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23 février 2018

La chute de Walmart et le TSX continue sa dégringolade

Par PRATTE

Blogue 23 fev FR

Les marchés continuent d’osciller entre le rouge et le vert alors que le Dow a été fortement affecté par les derniers résultats trimestriels de Walmart. Depuis le début de l’année, la Bourse de Toronto a chuté de près de 1,8 %, affichant la quatrième pire performance de l’année parmi 93 bourses mondiales. La Caisse de dépôt et placement a annoncé mercredi des rendements de 9,3 % pour 2017 et la Fed dévoile un compte-rendu de sa dernière réunion. Voici nos cinq meilleures lectures de la semaine.

Marchés en bref

Fermé lundi en raison d’un jour férié aux États-Unis, les bourses américaines ont ouvert mardi en ordre dispersé, incommodé par la hausse des rendements obligataires à la suite de plusieurs rebonds significatifs la semaine dernière. Affecté par le titre de Walmart (-9,04 %), l’indice du Dow chutait de 109,93 points alors que le Nasdaq était en hausse de 6,89 points. De son côté, le S&P 500, qui a affiché la semaine passée sa plus forte progression depuis 2013, perdait 0,17 % en raison du secteur de la télécommunication qui était en baisse. Des taux plus élevés maintiennent Wall Street dans un climat d’incertitude, car les investisseurs craignent qu’une hausse de l’inflation puisse amener la Réserve fédérale à resserrer sa politique monétaire plus rapidement que prévu. Les marchés ont terminé la journée en baisse alors que plusieurs investisseurs semblent vouloir limiter les risques.

Mercredi, les marchés américains ont ouvert à la hausse, demeurant toutefois prudents avant la diffusion du compte-rendu de la dernière réunion de la Fed. Le Dow a ouvert avec des gains de 70 points aidés par le titre d’Apple (+1,02 %) et McDonald (1,44 %), le S&P gagnait 0,4 % et le Nasdaq en hausse de 0,6 %. L’indice de volatilité (VIX) qui se situait à 19,46 vendredi dernier a augmenté à 20,44. Les bourses américaines ont été affaiblies en fin de journée par les commentaires de la Fed qui a affirmé vouloir poursuivre la remontée graduelle des taux d’intérêt, sans toutefois préciser le rythme qu’elle adopterait. Cette nouvelle a fait grimper le taux d’emprunt de la dette des États-Unis à 10 ans à son plus haut niveau depuis 2014. Les trois principaux indices ont terminé la journée de mercredi dans le rouge. On a cependant pu voir un retour au vert jeudi matin, le Dow ajoutant 200 points à l’ouverture, le S&P 500 gagnait 0,8 % et le Nasdaq avançait de 0,7 %. Comme les deux dernières séances, les trois principaux indices ont fléchi en fin de journée, le Nasdaq terminant négatif pour une quatrième séance d’affilée. Le Dow a pour sa part gagné 0,66 % pour atteindre 24 962,48 points et le S&P 500 gagnait 0,10 %. Vendredi, les marchés américains ont ouvert en hausse, mais sont toujours en voie de terminer la semaine négativement, celle-ci marquée par la volatilité des marchés. Le Dow et le S&P 500 ont chacun perdu 1 % cette semaine, alors que Nasdaq perdait 0,4 % au total. Le Dow a ouvert avec des gains de 128 points, le Nasdaq en avance de 0,6 % et le S&P 500 en hausse de 0,5 %.

La Bourse de Toronto, également fermée lundi pour la journée de la famille, a ouvert mardi en baisse de 26,56 points, tirée vers le bas par le secteur des matériaux tandis que le dollar canadien perdait des plumes face à son homologue américain, s’échangeant à 79,27 cents US. Cette baisse est survenue après un rapport de Statistique Canada qui dévoilait une baisse de 0,5 % des ventes en gros, en raison de la baisse des ventes dans le secteur des articles personnels et ménagers. Le TSX a progressé de 33,44 points mercredi, alors que tous les secteurs le composant étaient en hausse, à l’exception du secteur technologique. Jeudi, la progression de l’indice canadien s’est poursuivie à l’ouverture, soutenue par le secteur bancaire et le titre de Magna International pour terminer la journée en baisse de 5,84 points malgré une hausse du prix du pétrole. Le TSX a ouvert en hausse de 47,98 points vendredi, alors que neuf de ses dix secteurs étaient positifs.

Walmart

Le titre de la compagnie a chuté à son plus bas en deux ans après avoir dévoilé des résultats trimestriels à la baisse. Walmart a annoncé un bénéfice net de 2,17 milliards de dollars US, soit un bénéfice ajusté de 1,33 $ US par actions alors que les analystes prévoyaient 1,37 $. La compagnie a indiqué qu’elle continuait d’évaluer l’impact des changements fiscaux fédéraux de l’an dernier – une loi qui devrait apporter d’énormes avantages aux détaillants du pays.

« Nous étions un peu plus bas que prévu » dans le commerce électronique, a déclaré le directeur financier Brett Biggs dans une interview. « Nous avons eu quelques problèmes opérationnels du point de vue de la reconstitution des stocks », a-t-il dit, refusant de fournir plus de détails. La compagnie n’arrive toujours pas à se positionner avec son commerce en ligne, importuné par Amazon qui détient une grande part de ce marché. Les ventes en ligne sont en baisse, car le détaillant peine à attirer les milléniaux, plus enclins à faire leurs achats en ligne sur Amazon. Le titre de la compagnie a chuté de 9,5 % mardi à la suite de l’annonce qu’elle ne fournirait plus d’orientation financière aux analystes à chaque trimestre. Walmart avait réussi à accumuler des gains de 6,1 % depuis le début de l’année et de 50 % en 12 mois.

La bourse canadienne

La Bourse de Toronto a commencé l’année 2018 en chute de près de 1,8 %, affichant la quatrième pire performance de l’année parmi 93 bourses mondiales. Selon Bloomberg, parmi les 106 marchés mondiaux compilés par l’agence, le Canada se retrouve au 105e rang. Depuis plusieurs années, les investisseurs canadiens sont punis par les secteurs pétroliers et gaziers. Au cours de la dernière décennie, le sous-indice de l’énergie de la S&P/TSX a chuté de plus d’un tiers, entrainant la performance de la Bourse de Toronto vers le bas. En fait, le TSX a accumulé des gains de seulement 14 % au courant de cette période, comparativement à une progression de 101 % pour le S&P 500 aux États-Unis.

L’économie canadienne continue quand même à être solide et diversifiée malgré le fait que le TSX manque de diversification, mais surtout, ne contient pas suffisamment de titres technologiques. Son exposition à ce secteur n’est que de 3,5 % et n’est composée d’aucune grande compagnie technologique semblable à Facebook ou Microsoft. À part Shopify, qui obtient une excellente performance cette année avec des gains de 40 %, le Canada souffre terriblement côté technologie. Moneysense aborde ce problème et dresse un excellent portrait de la situation.

La Caisse de dépôt

La Caisse de dépôt et placement du Québec a annoncé mercredi des rendements de 9,3 % pour l’année 2017, une meilleure performance qu’en 2016, alors que celle-ci avait atteint 7,6 %, générant des revenus de 24,6 milliards de dollars. Ce rendement est toutefois inférieur à la moyenne de 9,7 % des caisses de retraite canadiennes, selon des données compilées par la RBC. On peut aussi constater plusieurs gains dans les portefeuilles d’autres déposants, par exemple, le RRQ qui a vu son portefeuille augmenter de 10,9 % et de 8 % pour la Commission de la construction du Québec.

L’équipe de la caisse de dépôt s’est dite préparée pour profiter d’une correction, a déclaré Michael Sabia. « Dans ce contexte, la descente boursière des dernières semaines n’est pas étonnante, a-t-il dit. Comme cette volatilité aurait pu se manifester à tout moment ces derniers mois, nous avions travaillé à bâtir un portefeuille plus résilient, prêt à composer avec des marchés en transition. »  Il faut « que nous soyons prêts pour une correction du marché », a-t-il ajouté. « Une correction va arriver et nous sommes bien positionnés pour en profiter. »

Réserve fédérale américaine

Alors que la croissance économique américaine persiste, la Fed a prévenu mercredi qu’il serait peut-être nécessaire de hausser les taux d’intérêt plus rapidement que prévu. La réforme des impôts de Donald Trump pourrait avoir un effet sur l’activité qui « sera peut-être plus important qu’initialement estimé ». Les membres de la banque centrale ont jugé que « les perspectives de croissance plus forte soulevaient la possibilité davantage de hausses de taux graduelles ». La Fed avait prévu trois hausses d’un quart de point cette année, cependant plusieurs analystes croient à la possibilité de quatre augmentations.

La publication des minutes de la dernière réunion de la Fed a fait grimper à son plus haut niveau depuis 2014 le taux d’emprunt de la dette des États-Unis à 10 ans. Elle considère que la croissance américaine pourrait « excéder leurs estimations », qui sont pour l’instant de 2,5 % en 2018 et de 2,1 % en 2019. Ce regain d’activité économique pourrait se traduire par plus de tensions sur le marché de l’emploi, avec un taux de chômage qui est déjà à son plus bas (4,1 %) et d’une augmentation possible des prix. On soulève également que la baisse du dollar américain allait « aider à faire remonter l’inflation vers l’objectif de 2 % ». Les investisseurs s’attendent à ce que la banque centrale approuve une augmentation d’un quart de point à la réunion de mars, ce qui porterait le taux de 1,5 % à 1,75 %.

 

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