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22 mars 2019

Un budget libéral à saveur électorale

Par PRATTE

2 juin FR

Mardi, le gouvernement libéral a présenté un budget à saveur électoral à quelques mois seulement des prochaines élections. Les bourses américaines se sont montrées prudentes en début de semaine alors que l’issue de la réunion de la Banque centrale américaine (Fed) se terminait mercredi. Pour une quatrième année consécutive, notre gestionnaire de portefeuille a participé à l’exercice du magazine l’Actualité : Où investir en 2019 ? Voici donc ce qui s’est passé sur les marchés cette semaine.

Marchés en bref

Wall Street a vécu un début de semaine en légère hausse. « La hausse (lundi) est modérée, en raison des incertitudes toujours présentes au sujet de la guerre commerciale et alors que la Fed va être au centre de l’attention cette semaine », ont signalé les analystes de Charles Schwab. Les marchés américains ont ouvert avec quelques gains mardi, mais se sont essoufflés en fin de journée, car les investisseurs demeuraient prudents à la veille de la fin de la réunion de la Fed. La Banque centrale américaine avait déjà indiqué, il y a quelques semaines, une pause dans la hausse des taux d’intérêt. Cette annonce avait fait grimper les trois indices principaux. Le S&P 500 avait augmenté de 12,9 %, le Dow Jones de 11 % et le Nasdaq de 16,4 %.

Wall Street a ouvert en baisse mercredi, car les investisseurs attendaient avec impatience l’issue de la réunion de la Banque centrale aux États-Unis. Le titre de FedEx chutait de 5,55 % à l’ouverture après la publication de résultats trimestriels moins bons que prévu. Après avoir clôturé la session de mercredi en ordre dispersé, les marchés américains étaient toujours hésitants jeudi matin. Les investisseurs sont mitigés quant à l’annonce concernant les hausses des taux d’intérêt. En effet, ces derniers affirment être satisfaits de la pause, mais incertains en ce qui concerne le ralentissement économique aux États-Unis. Les marchés américains ont ouvert en baisse vendredi à la suite de la publication d’une série de données européennes décevantes qui ont mis en lumière les inquiétudes suscitées par la croissance économique mondiale.

Lundi, la bourse de Toronto a terminé la journée avec des gains, soutenus par la hausse des prix du pétrole après l’annonce de l’annulation de la prochaine réunion de l’OPEP prévue en avril. L’OPEP a déclaré qu’elle renforcerait légèrement les réductions dans les mois à venir. Mardi, Craig Jerusalim, gestionnaire de portefeuille chez Gestion d’actifs CIBC, a affirmé qu’« une entente entre les États-Unis et la Chine pourrait ne pas éliminer les tarifs existants sur les biens importés de la Chine ». Ainsi, une baisse des titres des transporteurs ferroviaires et du secteur de l’industrie touché par ces inquiétudes a entrainé le TSX vers le bas. Mercredi, le TSX a terminé la journée en baisse de 20 points, en partie attribuable aux titres du secteur de la santé. Aurora Cannabis chutait de 1,9 % tandis que Bausch Health Companies abandonnait 3,5 %. Retour à la hausse jeudi pour l’indice torontois qui a bien débuté la journée après l’annonce de données économiques positives au Canada. Entrainé par la récente chute des prix du pétrole, le TSX a ouvert en légère baisse vendredi.

Où investir en 2019 ?

Notre gestionnaire de portefeuille a été choisi à nouveau cette année afin de participer à l’exercice du magazine bien connu l’Actualité : Où investir en 2019 ? Ainsi, quatre experts se sont prononcés sur les différents enjeux économiques mondiaux et ont fait part de leurs suggestions de placement pour l’année en cours. L’année 2018 s’est terminée en queue de poisson pour les marchés alors que toutes les bourses mondiales ont clôturé en baisse. Les experts s’entendent, les investisseurs devront réduire leurs attentes alors que les rendements ne seront plus aussi grands que dans les dernières années. « Il sera même difficile de faire de l’argent sur les marchés dans les prochains mois », estime Philippe Pratte.

Plusieurs analystes ont pris la décision de s’éloigner des titres technologiques tels que Google ou Facebook qui étaient autrefois les chouchous des investisseurs. « Je pense m’en départir au cours de l’année pour me tourner vers des secteurs plus défensifs, comme les télécommunications, qui offrent plus de sécurité en période de ralentissement », dit Philippe Pratte. À lire pour connaître l’opinion des experts sur l’économie en 2019 et leurs suggestions de placements.

Budget canadien

Alors que les Libéraux avaient promis en 2015 un retour à l’équilibre budgétaire en 2019, le gouvernement Trudeau a annoncé hier un déficit de 19,8 milliards. C’était un budget très attendu du gouvernement surtout depuis que ce dernier est plongé dans les scandales, et ce, à quelques mois des élections. D’ailleurs, Bill Morneau, ministre de la Finance, a tenté le tout pour le tout en tentant de séduire la classe moyenne. Tout d’abord, le budget va offrir un appui financier aux nouveaux acheteurs qui ont de plus en plus de difficultés à acquérir leurs premières propriétés dans un marché en forte hausse. Ainsi, le gouvernement Trudeau va offrir à ces acheteurs la possibilité de souscrire à un prêt hypothécaire totalisant 10 % d’une nouvelle propriété ou 5 % d’une propriété existante pour augmenter leur mise de fonds.

Le budget offre également aux étudiants une réduction des taux d’intérêt sur leurs prêts. Les Libéraux ont aussi annoncé la bonification du Supplément de revenu garanti (SRG), une augmentation d’environ 4000 $ pour les aînés dont le revenu se situe entre 10 000 $ et 20 000 $. « Ce budget en est un très ciblé. Il vise deux blocs d’électeurs qui pourraient faire la différence : les milléniaux et les aînés » a fait valoir Sahir Khan de l’Institut des finances publiques et de la démocratie. Bref, le Globe and Mail énumère huit mesures provenant du budget qui vont affecter vos finances personnelles.

Fed

Comme plusieurs s’y attendaient, et espéraient, la Banque centrale américaine a annoncé qu’elle n’augmenterait pas ses taux d’intérêt cette année. Cette dernière songe également à ne pas y toucher pendant les trois prochaines années afin d’éviter une surchauffe de l’économie. La Fed a indiqué avoir fait une pause en raison d’un ralentissement plus marqué de la croissance combinée à une inflation toujours plus contenue. « Les informations reçues par le Comité monétaire depuis la réunion de janvier indiquent que le marché du travail reste solide, mais la croissance de l’activité économique a ralenti comparée au rythme soutenu du quatrième trimestre », ont commenté les membres du Comité monétaire dans un communiqué mercredi.

Plusieurs données démontrent des dépenses à la baisse des ménages américains au premier trimestre ainsi qu’une diminution des investissements des entreprises. La Fed observe que « globalement, l’inflation a ralenti sur douze mois, essentiellement en raison d’une baisse des prix de l’énergie, notamment de l’essence. Sans les prix volatils des secteurs de l’énergie et de l’alimentaire, l’inflation demeure autour des 2 % », cible de la Fed. Mercredi, les marchés se sont montrés hésitants à la suite du message de la Fed et ont clôturé en ordre dispersé.

Lyft

La rivale numéro un d’Uber a débuté lundi sa tournée de promotion pour son entrée en bourse, soit un des IPO les plus attendus de l’année. La compagnie fondée en 2012 espère avec cette tournée des investisseurs vendre autour de 30,77 millions d’actions à un prix compris entre 62 et 68 dollars. Ceci lui permettrait de générer plus de 2 milliards de dollars et sa valeur pourrait atteindre entre 20 et 25 milliards de dollars américains.

La compagnie a réussi dans les dernières années à prendre les parts de marchés d’Uber alors que la réputation de cette dernière a été énormément affectée par des problèmes autant à l’interne qu’à l’externe. D’ailleurs, Uber a également annoncé son entrée à la bourse dans les prochaines semaines. Lyft offre plusieurs services, dont un service basé sur le modèle d’Uber, mais elle offre également un service de trottinette électrique et des services de partage de bicyclettes. Une entrée à la bourse à surveiller dans les prochaines semaines.

 

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