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5 octobre 2018

L’accord conclu entre le Canada et les États-Unis apaise les marchés

Par PRATTE

2 juin FR

Les marchés célébraient déjà l’entente conclue entre Washington et le Canada dimanche, soit à quelques heures de la date butoir. L’entente, qui possède désormais le titre d’Accord États-Unis–Mexique-Canada (AEUMC) remplacera l’ALENA et fait le bonheur des investisseurs. Malgré ce répit, la bourse canadienne n’a pas profité de ce nouvel accord et n’a accumulé que de légers gains. Un nouveau gouvernement a été élu lundi au Québec faisant miroiter plusieurs promesses économiques. L’Italie, quant à elle, continue de mettre de la pression sur les marchés financiers. Voici donc ce qui s’est passé cette semaine sur les marchés.

Marchés en bref

Wall Street a ouvert en hausse lundi, célébrant l’accord conclu dimanche soir entre Washington et Ottawa. Les investisseurs semblaient soulagés après plusieurs mois d’incertitude. Le président Donald Trump a signifié son enthousiasme sur Twitter quant à cette entente en la qualifiant de « magnifique ». Les indices ont également profité de la bonne performance de certains titres, tels que Tesla (+15,08 %) et General Electric (+11,96 %). Les titres du secteur automobile américains étaient également en hausse, avec en tête Ford (+1,6 %) et General Motors (+2,4 %). Mardi, le Dow a enregistré un record en milieu de la journée, grandement aidé par les titres d’Intel (+ 4 %), Boeing et Caterpillar ainsi que par l’optimisme entourant les échanges commerciaux. Le Nasdaq et le S&P 500 ont, quant à eux, ouvert en baisse, alors que la relation entre la Chine et les États-Unis fait toujours craindre les investisseurs.

Mercredi, la publication d’un rapport sur l’emploi aux États-Unis a surpassé les attentes, aidant les trois principaux indices à l’ouverture des marchés. Le Dow a poursuivi sa lancée et a ouvert à un niveau record, en hausse de 117 points, avec les titres d’Intel et J.P. Morgan Chase en tête. Le S&P 500 et le Nasdaq ont tous deux ouvert avec une légère hausse, alors que le titre de Boeing a aussi atteint un niveau record. De son côté, le titre de General Motors continuait de briller, avec des gains de 5 %. Jeudi, le Dow a commencé la journée en baisse de 250 points et le S&P 500 perdait 0,7 %. Le Nasdaq cédait 1,2 % tiré vers le bas par les titres de Netflix, Facebook et Apple, tous les trois en baisse de 1 %. Les investisseurs demeuraient craintifs quant à la hausse des taux d’emprunt sur la dette de 10 ans des États-Unis. Les taux continuaient de grimper jeudi, soit son plus haut niveau depuis 2011. Les banques, fidèles à leurs habitudes, profitaient de cette hausse à l’ouverture des marchés ; JP Morgan Chase gagnait 1,90 %, Citigroup 1,45 % et Wells Fargo 1,92 %. Vendredi, les marchés ont ouvert sans direction, alors que le rapport sur l’emploi fait craindre une montée des taux d’intérêt aux États-Unis.

Du côté canadien, le dollar était en hausse dimanche soir à la suite de l’annonce de l’Accord États-Unis–Mexique-Canada (AEUMC) conclu à la dernière minute. Le huard a atteint son plus haut niveau en quatre mois, s’échangeant jusqu’à 0,78 cent US. Malgré un soulagement du côté des investisseurs, la bourse de Toronto a seulement gagné 31 points à la fermeture des marchés lundi. Cependant, plusieurs actions ont bénéficié de cette nouvelle entente, spécialement le secteur de l’automobile canadienne. En effet, l’action de Martinrea était en avance de 11 %, Linamar gagnait 6 % alors que le titre de Magna augmentait de 2 %. Mardi, le TSX a démarré en baisse de 38 points, alors que la majorité des indices mondiaux suivaient cette même tendance et que Wall Street continuait d’hésiter face aux tensions commerciales. Mercredi, l’indice canadien a ouvert en hausse de 12,8 points, soutenu par les titres financiers et a continué sur cette lancée tout au long de la journée, terminant avec des gains de 54 points. Pour sa part, le secteur du cannabis a connu une montée de 4,9 %. En effet, trois compagnies du secteur ont fini dans le vert, soit Canopy Growth avec 8,2 %, Aphria avec 5,8 % et Aurora avec 5,2 %. Finalement, retour vers le bas pour le TSX qui a ouvert en baisse jeudi ainsi que vendredi.

ALENA

À seulement quelques heures de la date butoir, le Canada et les États-Unis sont parvenus à s’entendre pour le renouvellement de l’Accord de libre-échange nord-américain. L’entente, qui possède désormais le titre d’Accord États-Unis–Mexique-Canada (AEUMC) remplacera l’ALENA qui à l’époque, avait été conclu en 1994. En résumé, le Canada est assuré de ne pas être frappé par un tarif de 25 % sur les importations automobiles.

Le secteur laitier est celui qui a écopé le plus dans cette nouvelle entente, car le « Canada a accepté d’offrir un plus grand accès à ce marché aux agriculteurs américains, cédant environ 3,5 % de son marché laitier, mais c’est en deçà des 10 % que certains craignaient » a déclaré Derek Burleton de la TD. Malgré plusieurs concessions, c’est un sentiment de soulagement pour plusieurs alors que de nombreuses entreprises hésitaient à investir au Canada, de peur de voir l’entente ne pas se renouveler. Cette entente permet au Canada de sécuriser sa place dans le marché nord-américain. La Presse a publié cette semaine un article qui énumère les huit clés de l’accord.

Bourse de Toronto

Malgré l’entente conclue entre le Canada et les États-Unis dimanche, la bourse de Toronto n’a accumulé que de maigres gains lundi. Plusieurs s’attendaient à ce que la célébration soit au rendez-vous après plusieurs mois d’incertitude. « Cette timide réaction reflète vraisemblablement le fait que la majorité des titres qui composent l’indice n’a jamais réellement souffert des inquiétudes liées aux négociations entourant le libre-échange », soutient l’économiste en chef de la BMO, Doug Porter.

« L’indice S&P/TSX est beaucoup plus sensible à l’économie mondiale qu’à l’économie nord-américaine. Or, les tensions entre les États-Unis et la Chine demeurent élevées », a déclaré Martin Roberge, stratège quantitatif de Canaccord Genuity. En fait, le secteur de l’automobile et celui des distributeurs d’acier ont été les secteurs les plus performants lundi. « L’accord lève le dernier obstacle à la normalisation de la politique monétaire. La Banque centrale, qui s’inquiétait des exportations et de l’investissement, peut maintenant s’attaquer avec vigueur à la montée des tensions inflationnistes », a déclaré Krishen Rangasamy, économiste de la Financière Banque Nationale alors que trois hausses de la banque sont prévues en 2019.

Coalition Avenir Québec

La vague caquiste a balayé le Québec lors des élections de lundi dernier causant la totale, présentant un gouvernement majoritaire. Au lendemain de sa victoire étincelante, le premier ministre, François Legault a annoncé les priorités de son gouvernement. Il a déclaré qu’il aimerait « commencer rapidement à remettre de l’argent dans le portefeuille des Québécois » tout en améliorant l’accès aux services des médecins de famille. Gérald Fillion a listé quelques mesures du programme électoral de la CAQ qui pourraient renflouer votre portefeuille.

Tout d’abord, relativement aux taxes scolaires, la CAQ promet d’uniformiser les taux pour l’ensemble de la province. La CAQ entend également mettre en place un tarif unique pour les garderies et donc abolir les contributions supplémentaires qu’avaient imposées les libéraux. Le nouveau gouvernement entend offrir des allocations familiales plus généreuses et ainsi encourager les familles québécoises à avoir plus d’enfants. Bref, un article à lire pour mieux comprendre les mesures que propose le nouveau gouvernement.

Italie

Les difficultés financières de l’Italie continuent d’affecter les marchés mondiaux. La troisième économie de la zone euro a présenté récemment un budget prévoyant un déficit public de 2,4 % du PIB entre 2019 et 2021 alors que Bruxelles avait envisagé un déficit de 0,8 %. Cette nouvelle a fait réagir la Commission européenne et les marchés financiers mondiaux, faisant augmenter le taux des emprunts italiens sur une période de dix ans. Le gouvernement italien a ensuite voulu rassurer les marchés en promettant de réduire la dette globale de l’Italie, qui représente 130 % de son produit intérieur brut, soit le deuxième PIB plus élevé de la zone euro après celui de la Grèce.

« Nous devons éviter que l’Italie réclame des conditions spéciales qui conduiraient à la fin de l’euro si elles étaient concédées à tous », avait prévenu Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne. Finalement, le gouvernement italien est revenu sur sa décision mercredi, annonçant que « le rapport déficit/PIB sera l’année prochaine de 2,4 %, mais baissera les années suivantes à 2,1 % en 2020 et en 2021 il sera de 1,8 % », a promis mercredi soir le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte. Ce nouvel enjeu est venu s’ajouter aux craintes face au Brexit, qui pèse lourd sur l’euro qui a perdu presque 2 % en l’espace de trois jours.

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