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28 septembre 2018

Facebook encore en gestion de crise

Par PRATTE

Blogue 28 sept FR

 

Le départ des cofondateurs et dirigeants d’Instagram a frappé de plein fouet le titre de Facebook mardi le faisant chuter de 2,5 %. Puis, la Fed a annoncé mercredi son intention d’augmenter son taux d’intérêt d’un quart de points. Le titre de General Electric continue de subir les frasques du secteur de l’énergie et les sanctions contre l’Iran, quant à elles, donnent de la vigueur aux prix du pétrole. Voici donc ce qui s’est passé cette semaine sur les marchés.

Marchés en bref

Début de semaine plutôt difficile pour les trois principaux indices puisqu’ils ont ouvert et fermé à la baisse lundi. L’aggravation des tensions commerciales et des problèmes au sein de l’administration Trump est venue effacer les gains du secteur technologique qui rebondissaient après leur chute de la semaine précédente. Mardi, les indices ont connu un début neutre, puisque les secteurs de l’énergie et des banques connaissaient des gains, à l’opposé du secteur technologique qui tirait vers le bas. Le lendemain, c’est à la hausse que le Dow a commencé la journée, aidé par des gains de 20 points du géant d’IBM, et ce, malgré la chute du titre de Nike (-3 %). Le S&P 500 et le Nasdaq ont tous les deux ouvert avec une légère hausse, alors que les investisseurs attendaient la conclusion d’une réunion de deux jours de la Réserve fédérale américaine.

Jeudi, les marchés étaient positifs à l’ouverture, aidé par des rebonds dans les titres d’Amazon (+1,1 %) et d’Apple (+1,7 %). Les titres du groupe FAANG (Facebook, Apple, Amazon, Netflix et Google) ont vécu des moments difficiles dans les dernières semaines. Au lendemain de la décision de la FED, les investisseurs tentaient encore de digérer tranquillement les événements de mercredi alors que les trois principaux indices avaient clôturé à la baisse. La Fed a également déclaré qu’elle augmenterait son taux d’intérêt, en plus d’annoncer qu’elle ne qualifierait plus sa politique monétaire d’« accommodante ».

Vendredi, les tensions commerciales ont repris de plus belle et les investisseurs demeuraient craintifs face à l’approche de la date butoir du 30 septembre pour une entente finale entre le Canada et les États-Unis. Pour la dernière journée d’échange du troisième quart, les trois principaux indices ont ouvert à la baisse. Wall Street était également marqué par les inquiétudes entourant le budget italien, qui prévoit un déficit à 2,4 % du PIB pour les trois prochaines années ainsi que la chute de 10 % de Tesla.

Du côté du secteur canadien, le TSX a terminé en baisse de 16,81 points lundi malgré un regain du prix du baril de pétrole. Ce dernier étant en hausse de 1,30 $ US pour atteindre 72,08 $ US, sa meilleure performance enregistrée en quatre ans. Le secteur de l’énergie a profité de cette hausse, avec des gains de 2,6 %, soutenue par l’action de Baytex Energy qui augmentait de 11 %. Mardi, Le TSX a ouvert légèrement positif, pour finalement terminer la journée en baisse de 47,82 points, et ce malgré, encore une fois, une augmentation du prix du pétrole. Mercredi, l’indice canadien a terminé la journée dans le vert, grâce entre autres au secteur des banques qui était en progression, avec en tête la Banque de Montréal et la Banque de Nouvelle-Écosse. Les titres du secteur de cannabis étaient, quant à eux, en chute de 0,6 %, alors que le titre de Canada Goose progressait de 10,7 % à la fermeture. Le TSX a débuté la journée de jeudi avec de légers gains dus à une hausse du prix du pétrole dans le secteur de l’énergie. Vendredi, il a ouvert en légère baisse, alors que les investisseurs évaluaient les données démontrant une croissance économique intérieure plus forte que prévu et devant un accord commercial entre les États-Unis et le Mexique qui exclurait le Canada.

Facebook

Mardi, l’annonce du départ imminent des cofondateurs et dirigeants d’Instagram a frappé de plein fouet le titre de Facebook le faisait chuter de 2,5 %. Le CEO Kevin Systrom en avait beaucoup à dire sur le sujet : « Mike (Krieger) et moi-même sommes très reconnaissants pour les huit dernières années chez Instagram et les six années au sein de l’équipe de Facebook (…). Nous souhaitons prendre congé afin d’explorer de nouveau notre curiosité et notre créativité ». Les déboires récents de Facebook semblent être au cœur de cette décision. Selon un rapport de Bloomberg, Systrom et Krieger étaient de plus en plus insatisfaits de la place que prenait Zuckerberg, le créateur de la plateforme.

Facebook a acheté Instagram en 2012 pour un milliard de dollars et cette acquisition s’est avérée être un investissement plus que fructueux. Snapchat a, pour sa part, bénéficié de la chute du titre de son plus grand concurrent, alors que mardi son action a ouvert en hausse de 3 %. Le titre de Facebook a perdu plus de 6 % cette année après six ans de surperformance. Instagram a atteint en juin dernier un milliard d’utilisateurs alors que sa popularité auprès des jeunes continue d’augmenter.Vendredi, la compagnie faisait face à un autre problème, alors qu’elle a annoncé qu’une faille de sécurité avait compromis plus de 50 millions de comptes, permettant à des pirates de prendre le contrôle de comptes d’utilisateurs. Cette faille, qui aurait été réparée jeudi soir, a tout de même fait plonger le titre de 3% suivant la nouvelle.

Réserve fédérale américaine

En réunion depuis lundi pour discuter de la politique monétaire, la Réserve fédérale américaine a annoncé mercredi une hausse d’un quart de point de son taux d’intérêt le faisant passer à 2,25 %. Les membres du comité se sont montrés plutôt optimistes face à l’économie américaine.
La Fed a également annoncé qu’elle ne qualifierait plus sa politique monétaire d’« accommodante ». Ceci « suggère l’idée que le marché doit désormais se débrouiller tout seul, qu’il doit voler de ses propres ailes », a remarqué JJ Kinahan, de TD Ameritrade. Les investisseurs ont profité dans les dernières années de l’argent à bas prix de la Fed. Toutefois, la décision de la Fed « est aussi le signe de sa confiance dans la solidité du marché », a ajouté M. Kinahan.

La Fed prévoit une hausse supplémentaire cette année, ainsi que deux à trois autres augmentations en 2019. « Notre économie est forte. La croissance avance à un rythme solide. Le chômage est bas, les salaires augmentent, et l’inflation est basse et stable », a résumé Jerome Powell. Sans grande surprise, le président Donald Trump a immédiatement fait part de son mécontentement face à cette nouvelle hausse. « Malheureusement, ils viennent juste d’augmenter un peu les taux d’intérêt parce que nous [l’économie] nous portons bien. Je ne suis pas content », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à New York.

General Electric

Les déboires de la compagnie continuent de peser sur l’action, alors que son titre a perdu plus de 12 % au cours des quatre dernières séances. La compagnie a été secouée la semaine dernière à la suite de révélations impliquant des complications dans la mise à jour du nouveau modèle de turbine. Lundi, le titre a atteint son niveau le plus bas depuis 2009. Sa division énergie demeure son plus grand problème, la rentabilité n’étant pas au rendez-vous.

Les investisseurs ne sont pas convaincus par le plan de redressement du PDG John Flanner. De plus, ont fait face, dans les dernières semaines, à de nouveaux obstacles comme la récente panne de turbine au Texas. Le titre de General Electric a perdu environ le tiers de sa valeur depuis le début de l’année, et plus de 60 % depuis 2017. Le titre a soudainement repris du tonus mercredi, alors qu’il a ouvert en hausse.

Pétrole

Le président Trump a exigé cette semaine que l’OPEP augmente sa production pour empêcher de nouvelles hausses de prix avant les élections législatives du mois de novembre. En fait, les estimations sur la quantité de brut iranien qui pourrait disparaître du marché une fois que les sanctions américaines contre l’Iran entreront en vigueur le 4 novembre varient considérablement parmi la communauté des analystes, passant de 500 000 barils par jour (bpj) à 2 millions de bpj. Lundi, le cours du pétrole était à son plus haut depuis 2014 puis était en baisse mercredi, après l’annonce d’une hausse hebdomadaire des stocks américains. Cependant, le secrétaire américain de l’Énergie Rick Perry a affirmé devant la presse que le pays n’envisageait pas d’utiliser ses réserves stratégiques, faisant ainsi remonter le cours des prix. « Nous estimions qu’il y avait de bonnes raisons d’espérer que les États-Unis utiliseraient [ces stocks] puisque l’OPEP traîne les pieds pour compenser la perte de l’offre iranienne », a commenté Olivier Jakob, analyste chez PetroMatrix.

Les prix sont à la hausse alors que les marchés sont incapables de calculer l’impact de la sanction sur l’Iran. Or, plusieurs s’inquiètent d’une possible augmentation des prix et des conséquences qui pourraient survenir à la suite d’une telle hausse. L’Iran est le troisième plus grand producteur de l’or noir de l’OPEP et l’Arabie Saoudite tente d’augmenter sa production pour venir compenser le manque de pétrole dans les prochains mois. Les prix du pétrole ont augmenté de 20 % cette année seulement, faisant grimper le coût de l’essence et du mazout domestique.

 

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