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1 décembre 2017

Le Dow atteint le cap des 24 000 points et le Bitcoin atteint 11 000 $

Par PRATTE

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Grosse semaine pour les marchés financiers alors que les principaux indices continuent d’accumuler les records. Les pays membres de l’OPEP ont décidé jeudi de prolonger de neuf mois leur accord sur la réduction de la production. Alimentation Couche-Tard continue de briller grâce à des résultats trimestriels surpassant les attentes. Le bitcoin fait encore parler de lui, car la bulle spéculative qui l’entoure ne semble pas décourager les investisseurs, au contraire. Finalement, les actionnaires du Groupe Jean Coutu ont donné leur feu vert à la transaction de 4,5 milliards entre les deux sociétés. Voici donc nos cinq meilleures lectures de la semaine.

Marché en bref

Affectée par les inquiétudes relativement à la prolongation de l’accord sur la production de pétrole par l’OPEP, la semaine de Wall Street a tout de même commencé sous l’effet positif des ventes à la hausse du Cyber Lundi qui, comme le Black Friday, a connu un succès commercial. Selon Adobe Analytics, les ventes en ligne sur les sites américains ont totalisé 840 millions $ US, soit une hausse de 16,9 % par rapport à l’an dernier. Malgré ces chiffres à la hausse, la bourse a clôturé la journée en ordre dispersé, le Dow terminant en hausse de 0,10 % pour un nouveau record, tandis que le Nasdaq a reculé de 0,15 %. La baisse des prix du baril de pétrole et les inquiétudes entourant la prochaine réunion de l’OPEP ont certainement eu des répercussions sur les principaux indices boursiers, voyant les deux géants du secteur, Exxon Mobil (-0,37 %) et Chevron (-0,81 %) reculer lundi. Avec sa hausse de 0,2 %, Amazon, qui a profité du Cyber Lundi, a permis aux principaux indices américains de ne pas céder face à la chute du baril de pétrole.

Le titre d’Amazon qui connait une bonne semaine, en hausse de 5 %, a propulsé le Dow ainsi que le S&P 500 à l’ouverture des marchés mardi matin. Cette journée a également été marquée par l’arrivée en poste du nouveau président de la banque centrale américaine (Fed), Jerome Powell, qui a prononcé un discours fort encourageant pour les investisseurs. « Jerome Powell est un choix rassurant, il n’est pas susceptible d’augmenter les taux de manière complètement désordonnée, contrairement à d’autres anciens candidats au poste », a indiqué Chris Low de FTN Financial. Fortement encouragé par les propos tenus par Monsieur Powell, Wall Street a clôturé à la hausse tandis que mercredi, les marchés ont terminé en ordre dispersé avec plusieurs titres technologiques qui ont clôturé à la baisse. En effet, Facebook (-4 %), Alphabet (-2,4 %) et Apple (-2,1 %) ont tous chuté, entrainant avec eux l’indice S&P 500 des valeurs technologiques qui a terminé la journée en baisse de -2,6 %. « Les valeurs technologiques ont été utilisées pour financer l’achat des valeurs financières, très prisées dans le contexte économique », a analysé Quincy Krosby de Prudential. Un mois après avoir atteint le cap des 23 000 points, le Dow a atteint jeudi la barre de 24 000 points. L’indice a d’ailleurs accumulé plus de 6000 points depuis l’élection de Donald Trump. Le S&P 500 a lui aussi ouvert en hausse de 0,4 %, atteignant encore une fois un record à l’ouverture. Tous les indices boursiers américains ont clôturé la journée en forte hausse, encouragée par les nouvelles sur les avancées du projet de la réforme fiscale aux États-Unis, pour finalement ouvrir en terrain négatif vendredi matin. Le secteur de l’énergie était en hausse grâce à l’augmentation du baril de pétrole alors que les actions de Facebook et Apple ont ouvert à la baisse, tirant le Nasdaq vers le bas, en déclin de 0,3 %.

Au Canada, le TSX, fortement lié au prix du baril de pétrole, s’est affaibli en début de semaine alors que le secteur de l’énergie avait perdu plus de 2,4 % à la fermeture des marchés lundi. La bonne nouvelle, c’est que le TSX a réussi à regagner quelques points, dès le lendemain, aidé par les résultats trimestriels à la hausse de Couche-Tard. Mercredi, l’indice canadien a ouvert et terminé la journée en terrain négatif, alors que plusieurs titres qui le composent ont eu de la difficulté. Par exemple, le titre de CN était en baisse de 4,9 % alors que le titre de Shopify s’est affaibli de 7 %. Jeudi, le TSX a finalement ouvert à la hausse, soutenue par une augmentation du prix du baril de pétrole pour, au final, clôturé en avance de 99,76 points à 16 067,48 points, encouragé par la nouvelle du prolongement de l’accord de l’OPEP alors que le secteur de l’énergie qui a grimpé de 2 %. Vendredi matin, la Bourse de Toronto a ouvert à la baisse, influencée par les titres des sociétés minières et autres titres matériels. Les gains dans le secteur de l’énergie et des banques ne sont pas suffisants pour transporter l’indice canadien à la hausse.

Subissant également les baisses du baril de pétrole, le dollar canadien s’échangeait à 78,17 cents US mardi, en baisse de 0,2 %. Il a poursuivi la semaine dans la même direction, atteignant mercredi son niveau le plus bas en quatre semaines. Cette baisse est attribuable, entre autres, à la chute du baril de pétrole et à la publication de données positives sur la croissance de l’économie américaine. Vendredi, le huard a ouvert à la hausse, aidé par les pertes du dollar américain à l’ouverture des marchés.

Pétrole

Le prix du pétrole a fléchi en début de semaine, plusieurs investisseurs étant préoccupés par la réunion de jeudi sur l’accord de limitation de la production liant l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses partenaires. Depuis janvier, la production a été réduite de 1,8 million de barils par jour (bpj) et le marché croyait que l’OPEP maintiendrait cet accord sur la limitation au-delà de mars. On se rappelle que cet accord a été mis en place afin de limiter la surabondance de l’offre de l’or noir sur les marchés, et ainsi tenter d’augmenter le prix du baril. « Au-delà des récents problèmes sur un oléoduc canadien, des risques géopolitiques, de la déception autour de l’activité de forage aux États-Unis et de la solide croissance de la demande, la plus grande partie de cette progression peut être directement attribuée à l’anticipation sans ambiguïté par le marché d’une extension de l’accord entre l’OPEP et la Russie au-delà de mars 2018 », a rappelé Bart Melek de TD Securities.

Le prix du pétrole brut américain a atteint 59,05 $ le baril vendredi dernier, son plus haut niveau depuis la mi-2015, alimenté par la panne de l’oléoduc canadien Keystone, l’une des routes capitales d’exportation du brut vers les États-Unis. « La fermeture, provoquée par une fuite, pourrait durer plusieurs semaines. En plus d’entraver le projet d’expansion de l’oléoduc, il dope les prix du WTI », a commenté Stephen Brannock, analyste chez PVM.

Les pays membres et ses partenaires en sont finalement venus à un accord jeudi et ont décidé de prolonger de neuf mois leur entente et celle-ci sera revisitée, à la demande de Moscou, en juin 2018. La mise en place de cet accord a été bénéfique pour le baril de pétrole qui oscille désormais à 60 $ le baril alors qu’il avait plongé à 26 $ en février 2016.

Couche-Tard

Alimentation Couche-Tard continue de briller alors que la compagnie a déposé des résultats trimestriels au-dessus des attentes. Plusieurs s’attendaient à ce que l’entreprise vive un trimestre difficile étant durement touchée par les ouragans, en plus d’avoir récemment fait l’acquisition de l’Américaine CST Brand. « Ce résultat est d’autant plus impressionnant à la lumière des défis qu’a dû relever une partie de notre réseau dans la foulée des ouragans Harvey et Irma et de la faiblesse persistante du secteur en général », a souligné le président et chef de la direction de la multinationale, Brian Hannasch. Les ouragans ont affecté plus de 1300 magasins lui appartenant, ce qui a occasionné des pertes de 4,8 millions US.

Néanmoins, la société a atteint pour le deuxième trimestre un bénéfice ajusté de 0,80 $ US par action, alors que les analystes avaient estimé 0,73 $ US l’action, une augmentation de 37,9 % comparativement au même trimestre en 2016. Couche-Tard a donc vu ses revenus trimestriels passés de 8,4 milliards de dollars, il y a un an, à 12,1 milliards cette année. Les ventes ont également grimpé de 43,8 % pour un total de 12,14 G$ US, meilleures que les prévisions de 11,58 G$ US. Cette performance est attribuable à la vigueur des marges bénéficiaires sur le carburant alors que ces dernières ont largement augmenté à la suite des ouragans. À l’annonce de ces bons résultats, le titre de la compagnie a fait un bond de 3 %.

Bitcoin

La cryptomonnaie continue de faire parler d’elle alors que la bulle spéculative qui l’entoure ne semble pas refroidir les investisseurs. Mercredi, la cryptomonnaie a finalement dépassé le cap des 10 000 $ en Asie pour atteindre 11 000 $ moins de douze heures plus tard, un record pour un sixième jour d’affilée. Notons que sa valeur a bondi de 50 % au cours des deux dernières semaines. Le Bitcoin ne possède aucun cours légal et se veut un système de paiement de pair-à-pair se basant sur la technologie qu’on appelle le « blockchain », aucunement régi par une banque centrale ou un gouvernement. Échappant à tout contrôle, la cryptomonnaie a mauvaise réputation, étant fortement utilisée sur le marché noir. L’engouement qui l’entoure ne semble pas se dissiper, et ce, malgré le fait que plusieurs investisseurs vedettes ont affirmé que le Bitcoin n’était qu’une bulle, alors que d’autres craignent un emballement spéculatif.

En revanche, plusieurs investisseurs institutionnels, tels que JP Morgan et Goldman Sachs, ont annoncé leur intérêt à spéculer sur la populaire cryptomonnaie. Ces nouveaux investisseurs « pourraient rassurer sur le fait qu’il s’agit d’un objet d’investissement (normal) pour le système financier », explique à l’AFP Daisuke Yasaku, un chercheur au Daiwa Institute of Research à Tokyo. La valeur totale du bitcoin en circulation dépasse maintenant la valeur boursière de géants corporatifs, tels que McDonald’s, IBM et Disney. Toutefois, plusieurs analystes ont réitéré leur mise en garde cette semaine, déclarant que nous étions en train d’assister à une bulle de spéculation massive en temps réel. Jeudi, le bitcoin a glissé à 9 000 dollars, perdant plus d’un cinquième de sa valeur. C’est une chute de plus de 2 000 dollars (plus de 8 %) en moins de 24 heures.

La transaction entre Métro et Jean Coutu finalisé

Après plusieurs mois de négociations, les actionnaires du Groupe Jean Coutu ont finalement donné leur feu vert à la transaction de 4,5 milliards entre les deux sociétés, alors que 99,69 % ont voté en faveur. Un résultat plus que prévisible puisque 93 % des actions de Jean Coutu sont détenus par des membres de la famille. Jean Coutu était émotif pendant la conférence de presse de mercredi, délaissant ainsi son « bébé », fondé en 1969. « Quand on a un enfant qui s’en va, ça fait de la peine, raconte-t-il. Mais d’un autre côté, on s’en réjouit parce que l’on constate qu’il va avoir une grande réussite et qu’on lui a donné les outils pour réussir par lui-même ».

Si les autorités réglementaires approuvent, les actionnaires du Groupe Jean Coutu toucheront 24,50 $ par action et de ce montant, 25 % seront versés sous forme d’actions de Metro. À la suite de cette transaction, le groupe de Jean Coutu, avec en tête son fils François Coutu, continuera de gérer la division pharmaceutique de Métro et la famille comptera sur deux administrateurs au conseil. Ce partenariat devrait permettre à la populaire pharmacie de se concentrer sur une possible expansion en Ontario, où l’entreprise exploite déjà huit magasins. « Nous avons une occasion avec 70 magasins Food Basics (qui appartiennent à Métro), a affirmé François Coutu. C’est quelque chose que nous pouvons exploiter davantage que nous l’avons fait jusqu’à présent. » Bref, l’industrie du commerce de détail ainsi que le secteur pharmaceutique font face à une concurrence solide des chaînes américaines et cette tendance envers les partenariats n’est que le début du mouvement.

Bonne lecture!

Pratte Gestion de portefeuille est une firme inscrit auprès de l’autorité des marchés financiers (AMF) ainsi que la commission de valeur mobilière de l’Ontario (CVMO).

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