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23 avril 2021

La saison des résultats trimestriels se poursuit

Par PRATTE

 

Marchés en bref

Lundi, les indices ont terminé la journée en baisse après une semaine parsemée de records. Le NASDAQ a clôturé en baisse de 0,98 %, le Dow reculait de 0,36 % et le S&P 500 abandonnait 0,53 %. « Nous avons atteint des sommets records vendredi, alors je crois que les investisseurs prennent simplement une pause, et attendent de voir les résultats d’entreprises de cette semaine et de la semaine prochaine », a estimé Pierre Cléroux, économiste en chef de la Banque de développement du Canada.

Tous les titres du secteur technologique nord-américain déclinaient. « Lundi, on a vu le marché se corriger un peu lui-même […] avec des prises de profits qui ont touché le secteur de la technologie », a affirmé Peter Cardillo de Spartan Capital Securities. « Chaque fois que le marché atteint un sommet, il se replie pour repartir de l’avant », a ajouté l’analyste.

On entamait lundi la période la plus chargée des résultats trimestriels alors que 81 des 500 membres du S&P 500 vont publier leur résultat trimestriel ainsi que 10 des 30 membres du Dow, dont Johnson & Johnson, Verizon Communications et Intel. « Nous verrons pendant les deux prochaines semaines la publication des résultats trimestriels de nombreuses compagnies. De toute évidence, la vigueur récente du marché suggère des attentes élevées. La performance des entreprises par rapport à ces attentes déterminera le cours des actions à court terme », a déclaré James Meyer, directeur des investissements chez Tower Bridge Advisors.

Coca-Cola a publié lundi des résultats trimestriels meilleurs que prévu, clôturant la séance en hausse de 0,6 % et offrant aux investisseurs une mise à jour encourageante sur l’amélioration des ventes. Pour sa part, Harley-Davidson a bondi de 9,7 % après avoir battu les prévisions de bénéfices des analystes.

« Les investisseurs veulent voir la validation de cette dynamique économique très positive qui commence à être prise en compte », a expliqué Sunitha Thomas, conseillère nationale en valeurs chez Northern Trust Wealth Management. « Ils veulent voir que l’élan des bénéfices est vraiment là pour le reste de l’année. »

Wall Street a terminé en baisse mardi pour une deuxième séance consécutive. Les publications de solides résultats trimestriels n’ont pas réussi à soutenir les indices. Le Dow chutait de 256,33 points, entrainé par les titres de Boeing et Nike qui ont tous deux chuté de plus de 4 %. Le S&P 500 perdait 0,7 % tandis que le NASDAQ reculait 0,9 %. Les actions des compagnies aériennes ainsi que les entreprises de croisière reculaient également. United Airlines a plongé de 8,5 % suivant la publication des résultats trimestriels décevants, son cinquième trimestre à la baisse. L’action d’American Airlines a chuté de 5,5 %, tandis que Carnival et Norwegian Cruise Line reculaient de plus de 4 %.

L’annonce de l’Organisation mondiale de la santé, qui a averti que les cas de coronavirus atteignaient leur plus haut niveau depuis le début de la pandémie, n’a pas aidé les indices. Aux États-Unis, alors que le pays maintient un rythme de 3 millions de vaccinations signalées par jour, environ 67 100 nouvelles infections par jour sont toujours enregistrées.

Après deux séances consécutives à la baisse, les indices ont finalement terminé la séance de mercredi avec des gains. « L’humeur était très positive et c’est un bon signe, même si Netflix a mis la pression sur le NASDAQ », a souligné Peter Cardillo de Spartan Capital Securities. Le titre de Norwegian a bondi de plus de 10 % alors que Carnival et Royal Caribbean ont augmenté de 6,3 % et 4,4 %. United Airlines a rebondi de 3 % après avoir plongé de 8,5 % mardi après que le transporteur ait signalé sa cinquième perte trimestrielle consécutive annonçant que les voyages d’affaires et internationaux étaient toujours loin d’une reprise.

Les marchés étaient de retour à la baisse jeudi ; le S&P 500 a ouvert en déclin de 0,3 %, attribuable aux secteurs de l’énergie et les matériaux. Le Dow reculait de 150 points alors que le NASDAQ perdait 0,2 %.

« Les actions se négocient à la baisse à la suite de leur rebond de la veille, les marchés continuant de se débattre entre l’optimisme d’une forte croissance en 2021 et ce qu’implique l’augmentation des cas de COVID-19 dans certaines régions du monde », jugeaient les analystes de Schwab.

Pour le moment, les résultats trimestriels ont largement dépassé les attentes de Wall Street toutefois, ces derniers n’ont pas réussi à soulever les indices après avoir enregistré dans les derniers mois une panoplie de records qui ont poussé les valorisations près de leur plus haut niveau depuis plusieurs années.

Les trois principaux indices ont chuté en milieu de séance après que l’agence Bloomberg ait rapporté que Biden prévoyait une hausse de l’impôt pouvant atteindre 43,4 % pour les plus riches. Le Dow et le NASDAQ ont terminé en baisse de 0,94 % alors que le S&P 500 abandonnait 0,92 %.  

De nombreux titres qui pourraient être affectés par le nouveau plan Biden ont flanché jeudi ; Tesla reculait de 3,28 %, Amazon chutait de 1,58 %, Facebook abandonnait 1,64 % alors que Google cédait 11 %. L’indice de volatilité a bondi de 7 % face à la nervosité des marchés.

Les marchés ont ouvert sans direction vendredi alors que les investisseurs se préparaient à mettre fin à une semaine négative.

Netflix

Après avoir connu un succès fulgurant pendant la pandémie, Netflix a dévoilé mardi des chiffres décevants pour le premier quart de l’année. La plateforme numérique a clôturé le trimestre avec 208 millions d’abonnés payants dans le monde, soit 2 millions de moins que prévu. « Nous pensons que la croissance de notre base d’abonnés payants a ralenti à cause de la percée de 2020 liée à la COVID-19 et aussi à cause d’une offre de contenus plus réduite au premier semestre de cette année, en raison des délais de production dus à la pandémie », a expliqué le groupe californien dans un communiqué. « Nous avons fini 2020 avec plus d’abonnés et de revenus que nous n’en aurions eus » sans la crise sanitaire, a-t-il rappelé.

De plus, l’entreprise estime que le trimestre en cours sera plus difficile, prévoyant un gain de seulement 1 million de nouveaux clients — soit une fraction des 4,44 millions prévus par les analystes. Netflix avait pourtant averti les investisseurs que sa croissance allait ralentir lorsque les mesures de confinement allaient être levées, combiné à un ralentissement des productions sur sa plateforme.

La plateforme fait face à une concurrence solide provenant de gros joueurs tels que Disney+, Hulu, AT&T’s HBO Max, Apple TV+, Amazon Prime et Comcast. « C’est une source d’inquiétude parce que Disney, Hulu, HBO Max et d’autres sont en train de les rattraper en termes d’abonnés américains », commente Eric Haggstrom, analyste du cabinet eMarketer. « Cela signifie que Netflix est sans doute proche de la saturation aux États-Unis, son plus gros marché ». L’entreprise estime qu’elle sera en mesure d’augmenter son nombre d’abonnés dans les prochains trimestres grâce à la reprise des tournages qui vont bon train de séries populaires sur la plateforme comme « Sex Education » ou « La Casa de Papel ». 

« Nous produisons de nouveau en toute sécurité dans la plupart des marchés majeurs, sauf au Brésil et en Inde » détaille l’entreprise. « Si cela continue, nous dépenserons plus de 17 milliards de dollars en contenus cette année, et nous continuerons à proposer une incroyable variété de titres avec encore plus de productions originales que l’année dernière ».

Son titre reculait de 11 % dans les échanges après-séance, et ce malgré une hausse de son chiffre d’affaires de 24 % alors que son bénéfice net a accumulé des gains de 1,7 milliard lors du premier trimestre. Finalement, Netflix a terminé la séance de mercredi en baisse de 7 %.

 

Pétrole

Ce fut une semaine volatile pour les cours de pétrole alors qu’ils avaient commencé la semaine en hausse, portés par le repli du dollar américain. « Le marché réagit nerveusement à la situation sanitaire sur des marchés porteurs pour la demande comme l’Inde », explique Naeem Aslam, analyste d’Avatrade, à l’AFP, les investisseurs « préférant encaisser leurs bénéfices ». « L’écart entre la situation sanitaire des pays développés et celle de certains pays en développement, comme l’Inde, est flagrant et croissant », avait noté plus tôt dans la journée Jeffrey Halley, de Oanda.

Les prix continuaient de chuter jeudi à la suite d’une hausse-surprise des stocks de brut aux États-Unis et d’une augmentation des cas de COVID dans plusieurs pays. L’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) a dévoilé une hausse de 600 000 barils la semaine passée, soit au-dessus des attentes des analystes, leur première augmentation depuis un mois. « L’offre est plus que suffisante et les investisseurs s’inquiètent de l’explosion des cas de COVID-19 en Inde », a par ailleurs souligné Naeem Aslam.

En effet, la situation en Inde est inquiétante alors que le pays a annoncé jeudi 315 000 nouveaux cas de COVID-19 en moins de 24 heures. L’Inde se classe parmi les trois plus grands pays importateurs de pétrole et la situation sanitaire pourrait causer une fermeture de l’économie.

« Le recul des prix s’explique par l’incertitude croissante concernant la demande mondiale de pétrole, compte tenu de l’augmentation des infections, en particulier en Inde », a déclaré Rob Thummel, gestionnaire de portefeuille chez Tortoise, une société qui gère environ 8 milliards de dollars d’actifs liés à l’énergie. « L’Inde est un grand marché pétrolier à forte croissance. Ce qui se passe dans le pays avec COVID-19, du moins à court terme, pourrait constituer un défi pour la demande. »

Les prix du pétrole stagnaient jeudi en fin de journée ; le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin a terminé à 65,40 dollars tandis que le baril américain de WTI, pour le même mois, reculait de 0,13 %, à 61,43 dollars.

 

 

 

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