Blogue

17 novembre 2017

Le titre de Walmart bondit alors que celui de General Electric chute

Par PRATTE

Blogue 17 nov FR

La bourse a amorcé sa semaine à la baisse alors que la saison des résultats trimestriels tirait à sa fin, réussissant toutefois à obtenir certains gains jeudi grâce à des titres comme Cisco et Walmart qui ont soutenu les marchés. General Electric a annoncé cette semaine la mise en place d’un plan de restructuration, ce qui a déçu les investisseurs, faisant ainsi chuter son titre. Walmart a déposé un solide rapport trimestriel qui a donné de l’élan à son titre. Les négociations entourant l’Accord de libre-échange nord-américain commenceront cette semaine pour une cinquième ronde. Voici donc nos cinq meilleures lectures de la semaine.

Marché en bref

La bourse a amorcé la semaine en déclin. Mardi, les marchés ont ouvert à la baisse pour une cinquième journée d’affilée. Avec la fin de la saison des rapports trimestriels et après plusieurs semaines à atteindre de nouveaux records, le marché semble se stabiliser. Tourtefois, les investisseurs sont toujours inquiets de la mise en place du plan de la réforme fiscale promis par le président américain. Mercredi, c’est la chute du prix de pétrole qui a affecté les marchés financiers. Le Dow a ouvert en baisse de 100 points, et les autres principaux indices boursiers ont reculé également. Cette chute s’est poursuivie jusqu’à la fermeture des marchés, alors que les indices boursiers ont tous terminé négativement. Le secteur de l’énergie du S&P 500 a enregistré une baisse de 4 % sur quatre jours, sa plus faible performance en 14 mois. Le Dow a clôturé en baisse de 138,19 points à 23 271,28 points, le Nasdaq a chuté de 31,66 points, à 6706,21 points et le S&P 500 a reculé de 0,6 % ou 14,25 points, à 2564,62 points. La baisse des indices américains « est largement liée à la faiblesse des matières premières, pétrole en tête », a expliqué Karl Haeling chez LBBW. Le pétrole, coté à New York, a reculé de 3,44 %. Le lendemain, les marchés financiers ont eu un regain, propulsés par les titres de Cisco et de Walmart qui progressaient tous deux d’environ 6 %. Pour sa part, le Dow a ouvert en hausse de 100 points, alors que le S&P 500 a ouvert avec des gains de 0,5 % et le Nasdaq en hausse de 0,8 %. Les marchés ont finalement clôturé à la hausse. Cependant, les indices boursiers ont été incapables de maintenir ces gains vendredi alors que les trois principaux indices boursiers ont fléchi à l’ouverture. Les investisseurs tentent d’assimiler d’autre dépôt de bénéfices d’entreprises et des données économiques, tout en gardant un œil sur le plan de réforme fiscale qui attend l’approbation du Congrès américain.

Tout comme le pétrole, l’indice canadien TSX a commencé la semaine en baisse. L’or noir a connu un fléchissement après l’annonce du gouvernement américain concernant une augmentation inattendue des stocks de pétrole brut, entrainant le TSX à subir sa pire chute quotidienne en trois mois. L’indice a reculé mercredi à la fermeture des marchés de 1,6 % depuis son record de 16 131,79 de la semaine précédente. Il s’agit d’un sixième recul en autant de séances. Le TSX a ouvert jeudi en hausse, aidé entre autres par des gains dans le secteur des banques, pour finir sa journée sur la même note. Vendredi, la tendance haussière s’est poursuivie à l’ouverture grâce à une hausse des prix du pétrole.

En début de semaine, le dollar canadien s’est renforcé face au dollar américain. Le huard était en hausse de 0,2 %, s’échangeant à 78,67 cents US. Le dollar américain a pour sa part subi les craintes des investisseurs face aux négociations de l’ALENA qui auront lieu à la fin de semaine. Mercredi, le dollar canadien avait perdu quelques plumes, se négociant à 78,29 $ cents US, toutefois, il a récupéré ses pertes dès le lendemain grâce à des données démontrant une hausse-surprise des ventes manufacturières nationales en septembre, et a terminé la journée en hausse de 0,1 %. Malgré cette faible remontée, le huard a commencé la journée de vendredi en déclinant et s’échangeait à 77,04 $ cents US. De son côté, le dollar américain était en croissance grâce, entre autres, à une hausse des nouvelles mises en chantier aux États-Unis.

General Electric

La compagnie bien connue a annoncé cette semaine la mise en place d’un plan de restructuration qui prévoit 20 milliards de dollars de cession d’actifs ainsi que la suppression de milliers d’emplois. Selon ce nouveau plan de restructuration, la compagnie se concentrera désormais sur trois secteurs : l’aéronautique, la santé et l’énergie. General Electric cédera donc ses parts détenues, soit 63 %, dans la compagnie de service pétrolier américaine Baker Hughes. Le titre de la compagnie a subi la pression de cette nouvelle et perdait plus de 7 % lundi à la fermeture des marchés, sa pire journée depuis avril 2009.

Les investisseurs sont déçus du plan que veut mettre en place la compagnie. Depuis janvier, l’action de GE a perdu plus de 40 % de sa valeur, obtenant même la pire performance du Dow. Avec ce plan, plusieurs années passeront avant que GE obtienne des revenus et puisse faire des économies. Les investisseurs ont également appris que les bénéfices de 2018 seront d’environ 1 à 1,07 $ US par action, stable par rapport au bénéfice de 1,05-1,10 $ $ US, mais en dessous du consensus de 1,14 $ US, ce qui ne rencontre toutefois pas leurs exigences. La compagnie a de plus annoncé qu’elle réduirait son dividende de moitié, ajoutant aux mécontentements des analystes. « Nous pensons que les nouvelles révélations lors de la réunion d’analystes de GE suggèrent des problèmes structurels plus profonds que ce que nous avions anticipé », a affirmé l’analyste Deane Dray dans une note.

En poste depuis août dernier, le nouveau PDG de la compagnie, John Flannery, a indiqué que 2018 sera une année de transition pour la compagnie. Le titre a repris des forces au courant de la semaine, récupérant 2,01 % après avoir reculé de 14 % en deux jours.

La richesse mondiale en hausse

Une étude publiée par Credit Suisse a dévoilé que la richesse mondiale avait augmenté de 27 % dans les dix dernières années. La richesse des ménages, au niveau mondial, a progressé de 6,4 % entre mi-2016 et mi-2017. D’après cette étude, cette hausse serait le résultat du rallye boursier en cours depuis la dernière crise financière.

Toujours d’après cette étude, ce sont les Américains qui auraient le plus bénéficié de ces gains des marchés financiers. « Le patrimoine des ménages américains a progressé sans discontinuer depuis 9 ans, leur patrimoine étant évalué en moyenne à 388 585 dollars par adulte mi-2017 », a dévoilé la banque suisse dans son rapport mondial sur la fortune. « La fortune du pays est estimée à 93,6 milliards de dollars, soit 33 % de la richesse mondiale, réunissant le plus grand nombre de très grosses fortunes détenant plus de 1 % de la richesse mondiale. Le pays compte 43 % des millionnaires de la planète. » Les Américains représenteraient à eux seuls presque la moitié de l’augmentation des richesses observées pendant douze mois. En Chine, l’accroissement de la richesse se chiffre à 6,3 %, alors qu’en Europe, on indique une augmentation de 6,4 %.

Autre fait intéressant, l’étude démontre que les milléniaux se débrouillent beaucoup moins bien que leurs parents au même âge. L’augmentation de la dette étudiante dans les pays développés, le resserrement des règles hypothécaires après 2008, la hausse des prix des logements et l’accès réduit aux retraites créent une « tempête parfaite » qui freine l’accumulation de richesse. « Nous nous attendons à ce qu’une seule partie de cette génération, soit une minorité ou ceux qui font partie des secteurs à forte demande tels que la technologie ou la finance, soit en mesure de surmonter le « désavantage millénaire », a déclaré le président du Credit Suisse, Urs Rohner, dans son rapport.

Finalement, l’étude révèle une forte disparité entre les riches et les pauvres, alors que seulement 10 % de la population détient collectivement 86 % de la richesse mondiale.

L’accord de libre-échange nord-américain

L’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) entamera cette semaine sa cinquième ronde de négociation. L’ALENA a été vivement critiqué par le président américain qui avait dit, lors de sa campagne électorale, qu’il entendait déchirer l’entente la jugeant injuste envers plusieurs secteurs américains.

Les pourparlers ont donc repris cette semaine alors que la Chambre de Commerce des États-Unis a statué que les dernières recommandations du président américain étaient inadmissibles et inégales pour le Canada et le Mexique. « Il faut que l’administration américaine fasse marche arrière dans le cas de ces propositions qui sont controversées. Cela est impératif, du point de vue des gens d’affaires des États-Unis, que l’administration américaine abandonne ces idées. Nous souhaitons aussi que le président cesse de brandir la menace de retirer les États-Unis de l’ALENA », a déclaré M. Herrington, vice-président de la chambre de commerce américaine.

En 25 ans, l’accord de libre-échange a permis aux trois pays de tripler le commerce entre eux. Les États-Unis ont un énorme déficit commercial d’environ 60 milliards de dollars US par année avec le Mexique. Le problème pour les Américains avec cet accord demeure les centaines de milliers d’emplois perdus au profit du Mexique depuis le début de cet accord. Le président américain s’est affiché pendant et après sa campagne comme un président protectionniste et l’ALENA semble avantager les exportateurs mexicains plutôt que les Américains.

Pour le Canada, la fin de l’accord pourrait être néfaste pour son économie et le dollar canadien pourrait être le grand perdant. « L’ajout de tarifs douaniers, écrivait l’économiste de Desjardins Hendrix Vachon le 7 novembre, créerait un incitatif à produire plus aux États-Unis et les pressions inflationnistes qui en découleraient encourageraient la Réserve fédérale à poursuivre son resserrement monétaire, voire à l’accélérer. » Un dossier à suivre.

Walmart

L’entreprise américaine a déposé de solides résultats trimestriels cette semaine et ce rapport a fait bondir le titre de Walmart de 10 % jeudi, un record de performance pour la compagnie. Le bénéfice net de Walmart a diminué de 42,4 % à 1,75 milliard de dollars au cours du troisième trimestre, cependant, ceci s’est traduit par un bénéfice par action rajusté, référence en Amérique du Nord, de un dollar comparativement à 97 cents anticipé par les analystes financiers. Les ventes en ligne de la multinationale se sont appréciées de 50 % tout comme les ventes alimentaires qui ont progressé comparativement aux trimestres précédents. « Nous sommes dans une bonne dynamique et c’est encourageant de voir les clients et consommateurs répondre positivement à nos initiatives (pour améliorer les ventes des magasins physiques) et de plateformes de commerce en ligne », s’est réjoui le PDG Doug McMillon.

Après avoir fait l’acquisition de la compagnie Jet.com, les ventes en ligne du géant américain ont été propulsées. Tous les signes indiquent que Wal-Mart s’engage dans une guerre commerciale avec le géant de l’Internet Amazon, son principal rival. L’entreprise a affirmé vouloir se concentrer dans le commerce en ligne, dans la technologie ainsi que dans l’amélioration des magasins existants plutôt que dans la construction de nouveaux emplacements. Walmart veut également offrir plus de produits en ligne pour la saison des fêtes. On peut dire que la stratégie de Walmart semble fonctionner puisque le titre a bondi de 30 % en 2017.

Bonne lecture!

Pratte Gestion de portefeuille est une firme inscrit auprès de l’autorité des marchés financiers (AMF) ainsi que la commission de valeur mobilière de l’Ontario (CVMO).

Destiné à fournir des renseignements particuliers aux clients, le présent bulletin est le fruit du seul travail de l’auteur. Les opinions (y compris les recommandations, s’il y a lieu) exprimées dans le présent bulletin sont celles de l’auteur seulement et ne représentent pas nécessairement celles de Pratte Gestion de portefeuilles.

Les renseignements que contient le présent bulletin proviennent de sources considérées comme fiables, mais leur exactitude et leur exhaustivité ne peuvent être garanties et, en les fournissant, l’auteur et Pratte Gestion de portefeuilles n’assument aucune responsabilité. Ces renseignements étaient à jour à la date indiquée dans le présent bulletin, et ni l’auteur, ni Pratte Gestion de portefeuilles n’assument quelque obligation que ce soit en vue de les mettre à jour ou de signaler tout fait nouveau en ce qui a trait à ces renseignements. Le présent bulletin est destiné à la diffusion dans les territoires où l’auteur et Pratte gestion de portefeuilles sont inscrits en vue de pratiquer le commerce des valeurs mobilières. Toute distribution ou diffusion du présent bulletin dans un autre territoire est interdite. L’auteur, Pratte Gestion de portefeuilles ses sociétés affiliées et leurs administrateurs, dirigeants et employés respectifs, de même que les entreprises auxquelles ils sont associés peuvent, de temps à autre, détenir des titres dont il est fait mention dans le présent bulletin.

Blogue

Vous voulez devenir client?

CONTACTEZ-NOUS