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19 mars 2021

L’inflation toujours au rendez-vous

Par PRATTE

Marchés en bref

Les marchés ont commencé la semaine en force, soutenus par la confiance des investisseurs dans la réouverture de l’économie. Le Dow a terminé en hausse de 174 points, atteignant un nouveau sommet et enregistrant sa septième séance consécutive de gains. Le S&P 500 a, pour sa part, également clôturé à un nouveau record, ajoutant 0,65 % alors que le NASDAQ gagnait 1,1 %.

« Les investisseurs devront continuellement faire face à l’inquiétude suscitée par la surchauffe économique et le resserrement de la Fed qui a envahi les marchés ces dernières semaines », a écrit David Kostin, stratège en chef des actions américaines de Goldman. « Nous pensons que les valorisations des actions devraient être capables de digérer des rendements à 10 ans d’environ 2 % sans trop de difficultés. »

Heurtés par la hausse des bons du Trésor à 10 ans, les titres du secteur de la technologie, qui ont beaucoup souffert dans les dernières semaines, ont retrouvé le chemin positif lundi. « Vous avez toujours cette rotation des actions de la nouvelle économie vers les actions de l’ancienne économie même s’il semble que le NASDAQ ait touché le fond », ajoutait l’analyste citant parmi les grands noms de la tech, Apple (+2,45 %) et Cisco (+1,21 %) qui ont connu une bonne séance contre Amazon (-0,25 %) et Microsoft (-0,94 %) qui ont toutes deux reculé.

Les indices hésitaient à l’ouverture mardi, le Dow reculait de 32 points, le S&P 500 avançait de 0,1 % tandis que le NASDAQ gagnait 0,6 %. Les ventes des détaillants américains ont chuté de 3 % en février en raison d’un manque d’aide gouvernementale. Toutefois, ces chiffres devraient augmenter dans les prochains mois grâce au plan de relance mis en place par les démocrates la semaine dernière.

Wall Street a finalement terminé la séance en baisse. Le Dow déclinait de 129 points, mettant fin à une séquence de sept séances consécutives à la hausse, le S&P 500 reculait de 0,2 % tandis que le NASDAQ avançait de 0,1 %. Les titres du secteur de la technologie ont poursuivi leur bonne performance, Apple et Alphabet gagnaient tous les deux 1,3 % et 1,4 % alors qu’Amazon avançait de 0,3 %.

« Le recul d’aujourd’hui est un peu normal pour les marchés », a estimé Colin Cieszynski, stratège en chef des marchés chez SIA Wealth Management. « Je pense que la raison pour laquelle nous obtenons ce repli est que les gens attendent de voir ce que la Fed a à dire demain », a-t-il expliqué lors d’une entrevue. « Il y a beaucoup de choses en mouvement et je pense que ce qui s’est passé aujourd’hui est que les gens sont en train de reprendre leur souffle, de s’asseoir sur leurs mains et de retirer un peu d’argent de la table en attendant de voir ce que la Fed a à dire. »

Les mises à jour de la politique et des perspectives de la Fed, prévues mercredi, continuaient de préoccuper les investisseurs. Le rendement des bons du Trésor à 30 ans a atteint un niveau jamais vu depuis 2019 et celui à 10 ans a atteint 1,67 %.

Après avoir entamé la séance de mercredi en baisse, les trois principaux indices ont terminé la journée à de nouveaux sommets. Le Dow a clôturé en hausse de 189,42 points, ou 0,6 %, à 33 015,37 points, dépassant pour la première fois le seuil de 33 000 à la fermeture. Le S&P 500 a effacé une perte de 0,7 %, terminant avec des gains de 0,3 %, atteignant également un record de clôture à 3 974,12 points. Finalement, le NASDAQ a fini la journée en hausse de 0,4 % à 13 525,20 points.

Les investisseurs sont satisfaits de la décision de la Fed de continuer à soutenir l’économie américaine « aussi longtemps que nécessaire ». La Banque américaine estime que les taux d’intérêt de référence resteront près de zéro au courant des deux prochaines années. Toujours selon la Fed, le produit intérieur brut devrait augmenter de 6,5 % en 2021 avant de modérer les années suivantes.

« Le plus important, c’est que Jerome Powell a dit que la Fed n’allait pas agir préventivement pour éviter l’inflation », soulignait Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services. « La Fed ne montera donc pas ses taux avant d’avoir des preuves sur la table qu’il y a de l’inflation », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.

La Fed a donc révisé à la hausse sa projection de croissance pour l’économie américaine pour 2021, passant de 4,2 % à 6,5 %. De plus, la banque a annoncé que l’inflation devrait elle aussi augmenter à 2,4 % cette année, pour ensuite redescendre aux alentours de 2 % les années suivantes.

« Cela semble être le scénario idéal pour les investisseurs et les perspectives et vous voyez une réponse du marché à cette vision très optimiste », a déclaré Michael Arone, stratège en chef des investissements chez State Street Global Advisors. « La politique monétaire restera largement accommodante, presque indépendamment de ce qui se passe avec les taux d’intérêt, l’inflation et les prix des actifs. »

Les rendements des bons du Trésor à dix ans ont grimpé jeudi au-dessus de 1,70 % pour la première fois depuis janvier 2020, alors que ceux à 30 ans ont dépassé 2,5 % pour la première fois depuis août 2019. L’indice du NASDAQ, sensible à cette hausse, chutait de 1,3 % à l’ouverture, entrainé par Apple, Alphabet, Microsoft et Facebook qui chutaient tous de 1 %. Le Dow a ouvert sans direction tandis que le S&P 500 reculait de 0,6 %.

« À en juger par l’augmentation des rendements jeudi matin, les marchés financiers craignent que la Fed soit trop calme face aux risques d’une surchauffe économique et d’une inflation galopante », estime Silvia Dall’Angelo, économiste principale des affaires internationales de Federated Hermes. « La volatilité des marchés obligataires devrait se poursuivre, alimentée par le flou de la réaction de la Fed. »

Les trois principaux indices ont terminé la journée dans le rouge, entrainés par la baisse des titres du secteur de la technologie et la hausse des rendements des bons du Trésor. Le NASDAQ a chuté de 3 %, sa pire séance depuis le 25 février, le S&P 500 a glissé de 1,5 % tandis que le Dow a chuté de 153,07 points. Apple, Amazon et Netflix ont tous perdu de plus de 3 % alors que Tesla a glissé de près de 7 %.

Wall Street a ouvert sans direction vendredi matin.

Réinventer ses tactiques financières au quotidien

Notre président et gestionnaire de portefeuilles, Philippe Pratte, a été invité par le magazine Finance et Investissement afin de discuter de notre firme, Pratte Gestion de portefeuilles, dans le cadre de la série Gestionnaires en Émergence. Cette série de textes donne l’occasion aux gestionnaires émergents canadiens de se faire connaitre tout en démontrant les avantages d’investir avec une firme locale.

Selon notre président, en tant que firme émergente locale, nous possédons une flexibilité qui nous permet d’innover et de nous réinventer. « Notre produit phare, le Fonds d’actions nord-américaines Pratte, obtient de très bons résultats, il attire les capitaux, alors nous voulons maintenir le rendement de ce dernier et lancer un ou deux nouveaux produits en 2021 », mentionne Philippe Pratte.

De plus, contrairement aux grandes firmes, le gestionnaire en émergence va souvent s’orienter vers l’innovation, une avenue qui peut s’avérer fructueuse pour ses clients. « Selon mon expérience, un gestionnaire émergent se questionne de façon continue et tente toujours de réinventer sa stratégie, plutôt que de se fier aux mêmes principes qui ont favorisé sa croissance au départ », estime-t-il.

Un article à lire dans Finance et Investissement : https://www.finance-investissement.com/fi-releve/carriere/reinventer-ses-tactiques-financieres-au-quotidien/?utm_source=Facebook&utm_medium=social&utm_campaign=fireleve&fbclid=IwAR2akZlVGjmm1Ar4EvHNLjlvC9yJGpOUq3iLOeN-5oCtzk7YZTqlEx6CwMg

Il y a un an, la COVID frappait les marchés

C’est le 16 mars 2020 que la COVID-19 a frappé les marchés. C’est le moment où les investisseurs ont réalisé que la fermeture de l’économie serait plus longue qu’anticipée. Le Dow a chuté de 12,9 %, sa deuxième plus grande perte en pourcentage après la Seconde Guerre mondiale (suivant la baisse de 22,6 % en 1987). Le S&P 500 avait pour sa part perdu 12 %, sa troisième plus grande chute, alors que le NASDAQ avait perdu plus de 12,3 %, soit sa plus grande baisse en pourcentage jamais enregistrée.

On dénote de nombreux changements depuis cette journée alors que plusieurs analystes estiment que les investisseurs sont beaucoup plus agités qu’auparavant. « Tout ce que nous pensions auparavant qu’il faudrait des mois pour se produire allait maintenant se produire en quelques jours/heures », explique Jim Besaw, directeur des investissements chez GenTrust. Ainsi, le comportement des investisseurs a changé, devenant plus hyperactif. Pensons par exemple aux mouvements rapides presque spectaculaires dans les investissements technologiques thématiques (cybersécurité, médias sociaux, énergie propre), les sociétés d’acquisition à vocation spéciale, les actions de bitcoin et de microcap.

Il ne faut pas oublier la venue de nouveaux investisseurs sur le marché, les boursicoteurs, propulsés par le télétravail et l’obligation de rester à la maison. Plusieurs personnes ont réussi à économiser de grosses sommes qui autrefois étaient versées dans les voyages, restaurants, spectacles, etc. Ces derniers ont donc investi leur économie dans les marchés, profitant des plateformes d’échanges gratuites comme RobinHood.

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