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19 mai 2017

La relève d’entreprise familiale et Donald Trump secoue les marchés

Par PRATTE

Photo: Patrick Woodbury, LeDroit

Les marchés boursiers ont connu une semaine difficile alors que les scandales entourant le président Donald Trump les ont secoués et mis fin au rallye postélectoral. La Presse a invité Raymond et Philippe Pratte a discuté des différents enjeux et défis qu’apporte une relève d’entreprise familiale. La crise politique au Brésil a, elle aussi, ébranlé les marchés et le pétrole n’arrive toujours pas à se stabiliser. Voici nos cinq meilleures lectures de la semaine.

La relève d’entreprise

Pour assurer une pérennité dans la qualité des services offerts à nos clients à long terme, Pratte Gestion de portefeuilles a mis en place les premières étapes d’un plan de relève. La relève d’entreprise se veut une étape parfois difficile pour une entreprise, car il n’est pas toujours facile pour un cédant de trouver le bon repreneur. Raymond et Philippe Pratte ont discuté avec La Presse sur les défis pour une entreprise d’effectuer une bonne transition alors qu’une relève d’entreprise familiale est généralement un plus grand défi puisque l’émotion est souvent au rendez-vous. « Il faut apprendre à se détacher du travail pour passer des moments en famille, confie Philippe. Ce n’est pas évident. C’est seulement depuis récemment qu’on arrive à ne pas se parler de business à table. Au travail, il faut que je m’enlève de la tête qu’il est mon père, poursuit-il. Je dois agir avec lui en tant que collègue. » Pour Raymond et Philippe Pratte, ce fut toute une aventure. « En tant qu’entrepreneur, tu as toujours un désir de garder ça dans la famille, indique Raymond. Mais il faut que la personne de la famille ait les compétences nécessaires. Dans mon cas, je suis chanceux, Philippe avait les compétences. » Même si Raymond continue de s’impliquer quotidiennement dans l’entreprise, il commence lentement à préparer les étapes pour une préretraite éventuelle. Il compte demeurer actif pour les cinq prochaines années. « C’est un processus évolutif au niveau des structures de l’entreprise et de la passation de pouvoirs », ajoute Raymond. Un article intéressant à lire dans La Presse pour mieux comprendre le partenariat familial qui existe au sein de Pratte Gestion de portefeuilles ainsi que les nombreux défis qui ont été relevés lors du processus de transfert d’entreprise.

Les erreurs de Donald Trump menacent le marché

Semaine difficile à la maison blanche et pour son occupant, Donald Trump. À la suite du licenciement du directeur du FBI, James Comey, des sources ont révélé que le Président aurait demandé au M. Comey de cesser l’enquête concernant certains agissements de son conseiller à la sécurité nationale lors de sa campagne, alors que d’autres sources affirment que Donald Trump aurait discuté d’information relevant de sécurité nationale concernant le groupe armé État Islamique (EI) avec des diplomates russes la semaine passée. Les marchés avaient pourtant amorcé la semaine de bons pieds, alors que le S&P 500 et le Nasdaq avaient même atteint des records intra-journaliers mardi, mais ils ont écopé des dernières polémiques du Président américain. « Les investisseurs ont de grands espoirs pour la vision de l’Amérique de M. Trump, mais ce dernier scandale a mis ses plans sur pause pour le moment, alors que plusieurs stipulent qu’ils pourraient ne pas être mis en place », a ajouté M. Madden dans une note de recherche. Mercredi, les marchés ont atteint leur plus bas niveau depuis le mois de mars alors que la confiance des marchés face à Trump et ses politiques semblent s’essouffler. Plusieurs ont même mis en doute la solidité de ce marché qui avait énormément misé sur les politiques du plan économique du Président. Comme la plupart des marchés mondiaux, Wall Street « continue d’être gênée par les incertitudes politiques américaines et leurs conséquences sur la mise en place des mesures en faveur de la croissance du président Trump », ont résumé les courtiers de Charles Schwab dans une note. L’indice de la peur, le VIX, a grimpé de près de 40 %, mercredi à la fermeture des marchés. Le dollar américain a lui aussi écopé et a perdu tous les gains acquis depuis les dernières élections. Toujours à la fermeture des marchés de mercredi, tout comme le Dow Jones, le S&P 500 avait chuté de 1,8 % et le Nasdaq avait perdu 2,6 %. Vendredi, à l’ouverture, les marchés ont ouvert en hausse : ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­l’indice vedette Dow Jones Industrial Average avançait de 46,25 points à 20 709,27 points et le Nasdaq, à dominance technologique, de 30,53 points à 6085,66 points. L’indice élargi S&P 500 progressait de 8,41 points, soit 0,36 %, à 2374,13 points.

Marché en bref

Tous les indices boursiers ont souffert de la crise politique entourant le nouveau président américain. Au Canada, le TSX a connu un bon début de semaine, mais a clôturé en baisse de 1,73 %, soit sa pire journée depuis septembre dernier. Vendredi, les marchés semblaient se stabiliser à l’ouverture, ouvrant à la hausse et signifiant un certain retour au calme. Le TSX a lui aussi ouvert en hausse alors que les marchés européens progressaient également, en s’appuyant sur les modestes gains de Wall Street. Le dollar canadien a, quant à lui, bénéficié de la crise politique américaine alors que le dollar américain a perdu presque tous les gains acquis depuis l’élection de Donald Trump. Directement lié au dollar américain, le Huard a ainsi pris du tonus et s’échangeait vendredi à 73,61 cents, soit son plus haut niveau en trois semaines. Les prix du pétrole ont également chuté face aux signes d’une crise politique. « L’incertitude est alimentée par ce qui se passe à Washington », a rapporté Gene McGillian, de Tradition Energy. « Je ne pense pas que ce soit ce qui influence le plus sur le marché du pétrole, mais cela contribue au sentiment négatif. » Par surcroît, plusieurs signes démontrent que le marché est resté bien approvisionné en brut malgré les efforts de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et d’autres grands exportateurs pour freiner la production et les prix. L’OPEP ainsi que d’autres producteurs, y compris la Russie, ont promis de réduire la production de près de 1,8 million de barils par jour (bpd) au premier semestre de 2016, un accord susceptible d’être prolongé jusqu’à la fin de mars 2018. Cette annonce de prolongement a fait grimper le pétrole en début de semaine alors qu’on avait également annoncé une réduction des stocks américains. Selon les analystes, le prélèvement brut des États-Unis était plus faible que prévu et le marché du pétrole est resté bien approvisionné, contribuant ainsi à la chute du baril de pétrole. Vendredi, à l’ouverture des marchés, le baril avait gagné 62 cents, à 49,97 dollars, alors que les investisseurs surveillaient de près les résultats du premier tour de l’élection présidentielle iranienne qui aura lieu ce week-end ainsi que la prochaine réunion de l’OPEP. « Le sentiment reste positif en attendant le sommet de l’OPEP la semaine prochaine », a mis en avant Matt Smith, de ClipperData. « On continue à s’attendre à ce qu’elle prolonge ses quotas, voire les accentue. Cela contribue à soutenir les cours aujourd’hui ».

Home Capital

Le plus important prêteur hypothécaire indépendant du pays a continué sa dégringolade alors que son action a encore reculé. L’ancien favori de la bourse de Toronto a fait face à plusieurs difficultés au cours des dernières semaines. En effet, la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario a incriminé ses dirigeants, les accusant d’avoir dupé les investisseurs lorsque ceux-ci ont découvert que des informations concernant des demandeurs d’hypothèque auraient été falsifiées par certains de ses courtiers. Ces accusations visent plus particulièrement deux des ex-PDG et l’actuel chef de direction financière de Home Capital Group, Robert L. Morton. De plus, Gerald Soloway, cofondateur et administrateur de la compagnie, a annoncé son départ à la retraite. Le président de Home Capital, Kevin Smith, a publié il y a quelques semaines une lettre ouverte reconnaissant que la confiance des actionnaires de l’entreprise avait été mise à rude épreuve par les déclarations de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario. La semaine dernière, l’entreprise a annoncé que les dépôts de ses comptes d’épargne continuaient à chuter, malgré de nombreux efforts pour récupérer la confiance des investisseurs. Home Capital a révélé s’attendre à ce que seulement 134 millions soient disponibles dans ses comptes à taux d’intérêt élevé, soit une baisse de 12 millions de dollars. Il y a deux semaines, ces comptes totalisaient 1,4 milliard de dollars. L’action s’échangeait à 8,75 $ cette semaine alors qu’elle a déjà atteint 54,91 $ en août 2014, soit son prix le plus élevé. L’établissement financier, basé à Toronto, a perdu plus de 3,5 milliards de dollars canadiens (2,6 milliards de dollars américains) de dépôts depuis la fin du mois de mars. Les déboires de la compagnie sont surveillés de près par plusieurs acteurs économiques puisqu’une majorité s’inquiète de la possibilité que les problèmes auxquels font face Home Capital pourraient en engendrer d’autres et ainsi toucher le secteur canadien de la finance.

Crise politique au Brésil

Déjà aux prises avec une récession historique, le Brésil vit actuellement une grave crise politique. De nouvelles révélations ont ébranlé le pays alors que d’importantes accusations de corruption ont frappé le président brésilien, Michel Temer. Le journal brésilien, O Globo, a révélé mercredi l’existence d’enregistrements du président approuvant un versement destiné à acheter le silence de l’ancien interlocuteur emprisonné, Eduardo Cunha, dans le mégascandale de corruption Petrobras. Ces nouvelles déclarations ont fait crouler la bourse du Brésil, alors que la séance a même été suspendue jeudi dernier après une chute de plus de 10 % du principal indice brésilien et de presque 6 % du Réal à l’ouverture. Le système des marchés financiers est construit avec un disjoncteur pour protéger les marchés d’une chute trop importante et c’est pour cette raison qu’une pause a été demandée au Brésil. À la réouverture des marchés 30 minutes plus tard, on a pu assister à une nouvelle chute de 8,7 %. La bourse de Sao Paulo a enregistré plus de 3,1 millions de transactions, battant le record établi en 2014. La crise politique a fait grimper l’indice de volatilité du Brésil jusqu’à 63 %. Dans les derniers mois, le Brésil était un bon endroit pour les investissements alors que les mesures d’austérité mises en place étaient conçues pour contenir un déficit budgétaire. La monnaie brésilienne a également écopé tombant à son niveau le plus bas depuis 1999. Plusieurs réclament la démission du président, mais celui-ci a plutôt annoncé qu’il s’accrocherait au pouvoir, balayant les accusations qui pèsent sur lui.

Bonne lecture!

 

 

Pratte Gestion de portefeuille est une firme inscrit auprès de l’autorité des marchés financiers (AMF) ainsi que la commission de valeur mobilière de l’Ontario (CVMO).

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