cours de la séance. Le Dow a clôturé en baisse de 1,4 %, sa pire séance depuis le 26 février dernier tandis que le S&P 500 reculait de 0,9 % avec dix de ses onze secteurs qui enregistraient des pertes.

« Le recul de la Bourse américaine s’est accéléré aujourd’hui alors que la baisse récente du secteur des technologies de l’information […] a commencé à gagner d’autres secteurs », notent les experts de Charles Schwab. « Les actions de valeur (dont le prix dépend fortement de la conjoncture économique, NDLR) ont été les plus à la traîne avec des pertes importantes pour les secteurs de l’énergie et de l’industrie et pour les banques », ajoutent-ils.

Facebook a réussi à récupérer ses pertes en fin de séance et a terminé en hausse de 0,18 %. Scénario semblable pour Amazon qui a clôturé avec des gains de 1,18 %.

Wall Street a connu une séance difficile mercredi alors que la tendance baissière se poursuivait sur les marchés. Le Dow a terminé en baisse de 681 points enregistrant sa pire performance depuis janvier. Le S&P 500 a reculé de 2,1 % tandis que le NASDAQ perdait 2,7 % accumulant des pertes de 5 % depuis lundi.

L’inflation a augmenté en avril à son rythme le plus rapide depuis 2008 alors que l’indice des prix à la consommation a atteint un sommet de 4,2 % par rapport à l’an passé. Les investisseurs craignent une reprise de l’inflation, car elle pourrait réduire les marges et éroder les bénéfices des entreprises.  

Les titres provenant du secteur de la technologique ont continué de chuter ; Microsoft, Netflix, Amazon and Apple ont tous perdu plus de 2 %, alors que Tesla a clôturé en baisse de 4 % et Alphabet de 3 %.

« Une semaine difficile oui, mais également une semaine pleine d’opportunité d’achat spécifiquement dans les titres provenant du secteur de la technologie. Nous sommes d’avis que la hausse de l’inflation demeure temporaire due à la réduction de la chaine d’approvisionnement qui est moins fluide et qu’avec la possible réouverture de l’économie, cette dernière pourrait très bien se normaliser dans les mois à venir », » estime notre président et gestionnaire de portefeuilles Philippe Pratte.  

Malgré les signes d’une accélération de l’inflation, les trois principaux indices ont réussi à terminer la séance de jeudi dans le vert. Le Dow a terminé la séance en hausse de 1,29 %, le NASDAQ a grimpé de 0,72 % et le S&P 500 a gagné 1,22 %. Les titres du secteur de la technologie ont repris du tonus alors qu’Apple et Microsoft avançaient de 1,5 %. Cependant, Tesla poursuivait sa mauvaise performance et a terminé la séance en baisse de 3 %. Son titre a enregistré des baisses sur 11 des 13 dernières séances et est en route pour sa pire semaine depuis mars 2020 avec des pertes de 14,97 % depuis le début de la semaine. American Airlines, United et Delta ont réussi à accumuler des gains 2 %.

Les trois principaux indices américains ont débuté la séance en force vendredi pour une deuxième journée consécutive ; le Dow gagnait 220 points, le S&P 500 avançait de 0,8 % et le NASDAQ de 1 %.  

Malgré ces deux bonnes séances, les trois principaux indices américains sont toujours en route pour terminer la semaine en baisse. 

Pétrole

L’or noir a vécu un début de semaine difficile après qu’une cyberattaque ait paralysé les activités de la Colonial Pipeline, et ce, depuis jeudi dernier. L’oléoduc transporte plus de 45 % des carburants consommés sur la Côte est Américaine, ce qui en fait un joueur majeur de l’industrie. Face à cette situation, des états comme la Floride et la Virginie ont dû déclarer l’état d’urgence augmentant ainsi la panique chez les consommateurs. Plusieurs Américains se sont dépêchés à se procurer l’or noir de peur que la fermeture du pipeline provoque une pénurie alors que de nombreuses stations d’essence affichaient être à sec en début de semaine. Mercredi, plus de 73 % des stations d’essence de la région de Pensacola en Floride étaient à court d’essence.

Face à la panique, l’agence de protection des consommateurs a lancé un avertissement : « ne remplissez pas des sacs plastiques avec de l’essence. Oui, cela peut paraître évident. Mais quand les gens sont désespérés, ils ne réfléchissent pas correctement », dans un tweet assorti d’une image d’explosion violente.

« Avec les déclarations d’état d’urgence, la perception du public est que la pénurie est grave et qu’il faut aller faire le plein », a commenté Andy Lipow, président du cabinet de consultants de Lipow Oil Associates.

Du coup, « la demande d’essence est deux à trois fois plus forte qu’à l’ordinaire, ce qui aggrave la situation ».

L’entreprise affirme cependant que l’attaque a seulement provoqué un problème de livraison, pas un problème de production d’essence. « Colonial a déclaré avoir l’intention de restaurer ses opérations dans quelques jours, ce qui devrait limiter l’impact sur les prix à court terme », note Robbie Fraser de Schneider Electric.

« Toutefois, un risque haussier subsiste si ce calendrier est retardé, ce qui déclencherait une nouvelle hausse des importations américaines par voie maritime depuis l’Europe et d’autres marchés mondiaux », précise l’expert.

Ainsi, l’entreprise a annoncé mercredi la reprise des activités de son oléoduc. Toutefois, il faudra tout de même quelques jours pour reprendre le rythme de production normal et la Colonial Pipeline a aussi prévenu que certains marchés pourraient continuer de subir « des interruptions de service intermittentes pendant la période de redémarrage ». 

Le pétrole remontait tranquillement mercredi suivant cette nouvelle. De plus, la baisse des stocks de brut américain a renforcé les perspectives de demande robustes de l’OPEP.

Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ont décidé mardi de maintenir ses prévisions de hausse de la demande mondiale de pétrole pour cette année. Ils estiment que la demande devrait reprendre un rythme normal dans les prochains mois alors que l’Europe et les États-Unis commencent déjà à assouplir leurs restrictions sur les voyages nationaux et internationaux.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a terminé mercredi en hausse de 1,12 %, tandis qu’à New York, le baril américain de WTI pour le mois de juin a gagné 1,22 %.

Malgré cette bonne performance, les cours de pétrole ont reculé jeudi, entrainés par les craintes d’une montée de l’inflation qui pourrait pousser la Fed à augmenter ses taux d’intérêt, mais aussi par le redémarrage de l’oléoduc de Colonial Pipeline. Le baril de Brent de la mer du Nord a terminé en baisse de 3,27 % et le baril américain de WTI reculait de 3,42 %.

Selon le stratégiste marketing de Confluence Investment, M. O’Grady, le débit de livraison « ne va pas reprendre son rythme normal en deux ou trois jours ». « Les carburants circulent dans le pipeline à la vitesse de 8 km/h, sur un oléoduc long de 8800 km, faites le compte ! », a-t-il résumé.

« Il y a beaucoup d’incertitudes autour de l’inflation. C’est comme si quoi que dise la Fed, personne ne la croit », a affirmé Bill O’Grady.

 

 

 

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