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18 septembre 2020

Une entrée à la bourse fracassante pour Snowflake

Par PRATTE

Marchés en bref

Le S&P 500 a chuté de 2,5 % la semaine dernière, marquant la baisse la plus importante dans l’espace d’une semaine pour l’indice depuis le 26 juin. L’indice de référence est en baisse de 4,6 % ce mois-ci. Ces pertes sont en grande partie attribuables à une forte diminution des titres technologiques, le secteur de marché le plus performant à ce jour. Le secteur technologique du S&P 500 a plongé de plus de 4 %, sa plus grande perte hebdomadaire depuis mars. Pour sa part, le NASDAQ fut le plus durement touché la semaine dernière, en baisse de 4 % soit sa pire semaine depuis mars.

Les marchés ont donc repris de la vigueur lundi en début de séance après une semaine plutôt difficile. Le Dow a ouvert en hausse de 350 points, le S&P 500 de 1,6 % tandis que le NASDAQ avançait de 2,1 %. Les trois principaux indices ont finalement terminé la séance en hausse ; le Dow gagnait 1,18 %, le NASDAQ 1,87 % et le S&P 500 1,27 %. L’action de Tesla qui avait enregistré mardi dernier sa pire performance (baisse de 21 %) gagnait 12 % en fin de séance.

Les marchés ont profité des dernières fusions/acquisitions des derniers jours. Tout d’abord, le fabricant de semi-conducteurs Nvidia a annoncé l’acquisition du concepteur de puces pour smartphones Arm Holdings au groupe japonais Softbank pour la somme d’environ 40 milliards de dollars. Son titre a d’ailleurs profité de cette nouvelle, terminant en hausse de 5,82 % lundi, soit une augmentation de 119 % depuis le début de l’année. Puis, le laboratoire californien Gilead a annoncé dimanche l’acquisition la biotech américaine Immunomedics pour la somme d’environ 21 milliards de dollars. Le titre d’Immunomedics a accumulé des gains de près de 100 % alors que le titre de Gilead augmentait 2,22 % lundi.

Pour sa part, le titre d’Apple qui avait beaucoup souffert la semaine dernière a débuté la séance avec des gains de 2,8 %. Mardi, les investisseurs attendaient avec impatience l’annonce des nouveaux produits et services. L’action de la compagnie connait une baisse de 11 % depuis le début du mois.

Wall Street poursuivait sa bonne performance mardi ; le Dow a ouvert en hausse de 225 points, le S&P 500 avançait de 0,8 % et le NASDAQ de 1,2 %. Plusieurs titres ont permis de soutenir les indices dont Apple (+2,3 %), Microsoft (+1,6 %), Amazon (+1 %) et Alphabet (+1 %). Netflix et Facebook gagnaient, quant à eux, chacun 1,4 %.

Des données économiques mondiales positives ont donné un second souffle aux marchés mardi. Par exemple, aux États-Unis la production industrielle est en hausse, en Chine les ventes de détails sont de retour en territoire positif alors qu’au Canada, les ventes des fabricants ont encore augmenté. « Les gains que nous constatons au Canada sont en grande partie conformes à cette humeur optimiste du marché et à l’amélioration de l’appétit pour le risque en général », a estimé Candice Bangsund, gestionnaire de portefeuille de Fiera Capital. « Cela s’est donc ajouté, bien entendu, au discours sur une reprise plus rapide que prévu de la croissance économique. » Le Dow a terminé en légère hausse de 2,27 points, le NASDAQ de 133,67 points et le S&P 500 de 17,66 points

Wall Street a ouvert en hausse mercredi tandis que les investisseurs jouaient de prudence face à l’attente des résultats de la réunion de la Fed. L’annonce de résultats trimestriels meilleurs que prévu pour FedEx (+5 %) et d’Adobe (+0,8 %) a grandement aidé à soutenir les marchés.

Wall Street a terminé la séance de mercredi en ordre dispersé alors que les investisseurs digéraient l’annonce de la nouvelle politique monétaire de la Fed. « La Fed ne peut pas faire ou dire grand-chose de plus étant donné les défis auxquels fait face l’économie américaine », réagit Michael Hewson, analyste marchés en chef pour CMC Markets UK. D’après l’expert, les annonces de M. Powell ne veulent « évidemment ne pas dire que cette nouvelle politique sera davantage couronnée de succès que la précédente et la réaction du marché reflète plus ou moins cela ».

Le Dow a terminé la séance de mercredi en légère hausse de 0,1 % tandis que le S&P reculait de 0,5 % et le NASDAQ de 1,25 %. Les titres technologiques ont connu une mauvaise séance ; le titre d’Apple reculait de 2,9 %, celui de Microsoft de 1,8 %, Facebook perdait 3,3 %, Alphabet 1,5 % alors qu’Amazon et Netflix ont tous les deux diminué de 2,5 %. Cette mauvaise performance s’est poursuivie jeudi à l’ouverture des marchés. Le Dow a ouvert en baisse de 237 points, le S&P perdait 1 % et le NASDAQ 1,4 %. Les trois principaux indices ont terminé la séance de jeudi en baisse, de nouveau entrainée par la baisse des titres du secteur technologique. « La correction n’est pas finie », a affirmé Maris Ogg de Tower Bridge Advisors, qui trouve cette correction « plutôt saine ». « Les actions qui ont le plus crû sont celles qui sont descendues le plus », a-t-elle ajouté, évoquant les valeurs technologiques, « où personne ne peut être surpris qu’il puisse y avoir une correction ».

D’autres estiment que les investisseurs digèrent mal les dernières analyses économiques de la Fed. « Je crois que les investisseurs ont été déçus du fait que la Fed n’a pas augmenté la durée de la maturité des actifs qu’elle achète, ce qui serait un effort supplémentaire de la Banque centrale pour injecter des liquidités et soutenir la reprise. Mais c’est une réaction à court terme », a-t-il assuré. « Dans l’ensemble, la politique monétaire de la Fed est très favorable à l’économie », a affirmé Karl Haeling de LBBW.

Wall Street a ouvert sans direction vendredi dans un marché encore très volatil. « À surveiller le rééquilibrage des indices, qui survient une fois à tous les quarts, soit le troisième vendredi du dernier mois du trimestre. Habituellement, lors de ses journées surnommées “quadwitch” les séances ont tendance à être volatiles », souligne notre président gestionnaire de portefeuilles Philippe Pratte.

Snowflake

Snowflake, un fournisseur de logiciels de stockage et d’analyse de données dans le nuage, a fait ses débuts à la Bourse de New York mercredi sous le symbole « SNOW ». La société a évalué son introduction en bourse de 28 millions d’actions, au-dessus de sa fourchette augmentée entre 100 $ et 110 $.

Selon Reuters, la compagnie spécialisée dans le nuage, créée par deux Français en 2012, signe à ce jour la plus importante introduction en Bourse depuis le début de l’année sur le marché américain. Elle peut désormais espérer une capitalisation supérieure à 33 milliards de dollars. La croissance de l’entreprise est assez impressionnante alors qu’au cours du premier trimestre, ses revenus ont plus que doublé par rapport à l’année précédente, atteignant 242 millions de dollars. L’entreprise avait enregistré une croissance de 173 % lors de l’exercice précédent générant plus de 500 millions de dollars de revenus annuels.  

Snowflake est la première de plusieurs entreprises technologiques à faire son entrée en bourse cette semaine, et ce lors d’une des périodes les plus achalandées de l’année. L’entreprise a révélé la semaine dernière que Salesforce, le géant du nuage, récemment ajouté au Dow, et Berkshire Hathaway, de Buffett, achèteraient tous les deux 250 millions de dollars d’actions Snowflake. Toutefois, malgré cet engouement, il est important de noter que l’entreprise n’est toujours pas rentable, ayant affiché une perte nette de 171 millions de dollars.

L’action de snowflake n’a pas déçu mercredi lors de son entrée, débutant à 120 $ par action. La compagnie a finalement terminé la séance à 253,93 dollars, une hausse de 110 %. Toutefois, comme il fallait s’y attendre, le titre a ouvert en baisse de 9,7 % jeudi matin.

 Apple

Lors de son lancement automnal annuel, l’entreprise a dévoilé de nouveaux produits et services. Apple n’a toutefois pas les détails entourant la sortie de son nouveau téléphone intelligent. « Bien que le point de fixation pour Wall Street reste le cycle crucial de l’iPhone 12 5G, qui doit débuter début octobre, le lancement d’une nouvelle génération d’Apple Watch, d’iPad Air et d’une offre groupée de services est des ingrédients essentiels pour le succès de la firme de Cupertino à l’approche de 2021 et au-delà », a jugé Daniel Ives, de Wedbush Securities.

Cette année, en raison de la pandémie, la compagnie a présenté ses nouveaux produits virtuellement en direct de son siège social de Cupertino, en Californie. Apple a annoncé la venue d’une nouvelle Apple Watch Series 6 qui permettrait entre autres de mesurer l’oxygène dans le sang. Elle a également lancé une nouvelle application Fitness + qui propose des entrainements en ligne directement accessibles via le iPhone, le iPad ou Apple TV. Elle a également annoncé la venue d’un nouveau service d’abonnement, soit le Apple One, comprenant les services Apple Music, Apple TV+ et Apple Arcade, ainsi que 50 gigaoctets (Go) de stockage iCloud pour seulement 15,95 $ par mois. « Avec Apple One, vous pouvez accéder au meilleur du divertissement Apple grâce à tous vos appareils préférés et avec un seul abonnement », a décrit Eddy Cue, responsable des services et des logiciels de l’entreprise.

L’action de l’entreprise a accumulé des gains de 56 % depuis le début de l’année, dépassant le cap symbolique des 2000 milliards US en bourse. Ainsi, en seulement deux ans, la compagnie a réussi à doubler sa capitalisation boursière. Apple a vu ses ventes augmenter lors du confinement et son action est en hausse de 36 % depuis les trois derniers mois.

Fed

En réunion depuis mardi, la Fed a finalement dévoilé mercredi ses prévisions économiques. Cette dernière prévoit une récession moins importante que celle qui était prévue et laissera ses taux d’intérêt inchangés. Le président de la Fed, Jerome Powell, estime que le rythme de la reprise aux États-Unis est « hautement incertain ». En effet, l’activité économique n’est toujours pas revenue au niveau prépandémie.

« La reprise de l’économie va dépendre étroitement de l’évolution du virus », a déclaré dans un communiqué la Fed, qui a conclu sa dernière réunion monétaire avant l’élection présidentielle du 3 novembre, théâtre d’un duel entre le républicain Donald Trump et le démocrate Joe Biden. « L’actuelle crise sanitaire continuera à peser sur l’activité économique, l’emploi et l’inflation à court terme, et pose des risques considérables sur les perspectives économiques à moyen terme », a ajouté la Banque centrale américaine.

La Banque centrale a modifié ses perspectives de PIB, de chômage et d’inflation pour les années à venir. Elle estime désormais une baisse annuelle du PIB de 3,7 %, bien meilleure que la baisse de 6,5 % prévue en juin. Elle a également revu à la baisse ses perspectives 2021, passant de 5 % à 4 %, et 2022 de 3,5 % à 3 %. Le comité s’attend à une croissance du PIB de 2,5 % en 2023. Le taux de chômage est également moins grand qu’anticipé, à 7,6 % en 2020, contre 9,3 % estimé en juin. Toutefois, la Banque centrale considère que le chemin sera long avant le retour du plein emploi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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