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16 septembre 2016

Le prix du pétrole est en chute et les emprunteurs canadiens vulnérables aux taux d’intérêt

Par PRATTE

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Une autre semaine difficile se termine sur les marchés. Les investisseurs continuent de craindre une possible hausse des taux d’intérêt de la Fed, nous aurons finalement la réponse la semaine prochaine. Le pétrole a lui aussi subi les craintes à la suite d’un rapport de l’AIE qui estime un surplus de la production. Finalement, TransUnion révèle une étude intéressante sur la possibilité d’une hausse des taux de crédit qui, d’après elle, serait dommageable pour des millions de Canadiens. Voici donc nos 5 meilleures lectures de la semaine.

Pétrole

Un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a ajouté aux préoccupations déjà présentes concernant l’offre excédentaire mondiale. Selon les dernières données de l’organisation mondiale, l’offre en provenance des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) reste fixe avec des extractions presque record de 33,47 millions de barils par jour (mbj) en août, soit 930 000 barils par jour (bj) de plus sur un an. Les prix du brut ont chuté mardi à la suite de l’annonce de l’AIE du ralentissement de la croissance de la demande de pétrole malgré des inventaires et des approvisionnements en croissance, ce qui pourrait signaler que le marché sera en surproduction au moins pendant la première moitié de 2017. L’AIE a aussi revu à la baisse l’augmentation de la consommation pour l’année en cours à 1,3 mbj contre une précédente estimation de 1,4 mbj, une diminution qui pourrait subsister en 2017. Malgré la hausse sur les marchés jeudi, ceci ne permet pas d’effacer les pertes des dernières séances, alors que les doutes autour d’une surproduction mondiale s’intensifient. «Les prix du pétrole sont devenus de plus en plus sensibles aux données sur l’offre», confirmait Lukman Otununga, analyste FXTM, dans une note. «Les craintes autour d’un retour du brut venu du Nigeria et de Libye sur les marchés repoussent les investisseurs», ajoutait-il. Voici ce que vous devez savoir sur ce rapport.

Lehman Brothers

Il y a huit ans, Lehman Brothers Holdings Inc. s’est effondré sous le poids des pertes subies en raison de la crise des subprimes. Le 15 septembre 2008, Lehman Brothers a déposé son bilan et par midi, les banques centrales à travers le monde ont commencé à mettre sur pied un plan d’action pour mettre un frein à la chute des marchés financiers. À la fin de la journée, plus de 25 000 membres du personnel de Lehman étaient licenciés. La faillite de Lehman Brothers a déclenché une onde de choc à travers les marchés. Le Dow a chuté de plus de 500 points, soit une baisse de 4,4%, en une seule journée. L’économie américaine était sur la voie de la récession, les gens s’interrogeaient même sur l’avenir du capitalisme. Le secteur bancaire n’a pas encore récupéré et l’état du système bancaire reste encore fragile. Ceci fut l’élément déclencheur de la crise financière de 2008. Est-ce que les banques ont changé depuis? CNBC se penche sur la question.

Deutsche Bank

À l’ouverture de la bourse de Francfort, le titre de la Deutsche Bank a chuté de 8 % dès les premières transactions à la suite de l’amende record de 14 milliards de dollars que la justice américaine lui réclame pour un litige immobilier datant de la crise financière de 2008. La Deutsche Bank n’a pas l’intention de régler ces potentielles réclamations civiles au montant cité. «Les négociations ne font que commencer. La banque s’attend à ce qu’elles débouchent sur une issue similaire à ce que d’autres banques ont pu connaître, avec des montants matériellement moins élevés», explique aussi la Deutsche Bank. Comme d’autres grandes banques, elle est accusée d’avoir vendu, avant le début de la crise financière de 2007-2008, des crédits immobiliers transformés en produits financiers complexes, appelés RMBS, à des investisseurs, même si elle savait que ces produits étaient nuisibles. Cette stratégie, appelée titrisation, est largement utilisée par les grandes banques pour transformer des portefeuilles de prêts en titres financiers qu’elles transfèrent ensuite sur les marchés. Cette tactique serait coupable des importantes pertes subies en 2008 par plusieurs investisseurs, plus principalement ceux qui se sont procuré ces titres soutenus par les «subprimes». La Deutsche Bank a subi des pertes de plus de 45% de sa valeur depuis le début de l’année.

Une hausse qui serait dommageable

Une étude publiée par TransUnion affirme que jusqu’à un million d’emprunteurs canadiens pourraient être incapables de faire face à une augmentation de leurs paiements mensuels en cas de hausse de 1 % des taux d’intérêt. D’après la firme, plus de 7 millions de Canadiens ont une hypothèque ou un emprunt comportant une variation du taux d’intérêt, tandis que plus de 26 millions de Canadiens possèdent un crédit actif. L’étude s’est seulement concentrée sur deux types de dettes soit les lignes de crédit et les prêts hypothécaires à taux variable, touchant environ sept millions de particuliers. « En dépit de l’endettement croissant des ménages, la grande majorité des consommateurs seraient en mesure de faire face à une hausse des taux d’intérêt jusqu’à 1 %. Cependant, notre étude a identifié un sous-ensemble de la population de près d’un million d’emprunteurs qui pourraient éprouver des difficultés financières en cas de hausse de ces taux », résume Jason Wang, directeur des recherches et des analyses de l’industrie pour TransUnion Canada. Il est à noter que les institutions prêteuses s’accordent généralement avec les taux de la Banque du Canada pour établir le taux qu’elles consentiront à leurs clients. Le taux directeur de la Banque du Canada est à 0,5% depuis plusieurs mois soit un taux inférieur à la normale.

Investir dans l’éducation financière de vos enfants

Les experts continuent de croire que lorsqu’un enfant est exposé à une éducation financière à un jeune âge, il sera en mesure de faire des choix plus éclairés dans le futur. L’apprentissage face à l’argent est un processus qui durera une vie entière, le plus tôt les enfants apprendront sa valeur, le mieux ils seront dotés. Il est recommandé de commencer par une tirelire où l’enfant pourra y déposer les sous accumulés tout en comptant avec eux le montant total qui s’y retrouve. De plus, il est fortement suggéré de fournir une allocation aux enfants pour contribuer à leur apprentissage. Il est important de mentionner les critères qui sont liés avec le montant de l’allocation, comme les tâches qui y sont rattachées. Existe-t-il des limites au montant qu’ils ont droit de dépenser? Pour rendre le tout plus concret, on peut transformer les visites à l’épicerie en un moment d’éducation pour l’enfant en, par exemple, lui demandant de choisir entre deux boîtes de céréales tout en lui expliquant les différences de coût et de grosseur. Moneysense vous offre un excellent dossier à ce sujet.

Bonne lecture!

 

 

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