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16 novembre 2018

Résultats trimestriels pour les compagnies de cannabis canadiennes

Par PRATTE

16 nov FR

Résultats trimestriels pour les compagnies de cannabis canadiennes

Tous attendaient avec impatience le dépôt des résultats trimestriels des grandes compagnies canadiennes de cannabis cette semaine après un automne explosif. Les marchés ont encore vécu une semaine difficile alors que plusieurs grands titres, comme Apple, ont entrainé les indices dans leur descente. Le prix du baril de pétrole a continué d’être en territoire volatile, touché par les tensions géopolitiques et les tweets de Donald Trump. Voici ce qui s’est passé sur les marchés cette semaine.

Marchés en bref

Début de semaine difficile pour les marchés, alors que lundi, Apple et Goldman Sachs, deux des plus grands membres influents, ont chuté. En effet, Apple a perdu plus de 5 % lundi puisque les investisseurs craignaient une baisse de croissance d’entreprise. « La chaîne d’approvisionnement autour d’Apple commence à ressentir la glissade de la demande », a analysé Matt Miskin de John Hancock. Les pauvres résultats de la compagnie Apple ont également influencé négativement les trois indices principaux et l’ensemble des valeurs technologiques. Ainsi, Amazon perdait 4,41 %, Facebook 2,35 %, Twitter 6,07 % et Snapchat 2,06 %. Puis, la Goldman Sachs a également tiré les indices vers le bas, abandonnant plus de 7 %, soit sa pire baisse depuis sept ans après l’annonce d’un scandale financier en Malaisie.

Les trois principaux indices ont oscillé entre le positif et le négatif tout au long de la journée de mardi, et ce, malgré un regain d’optimisme envers les discussions entre la Chine et les États-Unis. « On a clairement une tendance qui se dessine, selon laquelle le marché ouvre en nette hausse, puis se replie et peine à garder son avancée jusqu’à la clôture », a remarqué Quincy Krosby, responsable de la stratégie de marché de Prudential Financial.

Wall Street a ouvert en hausse mercredi grâce à un rebond des titres technologiques et du pétrole. Les résultats de la publication de l’indice sur les prix à la consommation aux États-Unis ont soutenu la bourse américaine avec des résultats démontrant une progression de l’indice de 2,5 % sur un an en raison notamment de la hausse du carburant. Un retour à la baisse jeudi à l’ouverture des marchés, dû à un repli de plusieurs grands titres comme Amazon (-2 %), Walmart (-0,8 %) et Facebook (-1 %). C’est à la baisse que la séance de vendredi a commencé pour Wall Street. Le titre de Nvidia plongeait de 18 %, entrainant le Nasdaq dans sa chute. Les trois principaux indices sont en voie de clôturer la semaine avec des pertes. Le Dow et le Nasdaq ont perdu 2 % alors que le S&P 500 a concédé 1,8 %.

Le TSX a lui aussi débuté la semaine négativement avec une perte de 118 points lundi à la fermeture des marchés. L’indice a été entrainé par le titre d’Aphria (-9,5 %) et la chute du pétrole. Mardi, on a assisté au même scénario avec une journée en baisse alors que le déclin du secteur de l’énergie continuait de peser sur l’indice. La bourse de Toronto a ouvert en légère hausse mercredi, aidé par une hausse de l’or noir. En effet, une possible diminution de l’offre par les membres de l’OPEP et leurs alliés est responsable de l’augmentation de cette richesse. Jeudi, le TSX a ouvert en légère baisse après qu’un rapport a dévoilé une perte de 23 000 emplois en octobre au Canada. Le TSX a ouvert en baisse vendredi, tiré vers le bas par les titres du secteur technologiques.

Pétrole

Une autre semaine difficile pour le pétrole alors que l’OPEP s’inquiète d’une demande plus faible que ce qui avait été prévu. En fait, la demande mondiale devrait augmenter de 1,50 million de barils par jour par rapport à 2017. Il s’agit d’une baisse de 40 000 barils par jour, contrairement à ce qui avait été prévu le mois dernier. La Chine et le Moyen-Orient auront besoin de moins de pétrole que prévu alors que l’offre était en hausse, spécialement aux États-Unis. « Bien que le marché ait atteint un équilibre pour l’instant, les prévisions pour 2019 sur la croissance de l’offre non-OPEP indiquent des volumes plus élevés, dépassant la hausse de la demande mondiale et conduisant à un excès croissant de l’offre sur le marché », indique le cartel dans son rapport mensuel sur le pétrole.

La géopolitique et les tweets de Trump sont responsables de la volatilité qui touche le pétrole depuis les derniers jours. « J’espère que l’Arabie saoudite et l’OPEP ne baisseront pas leur production. Les prix du brut doivent être bien inférieurs si l’on se base sur l’offre ! » a écrit le président sur Twitter. Le pétrole brut des États-Unis a chuté de 7 % mardi, son plus bas niveau en un an. Les membres de l’OPEP et la Russie vont se rencontrer le 6 décembre prochain afin de discuter du maintien de la réduction de la production en place depuis janvier 2017, établies pour balancer un marché dopé par une offre trop grande. L’Arabie Saoudite a, quant à elle, déjà annoncé vouloir réduire sa production et diminuer ses exportations.

Aurora Cannabis

Aurora a déposé cette semaine ses résultats trimestriels affichant une augmentation de ses ventes et de ses profits. Aurora a réalisé un chiffre d’affaires de 29,7 millions. Il s’agit d’un bénéfice net trimestriel atteignant 104,2 millions, une hausse comparativement à celui de 3,6 millions, réalisée à la même période en 2017. L’entreprise canadienne a vu sa demande pour la marijuana augmentée lors des premières semaines de légalisation au Canada et prévoit que la demande va dépasser l’offre pendant un certain temps.

« Nous avons entendu l’inconfort des provinces qui, de façon générale, n’ont pas été en mesure de fournir un approvisionnement suffisant », a déclaré Cam Battley, chef des affaires corporatives chez Aurora. « Nous pensons avoir fait mieux que d’autres sociétés, nos pairs. Nous allons accélérer la cadence, nous pourrons bientôt rattraper une partie du retard. Mais nous ne pouvons pas le faire immédiatement. » Toutefois, les résultats trimestriels des compagnies canadiennes de cannabis ne tiennent pas en compte les ventes de marijuana qui ont eu lieu après la légalisation. Bref, les prochains résultats trimestriels seront déterminants pour les grandes entreprises canadiennes, surtout si l’offre n’arrive pas à fournir la demande.

Tilray

La société de Nanaimo en Colombie-Britannique a déposé cette semaine des résultats trimestriels moins reluisants que prévu. Les analystes avaient estimé des pertes de 12,7 millions, mais Tilray a enregistré des pertes de 18,7 millions pour son troisième trimestre qui s’est terminé le 30 septembre. L’entreprise explique ses résultats par une augmentation de ses dépenses à ce qui concerne l’exploitation de Tilray. En effet, la compagnie ne cesse de croître et de prendre de l’expansion au niveau international et ainsi, se doit d’investir plus d’argent. Cependant, le producteur de cannabis a vu ses revenus grimper de 85 %.

« Nous en sommes aux premières étapes de la réalisation de notre potentiel de croissance et notre équipe continue d’exécuter de manière stratégique des initiatives opérationnelles et des investissements disciplinés pour soutenir la croissance durable et à long terme de Tilray, alors que la cadence de la légalisation continue de s’accélérer dans le monde », a affirmé dans un communiqué le chef de la direction de Tilray, Brendan Kennedy. L’action de la compagnie a bondi de 1600 % depuis son entrée à la bourse avec une hausse de 30 % au début du mois de novembre. À la suite de l’annonce de ses résultats trimestriels, le titre perdait 4,8 %.

Canopy Growth

C’était au tour de Canopy Growth de déposer ses résultats trimestriels mercredi. La compagnie ontarienne a elle aussi révélé des résultats moins bons que prévu avec des pertes de 330,6 millions. L’entreprise attribue ses pertes à une augmentation de ses dépenses en vue de la légalisation de la marijuana au Canada.

Ses revenus trimestriels ont totalisé 23,3 millions comparativement à 17,6 millions au trimestre précédent, une hausse de 33 %. Toutefois, son rythme de croissance est moins grand que ceux de ses rivaux comme Tilray et Aphria. À la suite de la publication de ses résultats, le titre de la compagnie était en baisse de 8 %.

 

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