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18 janvier 2019

Début de la saison des résultats trimestriels

Par PRATTE

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Une semaine encore une fois marquée par les nombreux conflits commerciaux qui sont en cours. La saison des résultats trimestriels a également débuté cette semaine, affectant ainsi les marchés. Le rejet brutal du vote sur l’accord de sortie du Brexit a, quant à lui, jeté un vent d’incertitude au Royaume-Uni et sur les marchés mondiaux. Voici donc ce qui s’est passé sur les marchés cette semaine.

Marchés en bref

Après plusieurs bonnes séances la semaine dernière, les marchés ont débuté la journée de lundi en baisse, et ce, malgré le regain d’optimisme en ce qui concerne les relations commerciales. Un recul de l’excédent commercial de la Chine est venu affecter les bourses mondiales. Cette nouvelle a semé une inquiétude chez les investisseurs au sujet de la croissance de l’économie mondiale. « Les préoccupations sur un ralentissement de la croissance mondiale sont de retour et cela justifie des prises de bénéfices », a réagi Patrick O’Hare, de Briefing.

Mardi, les investisseurs demeuraient prudents, attendant avec impatience le vote sur le Brexit. Le Dow a ouvert en baisse, tiré vers le bas par le titre de J.P. Morgan qui perdait 1,1 % après des résultats trimestriels décevants. Le Nasdaq a ouvert en hausse de 1,1 % et le S&P 500 gagnait 0,5 %, tandis que Netflix bondissait de 6 % à l’ouverture après avoir annoncé une hausse de ses tarifs mensuelle. De leur côté, les titres d’Apple, Amazon, Facebook et Alphabet gagnaient plus de 1 % chacun.

Les indices américains ont ouvert en hausse mercredi, soutenu entre autres par les titres de la Goldman Sachs (+3,9 %) et de Bank of America (+5,2 %) qui ont tous deux dévoilé de bons résultats trimestriels. Toutefois, après avoir clôturé avec des gains mercredi, ce fut un retour à la baisse pour la journée de jeudi. En effet, Wall Street a été grandement affecté par les résultats trimestriels à la baisse de la banque Morgan Stanley (-5,43 %). Bon départ pour les marchés vendredi qui ont ouvert en hausse grâce à un regain d’optimisme face à une possible trêve entre la Chine et les États-Unis.

Du côté de la bourse canadienne, le TSX a terminé la journée de lundi en hausse de 0,24 % aidé par les titres de Chorus Aviation (+15,1 %), Canopy Growth (+11,2 %) et Goldcrop (+7,5 %). L’indice torontois connait un bon début d’année, avec des gains de 4,6 % depuis janvier. Mardi, le TSX a ouvert dans le vert, atteignant les 15 000 points pour la première fois depuis le 7 décembre dernier. L’indice torontois a ouvert en légère hausse aidée par les titres du secteur bancaire. Après neuf sessions d’affilée à la hausse, le TSX a débuté la journée de jeudi en baisse de 0,21 %.

Excédent commercial chinois

Pour une deuxième année consécutive, l’excédent commercial de la Chine est en baisse de 16,2 %. En 2017, son excédent commercial avait chuté de 17 %. Cette baisse est due à une hausse de 15,8 % des importations alors que les exportations ont seulement augmenté de 9,9 %. « Les exportations vers les États-Unis ont chuté de 3,8 %. Cela suggère que l’impact des surtaxes douanières américaines s’est intensifié en décembre, alors que la trêve intervenait et réduisait l’urgence d’importer avant de nouvelles hausses de droits de douane pour les entreprises américaines », estime dans une note Julian Evans-Pritchard, de Capital Economics. « Mais les surtaxes douanières ne sont pas responsables de tout. Les exportations vers le reste du monde ont aussi ralenti, et les études signalaient une plus faible demande mondiale à la fin de 2018 », ajoute-t-il.

Au mois de décembre, la Chine a déclaré une baisse de 4,4 % de ses exportations. De plus, la Chine a annoncé un nouvel excédent commercial avec les États-Unis de 323,32 milliards de dollars, il s’agit de l’excédent le plus important depuis plus d’une décennie avec Washington, le tout dépassant des records. Ainsi, les États-Unis sont submergés de produits chinois depuis les derniers mois. La deuxième plus grande économie mondiale démontre des signes de ralentissement économique ce qui fait craindre les analystes pour la croissance mondiale en 2019.

Brexit

Le vote crucial sur le Brexit a eu lieu mardi dernier au Parlement britannique et ce fut un rejet brutal de l’accord de sortie qui a été écarté par 432 contre 202 députés. « C’est la plus grande défaite jamais essuyée par l’exécutif au Parlement », a souligné Anand Menon, chercheur au King’s College de Londres, interrogé par l’AFP. À quelques semaines seulement de la date de la sortie officielle, soit le 29 mars prochain, un climat d’incertitude règne au Royaume-Uni. D’ailleurs, la première ministre conservatrice Theresa May a jusqu’à lundi prochain pour présenter un plan B.  Le pays est divisé depuis le populaire référendum du Brexit qui a eu lieu en juin 2016 et la tension monte dans les milieux économiques et financiers.

L’Union européenne est le partenaire principal du Royaume-Uni et le pays affiche un déficit commercial de 67 milliards de livres sterling avec cette dernière ainsi qu’avec la majorité des autres pays membres de l’union. L’OCDE (l’Organisation de coopération et de développement économiques) ajoute que « le manque de précisions quant aux relations futures entre le Royaume-Uni et l’Union européenne ou à la prolongation de la période de transition et les incertitudes qui en découlent pourraient inciter les entreprises à différer davantage leurs projets d’investissement. À l’inverse, la perspective d’un maintien de relations économiques aussi étroites que possible avec l’Union européenne se traduirait par une croissance économique plus forte que prévu ». Un dossier à suivre.

Une saison des résultats à la baisse

Comme plusieurs analystes l’avaient prédit, les résultats du quatrième trimestre devraient être à la baisse. Plusieurs investisseurs ont revu leurs attentes à la baisse pour ce trimestre alors qu’en septembre ils prédisaient une hausse de 18 % du bénéfice par action, la prévision est désormais estimée à 10,6 %. En effet , plus de 72 entreprises composant le S&P 500 ont déjà annoncé que leurs résultats seraient à la baisse pour le quatrième trimestre.

De plus, plusieurs estiment que cette tendance se maintiendra en 2019 due entre autres à un ralentissement économique, une hausse du dollar américain et la baisse des prix de l’or noir. Cette baisse des prévisions pour les prochains trimestres inquiète les investisseurs puisqu’il s’agit d’une des sources les plus importantes de profit pour le marché . Apple est un exemple concret de cette soudaine baisse. Effectivement, en raison de la faible demande en Chine, la compagnie a pris la décision de réduire ses prévisions de chiffre d’affaires pour la première fois depuis près de 20 ans. Bref, cette saison des résultats trimestriels en sera une à surveiller alors que les analystes tenteront de déchiffrer des signaux de croissance dans la divulgation des résultats.

Banque Royale

La plus importante banque du Canada a annoncé cette semaine qu’elle abaissait son taux hypothécaire à terme fixe de cinq ans, ce qui devrait amener les autres banques à faire de même. « La RBC est le plus important prêteur hypothécaire au Canada. Par conséquent, chaque fois qu’elle modifie son taux hypothécaire, nous pouvons nous attendre à ce que les quatre autres banques fassent de même », a déclaré James Laird, président de Canwise Financial. La RBC a abaissé le taux de son emprunt hypothécaire « spécial » de cinq ans à 3,74 %, soit une baisse de 0,15 point de pourcentage.

Depuis novembre dernier, le rendement des obligations sur cinq ans du gouvernement du Canada a fortement diminué, d’où l’idée des institutions bancaires d’abaisser leur taux hypothécaire. En effet, les rendements obligataires sur cinq ans sont passés de 2,46 % (le 8 novembre) à 1,93 % mercredi, une baisse de plus d’un demi-point de pourcentage. Les banques fondent leurs taux hypothécaires fixes sur les rendements des obligations d’État. L’impact sur les consommateurs sera toutefois moindre pour l’instant.

 

 

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