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4 novembre 2016

Le pétrole en surabondance et le Brexit nécessite l’accord du parlement

Par PRATTE

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Cette semaine, le pétrole a subi des baisses importantes sur les marchés financiers à la suite du non-respect de l’accord des pays membres de l’OPEP sur une baisse de la production de l’or noir. Puis, la Cour Suprême de Londres a déclaré jeudi que le Parlement devra se prononcer sur la sortie de l’Angleterre de l’Union européenne, ce qui bouleverse les plans de Theresa May. Facebook a dévoilé des résultats financiers surprenants tandis que Bill Morneau a offert sa mise à jour économique du pays. Voici nos 5 meilleures lectures de la semaine.

Le pétrole en surabondance

Le pétrole vit une de ses pires semaines en raison des signes d’une offre trop élevée aux États-Unis ainsi que dans les pays membres de l’OPEP. Le prix du baril de « light sweet crude » (WTI), référence américaine du brut, a perdu 1,33 $ soit une baisse de 3 % face aux signes d’une surabondance. Si les prix ont baissé depuis mercredi « c’est à cause de la plus importante hausse hebdomadaire des stocks américains de brut depuis 1982 », a indiqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates. Les réserves américaines n’ont enregistré que des semaines baissières au cours des deux derniers mois. Cette semaine, le département de l’Énergie (DOE) en a surpris plusieurs en annonçant un bond de presque 15 millions de barils « On est revenu sur l’ensemble des baisses enregistrées depuis le début septembre », a souligné M. Lipow. « Face à un tel bond, le marché est aussi étonné qu’il l’avait été devant toutes ces baisses ». « En tout cas, le marché est sous pression au moment où il fait aussi face à une hausse de la production de l’OPEP », a-t-il enchaîné. « La surabondance générale de pétrole n’est en rien en train de s’améliorer ». On se rappelle qu’un « pacte » avait été annoncé par les membres de l’OPEP à la fin septembre, promettant un engagement sur la réduction de la production de pétrole. Le début de la semaine a été surtout marqué par une défiance de cet accord par les membres. « La hausse de la production de l’OPEP accentue la pression sur le cartel pour finaliser cet accord », a écrit Tim Evans de Citi. « Selon une étude de l’agence Bloomberg, la production de l’OPEP a augmenté de 170 000 barils par jour (bj), à un niveau sans précédent de 34,02 millions de bj en octobre » a-t-il rajouté. Le pétrole a cependant repris du tonus jeudi à la suite d’une nouvelle d’une attaque d’un oléoduc au Nigéria. Les inquiétudes concernant les interruptions de productions sont au cœur de cette faible remontée.

Brexit

La Cour Suprême de Londres a indiqué jeudi que le Parlement devra se prononcer sur la sortie de l’Angleterre de l’Union européenne. Ainsi, le gouvernement britannique devait obtenir l’accord du Parlement pour déclencher la procédure de l’article 50 du traité européen fixant les modalités d’une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. « Nous avons décidé que le gouvernement n’avait pas le pouvoir (…) de notifier, conformément à l’article 50, le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne », a jugé John Thomas, président de la Haute Cour. Theresa May et son équipe ont déjà annoncé faire appel à cette décision devant la Cour suprême. Cette dernière examinera le recours entre le 5 et le 8 décembre. « Le gouvernement est déçu par le jugement de la Cour. Le pays a voté pour quitter l’Union européenne lors d’un référendum approuvé par le Parlement et le gouvernement est déterminé à respecter le résultat du référendum. Nous ferons appel », a indiqué un porte-parole de Downing Street dans un communiqué. Cette décision vint entraver le processus que Theresa May souhaitait commencer au mois de mars prochain en invoquant l’article 50 du traité de Lisbonne, qui ouvre une période de deux ans de négociations entre Londres et Bruxelles sur les modalités du Brexit. En réponse à ce jugement de la Cour Suprême, le prix de la livre qui était resté bas depuis la décision du Brexit a bondi. « Ce n’est que la première ronde », a déclaré Simon Gleeson, coprésident du cabinet d’avocats Clifford Chance à Londres. « Que ce conflit se poursuive uniquement devant les tribunaux ou encore au Parlement, sous la forme d’un projet de loi, augmente l’incertitude et rend la planification et l’investissement plus difficiles pour les entreprises ». De nombreux investisseurs croient qu’il serait possible que cette décision puisse contraindre le gouvernement à faire des concessions et ainsi diminuer l’impact économique de la sortie de l’UE, éloignant donc la menace d’un « hard Brexit », marquant la rupture avec le marché unique de l’Union européenne.

Nouvelle Banque de l’infrastructure au Canada

Le gouvernement libéral a offert mardi sa mise à jour économique et financière du pays. L’économie canadienne a de la difficulté à prendre son envol alors que les taux d’intérêt demeurent extrêmement bas. Devant ces difficultés, le ministre des Finances, Bill Morneau, a annoncé mardi que le gouvernement libéral misera sur un plan d’investissement à long terme en infrastructures pour sortir le Canada de cette détresse économique. Mise en place en 2017, la Banque de l’infrastructure du Canada aura comme mission d’investir dans les grands projets d’infrastructures en attirant les milliards de dollars de capitaux que possèdent les investisseurs institutionnels comme les caisses de retraite. « Cette banque nous permettra de créer des milliers d’emplois, de faire réaliser un plus grand nombre de projets et d’attirer autant que 4 $ à 5 $ de capital privé pour chaque dollar d’impôt investi. C’est ça le progrès », a déclaré le ministre Bill Morneau durant son discours à la Chambre des communes. « La nouvelle Banque de l’infrastructure nous permettra de nous doter d’un inventaire de projets avec lequel nous pourrons appuyer nos décisions d’investissements à long terme. Bref, la banque changera notre façon de planifier, de financer et d’opérationnaliser les grands projets d’infrastructure au pays », a ajouté le grand argentier du pays. Les modalités de cette Banque seront révélées lors du budget de 2017, au printemps prochain. Le gouvernement va également injecter 81 milliards de dollars supplémentaires dans le transport en commun, dans les infrastructures vertes et dans les corridors de transport essentiel au commerce au cours des 11 prochaines années. « Il est plus important que jamais pour le Canada de créer maintenant des possibilités qui permettront au pays d’être en meilleure position dans l’économie mondiale de demain » a souligné le ministre des Finances, Bill Morneau. « Le temps est venu d’investir dans les gens, dans l’innovation et dans l’infrastructure, en vue de favoriser une croissance soutenue pour les familles de la classe moyenne, leurs enfants et leurs petits-enfants, et de mettre le Canada sur la voie de la prospérité durable ». De plus, le gouvernement a annoncé que le déficit de 2016-2017 s’établira 25,1 milliards, soit 4,4 milliards de moins que ce qu’il avait prévu dans son budget du mois de mars dernier.

Facebook

C’était au tour de Facebook de dévoiler ses résultats du quart cette semaine. L’entreprise a vu son bénéfice net bondir de 166 %, à 2,4 milliards de dollars, tandis que son chiffre d’affaires a augmenté de 56 %, à 7 milliards de dollars, devançant ainsi les attentes des analystes. La compagnie affirme que sa croissance est, entre autres, grâce à la publicité mobile qui représente 84 % des recettes publicitaires totales de ce trimestre, qui affichent une hausse de 59 %, à 6,8 milliards de dollars. De plus, le réseau social continue d’attirer de nouveaux utilisateurs avec un nombre d’utilisateurs passant de 1,71 milliard à 1,79 milliard en trois mois. La popularité du réseau ne semble pas diminuer : 66 % des usagers se connectent quotidiennement, un taux comparable aux trimestres précédents. Malgré ces chiffres impressionnants, l’action de Facebook perdait 4,73 % à 121,16 dollars jeudi matin. Le géant social a continué d’enregistrer une très forte croissance au troisième trimestre, mais les investisseurs craignent un essoufflement de la publicité mobile, soit la base de ses revenus. Le directeur financier David Wehner a affirmé prévoir une diminution du taux de croissance du chiffre d’affaires dès le trimestre en cours, entamé début octobre. Il a aussi prévenu que l’augmentation de la quantité de publicités présentées aux utilisateurs « jouera un rôle moins important pour soutenir la croissance des revenus à partir de mi-2017 », alors qu’elle en était jusqu’ici l’un des éléments de base. Ces affirmations ont immédiatement soulevé le doute chez les analystes de Wall Street, expliquant ainsi la baisse du titre enregistré dès les résultats dévoilés. « Nous continuons à voir de bonnes occasions pour accroître le temps passé. Nous voyons de bonnes occasions pour faire grandir les utilisateurs. Nous continuons à voir de bonnes occasions pour accroître la demande des annonceurs », a déclaré Wehner. « Nous sommes en train de développer un certain nombre de nouveaux produits publicitaires et d’améliorer les produits publicitaires que nous avons sur le marché aujourd’hui. Nous prenons ce qui est un grand produit d’annonce mobile sur Facebook et Instagram en le rendant encore meilleur ». On peut donc affirmer que le prochain trimestre sera un trimestre important pour Facebook qui devra prouver qu’il est en mesure de continuer son expansion sans toutefois compter seulement sur les revenus mobiles.

L’importance d’avoir un budget

Novembre est le mois de la littératie financière au Canada et l’Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC) vous propose une série d’article, d’outils, conseils pratiques et autres ressources liés à la littératie financière. Cette semaine, leur blogue proposait un excellent article sur l’importance d’avoir un budget, soit la base d’une bonne gestion de vos finances. Le budget est beaucoup plus qu’un rapport présentant vos entrées et sorties d’argent, il apporte une meilleure compréhension de vos dépenses. Il permet également de bien gérer vos habitudes de dépenses et peut même vous aider à faire la différence entre un besoin et un désir et, par conséquent, modifier certaines de ces habitudes. Vous pourrez en apprendre un peu plus sur vos habitudes de dépenses et ainsi, établir une liste de vos priorités en déterminant ce qui est le plus important pour vous au niveau de vos besoins. Un budget permet aussi d’éviter les surprises financières, car un bon budget aura toujours un coussin pour faire face aux imprévus. En étant bien préparé, on peut donc éviter l’endettement tout en épargnant en prévision de l’avenir. L’ACFC offre une calculatrice budgétaire qui vous assistera pour mieux connaître d’où provient et surtout, où va votre argent. De plus, avec l’outil de planification budgétaire, il vous est possible de faire un budget selon votre situation (étudiant, achat de maison, etc.). Veuillez noter qu’il est recommandé de revisiter votre budget au moins deux fois par année puisque vos besoins et votre situation peuvent avoir changé. Chez Pratte Gestion de portefeuilles, nous détenons également plusieurs documents budgétaires à votre disposition, n’hésitez donc pas à nous contacter si vous avez des questions.

Bonne lecture!

 

 

Pratte Gestion de portefeuille est une firme inscrit auprès de l’autorité des marchés financiers (AMF) ainsi que la commission de valeur mobilière de l’Ontario (CVMO).

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