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7 février 2020

Les hauts et les bas de Tesla

Par PRATTE

Les hauts et les bas de Tesla

Les marchés ont enregistré de belles performances en début de semaine grâce aux mesures adoptées par les autorités chinoises afin de minimiser l’impact du coronavirus sur l’économie. Le titre de Tesla a bien débuté la semaine, atteignant même de nouveaux sommets, pour ensuite s’effondrer mercredi, chutant de 17 %. Voici donc ce qui s’est passé sur les marchés cette semaine.

Marchés en bref

Retour à la hausse lundi pour les marchés américains qui reprennent un peu de tonus après la chute de la semaine dernière. Le Dow gagnait 0,27 %, le NASDAQ avançait de 0,46 % tandis que le S&P 500 montait de 0,39 %. « De nombreux acteurs du marché estiment que les indices sont un peu surévalués et sont mûrs pour un repli. Dans leur esprit, la crise du coronavirus est une excuse comme une autre pour calmer un peu les choses », a déclaré Patrick O’Hare. Les marchés ont clôturé la journée en hausse, entre autres due à la satisfaction des investisseurs quant à l’injection de la Banque centrale chinoise de 1200 milliards de yuans de liquidités dans les marchés. Le Dow a terminé en hausse de 0,51 %, le NASDAQ, soutenu par le l’augmentation de près de 20 % de Tesla, a avancé de 1,34 % tandis que le S&P 500 a gagné 0,73 %. ­

Cette tendance à la hausse s’est poursuivie mardi pour une deuxième séance consécutive, soutenue par les mesures prises par la Chine afin de limiter les impacts du coronavirus sur sa santé économique. Le Dow gagnait 1,44 %, le NASDAQ, toujours aidé par la performance de Tesla, avançait de 2,10 % pour atteindre 9467,97 points, un sommet inédit. Le S&P 500, quant à lui, avançait de 1,50 %. « Même si le nombre de personnes exposées au virus a augmenté au cours du week-end, l’ampleur n’était pas suffisante pour provoquer la panique à Wall Street ou pour alimenter la peur de voir la Chine, ou d’autres pays, ne pas être en mesure de garder la situation sous contrôle », a estimé Tom Cahill de Ventura Wealth Management. Apple avançait de 3,30 %, et ce malgré le fait que la compagnie a été obligée de fermer tous ses magasins en Chine continentale samedi. Les titres des compagnies aériennes reprenaient également de la vigueur tels que les titres de Delta (+3,37 %), d’American Airlines (+4,68 %) et de United Continental (+5,31 %).

Wall Street a ouvert en hausse mercredi en raison de solides données sur l’emploi aux États-Unis. Le Dow gagnait 270 points, grâce aux gains de Caterpillar (+1,9 %) et UnitedHealth (+2,5 %), tandis que le S&P 500 avançait de 1 % et le NASDAQ de 1,1 %. Wall Street a terminé la séance en hausse pour la troisième séance consécutive. D’après Lilian Currens de Schaeffer, « des rumeurs selon lesquelles un traitement pour le coronavirus est sur le point d’être trouvé » ont permis aux trois principaux indices de bien performer. Ford a terminé la séance en hausse de 1,79 % malgré une lourde perte trimestrielle, General Motors avançait de 1,92 % à la suite de l’annonce d’une perte nette de 194 millions de dollars au quatrième trimestre 2019 dû à la grève qui a affecté ses usines.

Les marchés ont terminé la séance de jeudi en hausse, alors que les trois principaux indices ont terminé à des niveaux inédits. « Que l’état d’esprit des courtiers ait tourné aussi rapidement et facilement est un peu étonnant », remarque Nate Thooft, de Manulife Asset Management. « Mais la tendance est clairement à la hausse depuis un certain temps et les investisseurs ont déjà fait preuve de leur capacité à ignorer les risques pesant sur l’économie, qu’il s’agisse de risques liés à des élections, au Brexit, ou à des tensions au Moyen-Orient », ajoute-t-il.  « Les acteurs du marché estiment sans doute que le coronavirus est un problème temporaire qui, au pire, peut retarder la reprise de la croissance d’un ou deux trimestres », estime le spécialiste.  

Wall Street a débuté la séance de vendredi en baisse.

Le TSX a débuté la semaine en hausse de 85 points après deux séances consécutives à la baisse. Le secteur de l’énergie reculait en début de séance, entrainé par la baisse du baril de pétrole. Le ralentissement économique chinois causé par le coronavirus a grandement affecté le marché du pétrole. L’indice torontois a clôturé la séance de lundi en hausse de 61 points grâce à neuf de ses onze secteurs qui progressaient. Le secteur de la technologie de l’information gagnait 1,52 % et celui de la santé avançait de 1,00 %. Le TSX a connu une bonne séance mardi, également encouragé par les mesures adoptées par les autorités chinoises ayant comme objectif de minimiser l’impact du coronavirus sur l’économie. L’indice torontois a terminé avec des gains de 132 points, soutenu par la hausse du secteur de la santé grâce aux titres d’Aurora (6,4 %) et d’Hexo (5,3 %). L’action de Shopify a clôturé la séance en hausse de 3,4 % permettant au secteur des technologies de l’information de terminer la journée avec des gains de 1,89 %. La Bourse de Toronto a gagné 138,86 points à 17 651,59 pour établir un record. Le secteur de l’énergie a augmenté de 3,71 %, aidé par la hausse des prix du pétrole. Le TSX a terminé en hausse jeudi de 105 points.

Les marchés asiatiques

Après dix jours de congé pour le Nouvel An chinois, la bourse chinoise a commencé la semaine en baisse de 9 %, sa pire séance depuis 2015. Les investisseurs se montrent de plus en plus inquiets face à l’économie chinoise qui continue de rouler au ralenti dû au coronavirus. Lundi, le bilan s’alourdissait, alors que le nombre de morts dépasse désormais celui du SRAS en Chine continentale. La Banque populaire de Chine a annoncé dimanche qu’elle allait injecter 1,2 billion de yuans (environ 173 milliards de dollars) de liquidités sur les marchés via des opérations de repo inversées sur le marché libre, lui permettant ainsi de soutenir l’économie.

« Il est encore trop tôt pour évaluer avec précision les pertes économiques subies en Chine et dans les pays limitrophes », observe Christopher Dembik, le responsable de la recherche économique chez Saxo Banque. « De plus en plus de retours de la part d’entreprises sur le terrain semblent indiquer que la crise sanitaire pourrait durer plus longtemps que le SRAS et on constate déjà au niveau microéconomique la faillite de certaines entreprises n’ayant pas suffisamment de fonds de roulement, notamment dans le domaine du tourisme » ajoute-t-il. La bourse chinoise grimpait jeudi, terminant la séance en hausse après l’annonce qu’un traitement pour traiter le coronavirus est sur le point d’être découvert.

Google (Alphabet)

La compagnie a déposé des résultats trimestriels qui ont quelque peu déçu les analystes. La compagnie a enregistré un chiffre d’affaires de 46,75 milliards de dollars (+17 % sur un an), alors que les analystes espéraient 46,9 milliards. Alphabet a finalement dévoilé les revenus de YouTube et de son « Google Cloud », grandement attendu par les investisseurs à Wall Street. Ainsi, les publicités diffusées sur YouTube ont permis d’enregistrer un chiffre d’affaires de 4,7 milliards de dollars pour le trimestre et de 15,15 milliards sur l’ensemble de l’exercice. Google Cloud a, pour sa part, réalisé des ventes de 2,6 milliards pour le trimestre.

« Nous continuons d’être très concentrés sur les avantages d’une meilleure mesure, d’une meilleure diffusion d’annonces, d’une meilleure expérience utilisateur », a répondu Ruth Porat, directrice financière d’Alphabet, à un analyste. « Mais il y aura une variabilité au fil du temps parce que nous sommes très concentrés sur ce qui est dans le bon intérêt à long terme. » Le titre de la compagnie a accumulé des gains de 29 % dans les douze derniers mois. Toutefois, le titre a terminé la séance de mardi en baisse de 2,62 %.

Tesla

Le titre de la compagnie a poursuivi sa remontée spectaculaire en début de semaine, clôturant la séance de lundi avec des gains de 20 %. Pour la toute première fois depuis son ouverture, l’usine que partage Panasonic avec Tesla a dévoilé sa rentabilité lors du quatrième trimestre 2019. Lundi, la firme Argus Research a relevé son objectif de cours à 808 $ contre 556 $, ce qui a fait grimper le titre et lui a permis d’enregistrer sa plus forte hausse quotidienne depuis mai 2013. L’action avait déjà bondi la semaine dernière après le dévoilement des résultats trimestriels de l’entreprise. Celle-ci avait d’ailleurs annoncé qu’elle souhaitait livrer plus d’un demi-million de voitures en 2020, soit une augmentation de 36 % en un an.

Le titre de Tesla a accumulé des gains de 86,5 % depuis le début de l’année et de 336 % depuis juin. La directrice du cabinet de conseil en investissement ARK Invest a déclaré lors d’une entrevue à l’agence Bloomberg que le titre de Tesla était « incroyablement sous-évalué. Si nous voyons juste, la hausse de Tesla n’en est qu’à ses débuts », a prédit Cathie Wood. Tesla a atteint une valeur de 140 milliards de dollars mardi. Elle occupe désormais le deuxième rang des entreprises les plus chères du secteur automobile, derrière Toyota. Mercredi, Tesla a annoncé que sa livraison de voiture sera retardée à cause du coronavirus qui a ralenti ses activités dans son usine chinoise. Cette nouvelle a eu une conséquence directe sur le titre de la compagnie qui a chuté de près de 20 %, pour finalement terminer la séance en baisse de 17 %.

 

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