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2 octobre 2020

Un mois de septembre difficile pour les marchés

Par PRATTE

Marchés en bref

Les marchés ont rebondi lundi, tentant de récupérer les gains perdus lors des dernières semaines. Le Dow a terminé la séance en hausse de 410 points, le S&P 500 gagnait 1,6 % et le NASDAQ 1,9 %. Les titres du secteur de la technologie ont également connu une bonne journée ; Facebook et Amazon ont accumulé des gains de 0,8 % et 2,6 %, Apple avançait de 2,4 % alors qu’Alphabet gagnait 1,4 %. Les actions provenant du secteur bancaire américain ont aussi contribué à cette remontée. En effet, les titres de JP Morgan Chase, Bank of America, Citigroup, Goldman Sachs et Morgan Stanley ont tous accumulé des gains de 2 %.

Dimanche, les démocrates et les républicains ont annoncé qu’un accord éventuel entre les deux partis serait mis en place, impliquant l’élaboration d’un plan d’aide afin de soutenir l’économie américaine qui a grandement été affectée par la pandémie. Wall Street a d’ailleurs profité de cette annonce en début de semaine. « Alors que la présidente de la Chambre Nancy Pelosi et le secrétaire au Trésor Mnuchin doivent reprendre les pourparlers, il est probable que de nombreux démocrates de la Chambre confrontés à de dures batailles électorales à venir sont de plus en plus désireux d’une résolution », a déclaré Katie Nixon, CIO de Northern Trust Wealth Management. « Nous sommes très prudents dans notre optimisme pour un projet de loi avant novembre, mais plus confiant que le soutien viendra soit dans une session de canard boiteux ou après l’inauguration. »

« C’était la première fois depuis le 24 août que les trois principaux indices américains montaient en tandem, l’anticipation de stimuli fiscal, accompagné d’un support continu de la Fed a contribué au rallye. La réserve fédérale rend presque cela impossible d’être pessimiste face aux marchés alors qu’elle agit comme la main invisible qui supporte Wall Street ainsi que l’économie », estime notre président et gestionnaire de portefeuille, Philippe Pratte.

Les marchés ont ouvert sans direction mardi, prenant une pause au lendemain d’un important rebond. Les investisseurs se montraient prudents tout au long de la séance, attendant l’issue du premier débat présidentiel. Les trois principaux indices ont finalement clôturé en légère baisse mardi. Le Dow a reculé de 0,48 % à 27 452,66 points, le NASDAQ a perdu 0,29 % à 11 085,25 points et le S&P 500 a cédé 0,48 % à 3335,38 points.

« Les investisseurs attendent avec impatience le premier débat entre le président Donald Trump et le candidat démocrate Joe Biden, ce qui pourrait créer des mouvements importants sur le marché », a affirmé Fernanda Horner, de Schaeffer. « Les développements politiques sont au centre des préoccupations avec le premier des trois débats présidentiels Américains prévus ce soir », ont aussi mentionné les analystes de Wells Fargo dans une note. 

Le S&P 500 se dirigeait mardi vers son pire mois depuis 2018 comme le démontre le graphique ci-dessous.

« Une grande partie de la conversation sur les mesures de relance budgétaire stimule les marchés ici à court terme », a déclaré Brent Schutte, stratège en chef des investissements chez Northwestern Mutual Wealth Management. Toutefois, « il y a cette crainte qui persiste face à une résurgence de cas à l’automne et certaines personnes ont choisi de prendre leur argent et de rester à l’écart ».

Les trois principaux indices américains ont débuté la séance de mercredi en hausse, soutenue par l’espoir d’un accord sur le plan d’aide budgétaire et la publication d’un rapport sur l’emploi s’avérant meilleur que prévu. Les titres plus sensibles à une reprise économique rebondissaient à l’ouverture. Par exemple, les actions d’American Airlines et United avançaient de 3 %, Boeing de 2,6 % et le titre de Norwegian Cruise accumulait des gains de 7 %.

Wall Street a clôturé la séance de mercredi en hausse ; le Dow a accumulé des gains de 1,20 %, le NASDAQ a gagné 0,74 % et le S&P 500 augmentait de 0,8 % lors d’une séance plutôt volatile. L’espoir d’un accord entre les démocrates et les républicains sur un plan d’aide ainsi que de solides données économiques ont soutenu les trois principaux indices.

« Les données économiques mondiales ont beaucoup aidé. Presque partout il y a eu de bons indicateurs : l’activité manufacturière en Chine était plus forte que prévu, les ventes au détail en Allemagne aussi, l’emploi privé aux États-Unis, les données immobilières et l’activité dans la région de Chicago », a souligné Karl Haeling.

Toutefois, les trois principaux indices américains ont subi leur première perte mensuelle depuis le mois de mars. Ces résultats négatifs ont été causés par la correction des titres du secteur de la technologie. Le Dow a reculé de 2,3 % en septembre, le NASDAQ de 5,2 % et le S&P 500 de 3,9 %.

 

Wall Street a commencé la séance de jeudi de façon positive ; le Dow gagnait 245 points, le S&P 500 0,9 % et le NASDAQ 1,2 %. Les titres du secteur de la technologie ont également contribué à cette montée en début de journée alors qu’Amazon, Facebook, Microsoft, Alphabet et Apple accumulaient tous des gains de 1 %. Les trois principaux indices ont terminé en légère hausse toujours stimulés par l’espoir d’un accord sur le plan budgétaire.

L’annonce du président sur Twitter vendredi dans la nuit qui annonçait qu’il était atteint du coronavirus a fait chuter le Dow de 500 points. Les trois principaux indices ont ouvert la séance en baisse ; le Dow ainsi que le S&P 500 reculaient de 1,4 % tandis que le NASDAQ perdait 1,8 %.

Plusieurs titres reculaient en début de séance, dont American Airlines et United Airlines (-3 %). Les titres du secteur technologique étaient également en baisse à l’ouverture ; Amazon, Apple, Facebook et Microsoft perdaient tous environ 2 %.

Secteur technologique

Le mois de septembre a été difficile pour les marchés alors que les trois principaux indices ont grandement été affectés par la chute des titres du secteur technologique. Par exemple, l’indice du NASDAQ composé d’environ 40 % d’actions de ce secteur a perdu 5 % lors du dernier mois. Malgré la pandémie qui sévissait, plusieurs titres technologiques ont réussi à bien profiter du confinement et les investisseurs se sont rués sur ces derniers.

Depuis mars, les investisseurs poussaient les marchés vers de nouveaux sommets, menés par le secteur technologique, alors que des actions comme Netflix et Amazon surperformaient grâce au confinement. Toutefois, en septembre les investisseurs craignaient une surévaluation de ces actions, combinée à une valeur boursière beaucoup trop élevée. Ainsi, des titres comme Apple, qui avait enregistré des gains lors du dernier trimestre en publiant même des résultats impressionnants, a perdu plus de 10 % en septembre. Toutefois, malgré une chute drastique au début du mois, l’action d’Apple a repris quelques plumes dans les derniers jours.

« Bref, il est sain pour le marché de passer à travers ce type de repli, surtout lorsque les titres deviennent surévalués. Il est donc normal pour les investisseurs de procéder à une prise de profit, ce qui vient expliquer le repli momentané de septembre », explique notre président et gestionnaire de portefeuille Philippe Pratte.   

Pétrole

Le pétrole a rebondi lundi grâce entre autres à une baisse du dollar américain. La semaine dernière, l’or noir avait terminé avec de lourdes pertes après une augmentation des cas de coronavirus à travers le monde. Cette relative volatilité « va continuer tant que la demande, qui est vraiment faible, ne commence pas à se normaliser et on en est encore loin », a ajouté l’analyste.

Le marché du pétrole a été largement affecté par la pandémie alors que la demande a diminué au courant des derniers mois. « La demande est pénalisée par l’augmentation du nombre de cas de coronavirus, qui ne montre aucun signe de ralentissement aux États-Unis et s’étend une nouvelle fois en Europe », a par ailleurs expliqué Avtar Sandu, analyste pour Phillip Futures.

Les prix du pétrole ont connu une séance difficile mardi tandis que le baril de WTI pour livraison en novembre tombait de 4,75 % à 38,67 dollars.

« Les inquiétudes concernant la stagnation de la demande et le retour des exportations libyennes continuent de mettre de la pression sur les prix du pétrole », a déclaré Norbert Ruecker, responsable de l’économie chez Julius Baer. « Compte tenu du sentiment pessimiste, il est important de surveiller les risques d’une hausse rapide causée par la fermeture de positions à découvert qui pourrait créer une hausse soudaine momentanée. »

Les prix poursuivaient leur baisse mercredi alors que les investisseurs attendaient avec impatience la publication du rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA).

« Les investisseurs ont pris peur face à la détérioration de la consommation mondiale, sous l’effet de la reprise de la COVID-19 en Europe », a estimé Jeffrey Halley, de Oanda. « Le nombre croissant de cas de COVID-19 continue de tirer la sonnette d’alarme sur la demande », a abondé Avtar Sandu, de Phillip Futures.

Le rapport de l’EIA a rassuré les marchés en annonçant que les stocks de brut aux États-Unis avaient enregistré une baisse pour la troisième semaine consécutive, de 2 millions de barils au 25 septembre. Le Brent a perdu 5,6 % et le WTI cédait 5,61 % pour le mois de septembre, sa première baisse mensuelle depuis avril.

Les prix du baril de pétrole ont également été affectés par l’annonce que Donald Trump avait contracté le coronavirus, chutant de plus de 4,8 % vendredi en début de journée.

« Les prix du pétrole ont connu une séance très agitée hier [jeudi] et les baisses n’ont fait que s’accélérer ce matin à la nouvelle que le président américain Trump avait été déclaré positif pour le coronavirus », ont commenté les analystes de JBC. « La combinaison d’une demande tiède, de l’augmentation de l’offre mondiale et de l’incertitude politique américaine entraînent un puissant cocktail baissier », a résumé enfin Stephen Brennock, analyste de PVM.

Shell

Face à une diminution de la demande de l’or noir, Shell a annoncé mercredi qu’elle éliminerait de 7000 à 9000 postes afin de réduire ses coûts. Cette coupure lui permettra d’économiser entre 2 et 2,5 milliards de dollars par an. L’entreprise a dévoilé dans un communiqué qu’environ « 80 % de ses ventes de gaz naturel liquéfié en 2020 ont été liées aux prix du pétrole » et que la baisse soudaine et rapide de ces derniers a défavorisé les marges de l’activité gazière ou de raffinage.

Shell a également déclaré que sa production de pétrole et de gaz devrait chuter au troisième trimestre. Son objectif est d’atteindre environ 3050 barils de pétrole par jour en raison de la baisse de la production, causée par la pandémie et les ouragans.

« Bien que déplaisants, de tels changements étaient à prévoir pour les majors des hydrocarbures comme Shell ou BP », estime ainsi Michael Hewson, analyste de CMC Markets. « Ils doivent à présent faire le pas supplémentaire et investir plus dans les renouvelables, et prendre l’avantage sur leurs concurrents américains qui semblent endormis au volant » en ce qui concerne la transition énergétique, ajoute-t-il.

Cette annonce est le reflet des différents défis que devront affronter les compagnies pétrolières face à une demande qui est en baisse depuis le début de la pandémie.

 

 

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