Blogue

11 octobre 2019

Les négociations commerciales se poursuivent

Par PRATTE

Blogue 31 mai FR

 

Nous avons eu droit à une autre semaine fortement influencée par la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Les investisseurs demeuraient prudents en début de semaine à l’approche d’une nouvelle ronde de négociations. Voici ce qui s’est passé cette semaine sur les marchés.

Marchés en bref

C’est à la baisse que les marchés ont ouvert lundi, les investisseurs étaient sur leur garde à l’approche d’une nouvelle ronde de négociations entre la Chine et les États-Unis. Cette prudence s’est poursuivie tout au long de la séance et les trois principaux indices ont clôturé en baisse. Le Dow reculait de 0,36 %, le NASDAQ cédait 0,33 %, à 7956,29 points tandis que le S&P 500 abandonnait 0,45 %. « Le marché s’est placé en position d’attente avant les pourparlers sino-américains, le gros événement de la semaine d’un point de vue économique », observe Adam Sarhan de 50 Park Investment.

Mardi, on observe le même scénario en début de journée, puisque le Dow reculait de plus de 300 points quelques minutes après l’ouverture, entrainé par le repli du titre de Boeing. Les titres de Facebook, de Apple, d’Amazon et d’Alphabet reculaient également. De plus, tard en soirée lundi, l’annonce de nouvelles sanctions américaines a soulevé des inquiétudes quant à l’issue des prochaines négociations commerciales. Le département américain du Commerce a dévoilé avoir ajouté 28 organisations gouvernementales et commerciales chinoises sur leur liste noire. Les trois principaux indices ont terminé dans le rouge mardi alors que les titres des grandes banques américaines étaient à la baisse. En effet, Citigroup, Bank of America et J. P. Morgan Chase reculaient tous les trois de 1 %, tout comme les titres technologiques qui se sont repliés.

Mercredi, influencés par une vague d’optimiste face aux prochaines rondes de négociations entre la Chine et les États-Unis, les trois principaux indices américains ont eu un regain d’énergie et ont ouvert en hausse. En effet, plusieurs informations circulaient mercredi attestant que la Chine était disposée à parvenir à un accord commercial partiel avec les États-Unis. Les marchés ont rebondi en fin de séance mercredi encouragés par les dernières nouvelles entourant les négociations commerciales. « Alors aujourd’hui, je pense que les gens se calment un peu et espèrent une meilleure action sur le dossier des transactions commerciales. Nous devrions commencer à recevoir des nouvelles probablement plus tard aujourd’hui ou demain », a estimé Mike Archibald, gestionnaire de portefeuille adjoint chez Placements AGF.

Malgré un repli à l’ouverture jeudi, Wall Street a réussi à clôturer la session en hausse grâce à l’optimisme des investisseurs entourant la reprise des négociations entre la Chine et les États-Unis qui aurait lieux vendredi. « Je ne pense certainement pas que quiconque s’attende à ce qu’un accord définitif émerge de ces négociations demain, mais même une trêve serait considérée comme une bonne nouvelle et potentiellement suffisante pour entraîner une reprise sur les marchés », a souligné Greg Taylor, chef des investissements chez Purpose Investments.

En début de journée vendredi, les investisseurs étaient toujours optimismes face aux négociations commerciales. Encouragé par cet optimisme, le Dow gagnait 300 points, le S&P 500 récoltait 0,9 % et le NASDAQ avançait de 1,3 %. Les titres du groupe FAANG étaient tous en hausse, tout comme les actions des grandes banques américaines.

Du côté canadien, malgré une ouverture en légère hausse, le TSX a terminé la séance de lundi en chute de 0,17 %. Cette diminution est en partie attribuable au recul des titres tels qu’Hexo (-6,6 %), , Canopy Growth (-3,2 %) et Aurora Cannabis (-5,8 %). Ces baisses ont affecté le secteur de la santé, qui a perdu 1,8 %. Le scénario s’est répété mardi, lorsque le TSX reculait de 100 points, entrainé par le secteur de l’énergie qui était en repli de 3,75 %, ainsi que celui de la technologie (-1,5 %) et des services financiers (-0,73 %). Nous avons eu droit à une bonne séance mercredi pour le TSX qui a réussi à clôturer la session en hausse de 85,92 points. Les marchés canadiens étaient également encouragée par le vent d’optimisme entourant les négociations commerciales. Les titres Encana Corp gagnait 2,4 % et Aurora Cannabis avançait de 2,2 %. La hausse des prix du pétrole est venue donner de la vigueur au secteur de l’énergie canadien, permettant au TSX de terminer la séance de jeudi en hausse de 42,81 points. Le titre d’Encana grimpait de 2,7 % grâce à des gains de 96 cents du baril de pétrole. Les actions du secteur du cannabis ont pour leur part reculé ; Hexo perdait 22,9 %, Aphria 13,5 % et Canopy 10,8 %.

Hexo

L’annonce de la démission surprise du chef de la direction financière de Hexo a soulevé des craintes chez les investisseurs. Michael Monahan était en poste depuis seulement quatre mois. Il a souligné que passer la majeure partie du temps au siège social de la compagnie situé en Outaouais était devenu difficile pour lui « étant donné les besoins » de sa famille. « En bref : un départ aussi soudain d’un chef de la direction financière avec de l’expérience au sein d’autres entreprises cotées en Bourse est préoccupant et va pousser les investisseurs à se demander “qu’est-ce que nous ne savons pas ?” pendant un certain temps », a estimé l’analyste Christopher Carey, de Bank of America Merill Lynch, dans une note envoyée à ses clients. À la suite de cette annonce, le titre de la compagnie a rétrogradé, passant de 9 $ à 4 $.

Lundi, l’action a terminé la séance en baisse de 6,64 %, clôturant à 5,06 $, loin derrière son sommet de 11,29 $ atteint le 29 avril dernier. En recul de 40 % au cours des six derniers mois, le titre rend certains investisseurs nerveux. Ce fut d’ailleurs une année difficile pour le secteur du cannabis canadien. En effet, les actions des dix plus grandes sociétés ont perdu plus de 57 % de capitalisation boursière. Tilray Inc. a perdu plus de 14 milliards de dollars à elle seule boursière tandis qu’Aurora Cannabis Inc. a perdu 6,8 milliards de dollars. Six des dix plus grandes entreprises ont perdu au moins la moitié de leur valeur, et sur ces 10 sociétés, seule la capitalisation boursière de Cronos Group Inc. a augmenté au cours des 12 derniers mois. Cependant, son titre a aussi reculé. La frénésie entourant ces titres s’est dissipée au courant des derniers mois alors que les investisseurs sont de plus en plus nombreux à abandonner le secteur.

Fed

Le président du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine a prononcé un discours monétaire à Denver au Colorado. Il a réaffirmé que la politique monétaire « n’était pas déterminée à l’avance », mais que la Banque centrale « surveillerait de près » les données économiques et les risques qu’encourt l’économie des États-Unis. Après deux baisses de taux en juillet et septembre, plusieurs analystes estiment que la Fed pourrait encore une fois abaisser ses taux lors de la prochaine réunion monétaire le 30 octobre prochain.

« L’inflation est un peu en dessous de notre objectif symétrique de 2 %, mais elle s’est progressivement raffermie ces derniers mois », a-t-il souligné. L’indice des prix PCE en août n’était qu’à 1,4 % en rythme annuel, mais si l’on exclut les prix de l’énergie et de l’alimentation traditionnellement volatils, l’inflation dite sous-jacente s’élève à 1,8 %. M.Powell a reconfirmé que l’économie américaine était forte, mais qu’elle était plus à risque face à des tensions géopolitiques ou un ralentissement économique mondial. Les risques qu’encourt l’économie relèvent surtout « de l’environnement international », a encore souligné M. Powell. « La croissance a faibli dans le reste du monde depuis un an et demi, les incertitudes autour du commerce et le Brexit sont autant de risques pour les perspectives économiques », a-t-il ajouté.

Pétrole

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a abaissé jeudi ses prévisions de croissance de la demande de pétrole, pour le troisième mois consécutif,, citant des données plus faibles que prévu dans la région Asie-Pacifique ainsi que dans les économies avancées des Amériques. Cette décision pourrait mettre une certaine pression sur l’organisation pour que celle-ci diminuera sa production lors de sa prochaine réunion en décembre. L’OPEP, qui espère parvenir à équilibrer le marché, a annoncé jeudi avoir mis en place toutes les options nécessaires pour y parvenir. Ces déclarations« rappellent aux marchés que si les prix du brut ne dégringolent pas en raison des inquiétudes sur la demande, le groupe OPEP + pourrait très bien prolonger son engagement à limiter sa production pendant la majeure partie de 2020 », a souligné Ed Moya, analyste chez Oanda.

Jeudi suivant ces déclarations, les prix du brut ont bondi; à Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre s’est apprécié de 78 cents. À New York, le baril américain de WTI pour novembre augmentera de 96 cents. Pour tenter de stabiliser les prix du pétrole, l’OPEP et ses producteurs alliés avaient convenu de réduire la production de 1,2 million de barils par jour. Cet accord remplaçait une précédente série de réductions de production amorcée en janvier 2017 et prendra fin en mars 2020. Un pétrolier iranien a été touché vendredi par deux frappes de missiles, faisant grimper les prix du baril de pétrole vendredi matin.

 

 

 

 

 

Pratte Gestion de portefeuille est une firme inscrite auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) ainsi que de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario (CVMO).
Destiné à fournir des renseignements généraux sur les marchés et les titres et non à répondre à vos besoins spécifiques, le présent bulletin est le fruit du seul travail de l’auteur. Les opinions (y compris les recommandations, s’il y a lieu) exprimées dans le présent bulletin sont celles de l’auteur seulement et ne représentent pas nécessairement celles de Pratte Gestion de portefeuilles et ne constituent pas des activités de conseil en matière d’investissement en valeurs destinés à répondre à vos besoins spécifiques.
Les renseignements que contient le présent bulletin proviennent de sources considérées comme fiables, mais leur exactitude et leur exhaustivité ne peuvent être garanties et, en les fournissant, l’auteur et Pratte Gestion de portefeuilles n’assument aucune responsabilité. Ces renseignements étaient à jour à la date indiquée dans le présent bulletin, et ni l’auteur, ni Pratte Gestion de portefeuilles n’assument quelque obligation que ce soit en vue de les mettre à jour ou de signaler tout fait nouveau en ce qui a trait à ces renseignements. Le présent bulletin est destiné à la diffusion dans les territoires où l’auteur et Pratte gestion de portefeuilles sont inscrits en vue de pratiquer le commerce des valeurs mobilières. Toute distribution ou diffusion du présent bulletin dans un autre territoire est interdite. L’auteur, Pratte Gestion de portefeuilles ses sociétés affiliées et leurs administrateurs, dirigeants et employés respectifs, de même que les entreprises auxquelles ils sont associés peuvent, de temps à autre, détenir des titres dont il est fait mention dans le présent bulletin.
Blogue

Vous voulez devenir client?

CONTACTEZ-NOUS