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25 septembre 2020

Encore une semaine difficile

Par PRATTE

Marchés en bref

Les marchés ont connu une séance difficile lundi alors que le Dow reculait de plus de 900 points en milieu de séance. Le S&P cédait, quant à lui, 3,6 % et le NASDAQ perdait 2,1 %. Les craintes entourant l’augmentation de cas de COVID-19 en Europe et la nouvelle débâcle du secteur technologique ont tiré les marchés vers le bas. « Au lieu de calmer les choses, la pause du week-end semble avoir rajouté des problèmes au marché après trois semaines de suite dans le rouge », note JJ Kinahan, responsable de la stratégie marchés chez TD Ameritrade.

Cette mauvaise performance s’est poursuivie tout au long de la séance de lundi, oscillant dans un marché marqué par de multiples inquiétudes. Le S&P 500 a terminé en baisse de 1,16 %, à 3 281 points, le Dow reculait de 509 points à 27 147 points et le NASDAQ a clôturé avec une légère baisse de 14 points.

Wall Street a ouvert la séance de mardi en légère hausse, soutenue par le rebond entamé par les titres du secteur technologique. Le Dow gagnait 78 points, le S&P 500 avançait de 0,5 % et le NASDAQ de 0,7 %. Les trois indices ont enregistré trois semaines consécutives de pertes. Le Dow Jones et le S&P 500 ont respectivement chuté de 4,5 % et 6,3 % ce mois-ci, alors que le NASDAQ a perdu 8,4 %. Plusieurs investisseurs ont d’ailleurs liquidé, au cours des dernières semaines, des titres provenant des géants de la haute technologie.

Le titre de Tesla perdait 3,4 % à l’ouverture des marchés mardi à cause de la publication d’un tweet de la part du PDG Elon Musk qui a grandement déçu les investisseurs et les analystes. Le directeur du constructeur de voitures électriques mentionnait dans son tweet que l’événement « Battery Day » n’atteindrait pas une « production sérieuse à haut volume » avant 2022.

Après plusieurs séances à la baisse, les marchés ont finalement terminé la journée en hausse. Le Dow a clôturé avec des gains de 0,52 %, le NASDAQ à 1,71 % à 10 963,64 points et le S&P 500 a grimpé de 1,05 % à 3315,57 points. Les titres du secteur technologique ont également rebondi ; Amazon a terminé en hausse de 5,7 % tandis que Facebook, Microsoft et Alphabet ont tous accumulé des gains d’environ 2 %.  

« Les marchés étaient négatifs ces derniers jours avec cette inquiétude sur une deuxième vague (de contaminations au coronavirus, NDLR) en Europe », note Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services. « Dès qu’on parle de deuxième vague, on revient à la tech : tout ce qui est un peu décorrélé de la COVID-19, c’est ce qui a commencé à rebondir à partir d’hier », poursuit l’expert.

Mercredi, Wall Street a ouvert en ordre dispersé, encore une fois entrainé par les titres des géants de la tech. Amazon et Netflix reculaient de 2 %, Alphabet de 2,3 %, Microsoft de 1,4 % et Apple de 1,5 %. L’action de Tesla chutait, quant à elle, de 9,3 %, après les dernières annonces d’Elon Musk qui ont créé une déception chez les investisseurs.

Cette mauvaise performance s’est poursuivie tout au long de la séance mercredi ; le Dow a terminé en baisse de 525 points, le S&P 500 reculait de 2,4 % et le NASDAQ de 3 %.

« Les récentes déclarations de la Réserve fédérale ont créé des inquiétudes chez les investisseurs. Cette dernière stipule qu’il faudrait peut-être mettre en place des mesures accommodatives supplémentaires. Toutefois, celle-ci mentionne posséder les outils nécessaires afin de stimuler l’économie au besoin », estime notre président et gestionnaire de portefeuille, Philippe Pratte.

Malgré tout, quelques titres ont profité de la dernière annonce de Donald Trump, déclarant qu’il n’estimait pas une nouvelle fermeture de l’économie. « Le Royaume-Uni vient de fermer à nouveau. Ils viennent juste d’annoncer qu’ils vont procéder à un arrêt, et nous n’allons pas le faire », a déclaré Trump. L’action d’United Airlines gagnait 0,6 %, celle de Delta augmentait de 1,2 % et Carnival de 1,5 %.

Les titres technologiques ont poursuivi leur chute mercredi. Amazon, Apple et Netflix reculaient de 4,1 %, Facebook de 2,3 %, Alphabet de 3,5 % et Microsoft de 3,3 %. L’action de Tesla a également connu une mauvaise séance, terminant en baisse de 10,3 %.

« Cette rotation de la technologie vers les actions cycliques a pris de l’ampleur en septembre », a déclaré Art Hogan, stratège en chef du marché chez National Securities. Il a ajouté que « Septembre est un mois historiquement difficile et celui-ci a été un bourbier de vents contraires. Aujourd’hui en est le reflet. »

Les trois principaux indices ont ouvert dans le rouge jeudi. Toutefois, ces derniers ont rebondi une heure après l’ouverture grâce à un regain des titres du secteur de la technologie. Les marchés ont également été stimulés après la publication de données solides sur les ventes de nouvelles maisons aux États-Unis.

Ce fut toutefois une séance difficile passant du rouge au vert tout au long de la journée. Les trois principaux indices ont finalement terminé en légère hausse s’agrippant aux bonnes nouvelles malgré une séance volatile. « Les investisseurs ont passé la semaine à analyser les déclarations de Donald Trump qui ne cesse de remettre en doute le mode de scrutin. Présentement, la courbe des options rattachée à la volatilité affiche une volatilité grandissante après les élections alors qu’habituellement, cette dernière est plus élevée avant les élections. Ce qui semble démontrer que Trump ne laissera pas aller le pouvoir facilement si jamais il n’est pas réélu » ajoute notre président et gestionnaire de portefeuille Philippe Pratte.

Wall Street a ouvert en baisse vendredi, se dirigeant vers sa quatrième semaine consécutive de perte. « Il ne fait aucun doute que les inquiétudes concernant l’absence de relance budgétaire ainsi que les inquiétudes concernant une autre vague de pandémie contribuent à alimenter le déclin », a déclaré Matt Maley, stratège en chef du marché chez Miller Tabak + Co.

Le S&P 500 a chuté de 7 % depuis le début du mois, le Dow de 5,7 % et le NASDAQ de 9,4 %. La majorité des pertes enregistrées en septembre ont été causées par la dégringolade des titres du secteur de la technologie. L’action d’Apple a perdu plus de 19 % depuis le début du mois, tandis que Microsoft, Alphabet, Netflix, Amazon et Facebook ont tous chuté d’environ 9,9 %.

« Pour que le marché maintienne ces niveaux, les acheteurs doivent entrer dans le secteur de la technologie au cours de la semaine prochaine à 10 jours », a déclaré Marc Chaikin, PDG de Chaikin Analytics, dans un message. « Sans l’impulsion des acheteurs d’options d’achat qui ont contribué à propulser les actions technologiques à grande capitalisation vers des évaluations extrêmes, il est peu probable que le rallye ultérieur puisse dépasser le sommet de septembre. »

« Le mois de septembre est historiquement un mois difficile. La pandémie et les craintes liées aux élections présidentielles nuisent également aux marchés. Toutefois, nous allons entamer le dernier quart dans les prochains jours, qui a tendance habituellement à être un trimestre plutôt performant. Il sera intéressant de voir la réaction des marchés dans les prochaines semaines » explique Philippe Pratte.

Les actions des banques en baisse

Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) a accusé plusieurs grandes banques d’avoir permis le blanchiment d’argent sale à grande échelle. HSBC, Deutsche Bank, ING et JP Morgan Chase sont parmi les banques visées par l’enquête. Ces dernières ont d’ailleurs connu une séance difficile lundi. À Francfort, Deutsche Bank chutait de 8,8 % alors que Standard Chartered, également accusé, a perdu 5,8 % à Londres. À Wall Street, JP Morgan Chase perdait 3,1 %. Dans son sillage, Bank of America a abandonné 2,9 % et la Banque ING a dégringolé de 9,3 % à Amsterdam.

L’enquête « FinCEN Files » menée par 108 médias internationaux, provenant de 88 pays, dénonce la négligence importante au niveau de la régulation du secteur. La régulation est d’ailleurs fondée sur des milliers de « rapports d’activité suspecte » destinés aux services de la police financière du Trésor américain (FinCEN) par des banques du monde entier. Toutefois, ces milliers de rapports sont « gardés hors de la vue du public ». Selon l’ICIJ, d’énormes quantités d’argent sale ont transité pendant plusieurs années, et ce, par l’entremise des plus grandes institutions bancaires de la planète. L’enquête a révélé que les responsables de la conformité interne des banques avaient signalé un total de plus de 2 billions de dollars de transactions entre 1999 et 2017 comme étant possiblement un blanchiment d’argent ou des activités criminelles.

« Il s’agit simplement d’un signalement aux autorités de tutelle. (…) Des activités supplémentaires peuvent survenir et ne présenter aucune suspicion ou au contraire confirmer le soupçon originel. (…) Les autorités de tutelle peuvent aussi demander à un établissement financier de maintenir la relation client afin de permettre des investigations plus poussées », met aussi en avant UK Finance.

Nike

La compagnie a dévoilé mardi des résultats trimestriels meilleurs qu’anticipés, enregistrant une hausse de 82 % de ses ventes en ligne. Le titre de la compagnie a fait bonne figure mardi à la fermeture des marchés, accumulant des gains de 13 %. L’entreprise a d’ailleurs profité de la pandémie afin d’améliorer son site web et ses transactions numériques.

« Nous savons que le numérique est la nouvelle norme. Le consommateur d’aujourd’hui est basé sur le numérique et ne reviendra tout simplement pas en arrière », a déclaré le PDG John Donahoe. Nike a enregistré un bénéfice net au premier trimestre de 1,52 milliard de dollars, ou 95 cents par action, contre 1,37 milliard de dollars, ou 86 cents par action, à la même période l’an dernier. Ses ventes sont en hausse dans ses principaux marchés, notamment la Chine, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni. Toutefois, la compagnie a vu ses ventes diminuées dans les marchés nord-américains, soit son marché principal.

Le titre gagnait 8 % à l’ouverture des marchés mercredi et a terminé la séance en hausse de 10 %. Son titre a accumulé des gains de 27 % au cours des trois derniers

 

 

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