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13 septembre 2019

Les montagnes russes des marchés

Par PRATTE

bear bull FR

Les semaines se suivent et se ressemblent ! Encore une fois, les marchés ont été influencés par la guerre commerciale, tenant ainsi les investisseurs en haleine. La présentation des nouveaux produits d’Apple a donné un élan à son titre et au secteur technologique. Mercredi, la société a dépassé la barre des 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière pour la première fois depuis novembre 2018. Voici donc ce qui s’est passé cette semaine sur les marchés.

Marchés en bref

Ce fut un début de semaine en force pour les marchés financiers. Ils ont débuté la journée de lundi en hausse. Le Dow a ouvert avec des gains 28 points, le NASDAQ avançait de 0,3 % et le S&P 500 gagnait 0,1 %. Les titres de nombreuses banques américaines étaient en hausse, contribuant à la bonne performance des marchés ; J.P. Morgan Chase et la Bank of America avançaient tous deux de 1,3 %, tandis que le titre de la Citigroup gagnait 1,4 %. Après un mois d’août plutôt difficile, « de meilleures nouvelles sur le front de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, combinées à une tendance continue de données économiques en grande partie supérieure aux attentes » ont participé à cette embellie, remarque Art Hogan, responsable de la stratégie de marchés pour National. La séance s’est terminée en ordre dispersé alors que les trois principaux indices américains reprenaient leur souffle après deux semaines positives consécutives.

La séance de lundi a été chamboulée par une rotation de titres qui a déconcerté plusieurs investisseurs. Selon SentimenTrader, les actions les moins performantes de 2019 ont surperformé lundi, tandis que les titres gagnants de 2019 ont reculés. De plus, les obligations ainsi que certaines devises ont également chuté lundi. Le phénomène s’est également poursuivi lors de la séance de mardi.

Les marchés américains ont ouvert en baisse mardi alors que les investisseurs attendaient les réunions des banques centrales. « Les actions se replient après la performance mitigée de lundi, qui est intervenue dans le sillage d’un récent rebond ayant permis aux indices de remonter tout près de leur record », remarquent les analystes de Charles Schwab. Les trois principaux indices ont clôturé la journée en ordre dispersé ; le Dow et le S&P 500 ont tous deux terminé en légère hausse, tandis que le NASDAQ a conclu la séance en baisse de 0,04 %. Les marchés américains ont commencé la journée en légère hausse mercredi aidé par les gains du titre d’Apple qui a donné un élan au secteur des technologies. Cette bonne performance s’est poursuivie tout au long de la séance alors que les trois principaux indices ont clôturé positifs. Les indices ont aussi bénéficié d’un « changement de ton sur les marchés, marqué par la stabilisation du marché obligataire, le repli du marché des matières premières et la hausse du marché des actions », estime Karl Haeling de LBBW.

Le titre d’Apple et l’espoir d’un accord entre la Chine et les États-Unis ont permis aux marchés d’amorcer la journée de jeudi à la hausse. La Banque centrale européenne (BCE) a décidé jeudi d’abaisser son taux de dépôt frappant les liquidités excédentaires des banques. Ainsi, cette décision a donné un coup de pouce à l’économie européenne. « Les marchés financiers digèrent l’afflux de nouvelles mesures de soutien monétaire de la part de la Banque centrale européenne », remarquent les analystes de Charles Schwab. Vendredi, le Dow a ouvert en hausse pour une huitième journée consécutive aidé par les titres de Boeing et de Caterpillar. Le NASDAQ et le S&P 500 ont ouvert sans direction.

Le TSX a, pour sa part, débuté la semaine en recul de 21 points, entrainé par le secteur de la technologie. Le titre de Shopify perdait 3 % et celui de BlackBerry reculait de 2 %. Mardi, l’indice canadien a poursuivi sa mauvaise performance à l’ouverture des marchés à la suite d’une baisse soudaine du prix de l’or. L’indice torontois a repris du tonus en milieu de journée grâce à des gains des secteurs liés aux ressources naturelles, et ce, malgré une baisse des prix de l’or et du pétrole. Le TSX a ainsi clôturé la journée en hausse de 42 points. Mercredi, l’indice torontois a eu une belle séance et a terminé à son plus haut niveau en sept semaines. « Les investisseurs “réintègrent” progressivement le marché espérant voir des progrès sur le front des conflits commerciaux », a observé Colin Cieszynski, stratège en chef des marchés chez SIA Wealth Management. Le TSX a atteint jeudi en milieu de séance un sommet historique grimpant jusqu’à 16 672,71 points, mais a terminé la séance à 16 643,28 points. Le secteur technologique a terminé en hausse de 1,10 % tandis que le secteur de la finance avançait de 0,76 %. Cette bonne performance s’est poursuivie vendredi alors que le TSX a ouvert à un nouveau sommet avec des gains de plus de 0,37 %.

Apple

La messe annuelle d’Apple a eu lieu mardi et comme le veut la tradition, la compagnie a dévoilé ses nouveaux produits. Comme prévu, la compagnie a présenté les iPhone 11, iPhone 11 Pro et iPhone 11 Pro Max. Sa nouvelle gamme de téléphones intelligents, les iPhone 11 (le modèle de base à 979 dollars canadiens), 11 Pro (1379 dollars canadiens) et 11 Pro Max (1519 dollars canadiens) seront offerts en six couleurs. De plus, l’arrivée d’un nouvel iPad d’entrée de gamme a également été annoncée.

Apple a profité de l’évènement pour promouvoir le lancement de sa plateforme de diffusion vidéo Apple TV+. Celle-ci sera disponible dès le 1er novembre, soit deux semaines avant celle de Disney. De plus, les consommateurs qui se procureront un nouvel iPhone, un nouvel iPad ou un nouvel ordinateur profiteront d’un abonnement gratuit à Apple TV. La nouvelle plateforme d’Apple offre aux consommateurs un abonnement beaucoup moins dispendieux, soit 5,99 $ par mois, que ses compétiteurs. Les titres de Netflix et Disney ont tous deux reculé de 3 % mardi tandis que celui de Roku chutait de 12 %. L’action d’Apple a terminé la séance de mardi en hausse de 1 %, alors que son titre a accumulé plus de 35 % depuis le début de l’année. La compagnie a dépassé mercredi la barre des 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière pour la première fois depuis novembre 2018.

 Les tweets de Trumps

Le président américain est reconnu pour ses nombreux tweets, alors que ce dernier publiait en moyenne cinq tweets par jour en 2017, il en écrit désormais une vingtaine sur une base quotidienne. Ceux-ci ont une incidence directe sur les marchés et les investisseurs surveillent de près le compte Twitter du président. La banque J. P. Morgan a donc décidé de créer un indice lui permettant de mieux évaluer la volatilité que les tweets du président occasionnent. L’indice a reçu le nom de « Volfefe », en référence au fameux tweet de Donald Trump « covfefe » qui demeure à ce jour un mystère quant à sa signification.

« Nous avons trouvé de solides preuves démontrant que ces tweets faisaient de plus en plus bouger les taux de la dette américaine sur le marché, juste après leur publication », affirment les analystes de la banque. En effet, sur plus de 4000 tweets rédigés entre 2018 et 2019, ils en ont identifié 146 qui ont eu un impact direct sur les marchés. Pour le moment, le « Volfefe Index » mesure seulement la volatilité sur le marché de la dette. Toutefois, les analystes de J.P Morgan estiment qu’il pourrait être facilement transféré aux marchés des actions ou des devises.

Banque centrale européenne

La BCE a annoncé jeudi qu’elle allait abaisser son taux de dépôt de -0,40 % à -0,50 % frappant les liquidités excédentaires des banques. Cette dernière a également dévoilé son programme de rachat de dettes publiques et privées en espérant ainsi stimuler une économie qui tourne au ralenti. Les gouvernements dotés de marges budgétaires « devraient agir de manière efficace et rapide » face à la dégradation de la conjoncture en zone euro, a déclaré jeudi à la presse le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi. L’institution espère que cette mesure encouragera les banques à confier leurs excès de trésorerie aux ménages et aux entreprises plutôt que de le laisser au guichet de la banque centrale.

« Un ample degré de stimulation monétaire reste nécessaire pour la poursuite de la convergence durable de l’inflation à des niveaux inférieurs, mais proches de 2 % à moyen terme », a déclaré Mario Draghi qui terminera son mandat à la fin octobre, cédant sa place à Christine Lagarde. Le ton adopté par la BCE a donné un élan aux marchés européens. Plusieurs estiment que la réserve fédérale pourrait à son tour assouplir sa politique monétaire la semaine prochaine.

 

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