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8 septembre 2017

La hausse des taux menace les actions à dividendes et la Banque du Canada crée la surprise

Par PRATTE

2 juin FR

 

C’est avec plaisir que nous sommes de retour avec notre blogue alors que l’automne frappe à nos portes. Cette semaine, la Banque du Canada a créé la surprise en augmentant son taux directeur alors que plusieurs s’attendaient à ce que la hausse ait lieu en octobre prochain. Notre Président et Gestionnaire de Portefeuille a participé à un article dans le journal Finance et Investissement portant sur la hausse des taux et leurs conséquences sur les actions à dividendes. De leur côté, les actions de Dollarama et Couche-Tard continuent de faire bonne figure alors que les deux entreprises ont dévoilé cette semaine des bénéfices au-dessus des attentes. Voici nos 5 meilleures lectures de la semaine.

La hausse des taux menace les actions à dividendes

Notre président et gestionnaire de portefeuille, Philippe Pratte, a discuté avec la publication Finance et Investissement de cette nouvelle tendance d’achat d’actions à dividendes élevés par plusieurs investisseurs, étant donné la faiblesse des taux d’intérêt. Néanmoins, ces actions sont beaucoup moins performantes lorsque les rendements obligataires sont à la hausse. Au Canada, les experts émettent certains bémols. « Étant donné la faiblesse des taux, les investisseurs misent sur les bond proxies, des placements qui donnent du revenu lorsque le rendement des obligations est faible. Le danger est que l’investisseur augmente alors son risque », explique Philippe Pratte, chef des investissements et gestionnaire de portefeuille chez Pratte Gestion de portefeuilles. Il prête d’ailleurs une attention particulière aux sociétés qui versent un dividende supérieur à 70 % de leurs bénéfices. « Si l’économie ralentit, la société risque de devoir réduire son dividende », prévient-il avant d’ajouter « qu’on commence même à prendre nos précautions à 60 % ». Pour ce qui est des actions, Philippe Pratte avoue son penchant pour Blackstone Group : « La société a une croissance intéressante, un dividende qui s’apprécie, du momentum et le dividende sur 12 mois est de 6,4 %. » Le conseiller de Gatineau affectionne aussi Vail Resorts : « L’action est en hausse de 50 % depuis un an et le dividende de 2 % est en hausse. La firme achète des centres de ski dans diverses régions. Si une région connaît des chutes de neige moindres que prévu, Vail réoriente les clients vers un autre centre de ski. C’est du bon hedging. » À lire dans Finance et Investissement.

Marché en bref

Les marchés boursiers ont amorcé leur semaine mardi alors que les bourses nord-américaines étaient fermées, autant aux États-Unis qu’au Canada. C’est sous un signe de tension que les bourses, tant américaines que canadiennes, ont ouvert, étant affectées par le plus récent et plus gros test de missile nucléaire lancé par la Corée du Nord pendant la fin de semaine. De son côté, le dollar canadien a connu une bonne semaine alors que l’annonce de la Banque du Canada de relever son taux directeur a eu un effet positif sur la devise. Le huard s’est négocié au cours moyen de 82,20 cents U.S., en hausse de 0,5 % et il affichait ainsi son plus haut niveau depuis juin 2015. L’ouragan Harvey, qui a notamment sévi au Texas, a eu des effets directs sur le prix à la pompe étant donné que la tempête a paralysé de nombreuses raffineries tandis que le prix canadien à la pompe est directement lié à celui des États-Unis. Cette hausse des prix est cependant limitée par l’approche d’un nouvel ouragan, Irma, aux États-Unis. Au Texas, plusieurs raffineries ont ouvert leurs portes au début de la semaine, toutefois, la pleine capacité de roulement n’avait toujours pas été atteinte. Les marchés financiers gardent un œil attentif sur l’ouragan Irma qui devrait frapper la Floride au courant des prochaines heures. « Au fur et à mesure que l’ouragan se déplace, les investisseurs tentent d’estimer les dommages qui peuvent être causés », a déclaré Andre Bakhos, directeur général de Janlyn Capital à Bernardsville, au New Jersey. Les deux ouragans devraient avoir un effet sur les projections de croissance des États-Unis. « (Irma) va certainement être un élément déclencheur aux États-Unis puisqu’il traverse une zone très peuplée. Deux grands ouragans dans un quart se fera sûrement ressentir au niveau du PIB », a déclaré Kim Forrest, analyste principal en recherche de l’équité au Fort Pitt Capital Group à Pittsburgh. Vendredi, les marchés américains ont ouvert en baisse, les investisseurs étant toujours sur un pied d’alerte, surveillant de près la tempête ainsi que la possibilité d’un nouveau tir de missile par la Corée du Nord. En résumé, le Dow devrait terminer sa semaine avec des pertes d’environ 1,1 %, le Nasdaq se dirigeait pour sa part vers des pertes de 0,8 % alors que le S&P 500 devrait perdre à peu près 0,7 %. Au Canada, le TSX a ouvert en baisse de 0,2 % vendredi alors que comme aux États-Unis, les investisseurs canadiens demeurent prudents face à l’ouragan Irma. Finalement, Statistique Canada a annoncé vendredi que 22 000 emplois ont été créés au pays en août. Statistique Canada précise que la hausse de 110 000 personnes travaillant à temps partiel a été contrebalancée par la baisse de 88 000 personnes travaillant à temps plein.

Banque du Canada

L’économie canadienne est en croissance et continue de s’accélérer à un rythme élevé, alors que les consommateurs canadiens continuent de s’endetter, ce qui fait sourciller les autorités monétaires. La Banque du Canada a donc décidé mercredi dernier, pour une deuxième fois de suite, de relever son taux directeur, le portant à 1 %. Le taux officiel d’escompte s’établit donc à 1,25 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 0,75 %. Cette annonce a pris de cours plusieurs observateurs qui s’attendaient à ce que la Banque relève ses taux seulement en octobre. Cependant, la Banque a justifié sa décision en mentionnant la croissance plus solide que prévu de l’économie du pays. « L’expansion de l’économie mondiale devient plus synchronisée, comme prévu en juillet, ainsi qu’en témoignent les indicateurs de la croissance, qui sont plus élevés qu’escompté, y compris les prix des produits de base industriels. Toutefois, les risques géopolitiques importants ainsi que les incertitudes considérables entourant les politiques de commerce international et les politiques budgétaires demeurent, ce qui a fait baisser le dollar américain par rapport à beaucoup d’autres grandes monnaies. Dans ce contexte, le dollar canadien s’est apprécié, ce qui reflète aussi la vigueur relative de l’économie du Canada », affirme la Banque dans son communiqué. « Les décisions futures au chapitre de la politique monétaire ne sont pas prédéterminées et seront guidées par les nouvelles données économiques et l’évolution des marchés financiers, dans la mesure où celles-ci influent sur l’établissement des perspectives de la Banque en matière d’inflation ». Malgré ces données, l’inflation, habituellement un élément important dans l’établissement de la politique monétaire, reste en dessous de la cible de 2 %. Suivant la hausse, le dollar canadien a bondi à 82 cents U.S. alors que vendredi à l’ouverture, le dollar canadien s’échangeait toujours au même prix. La prochaine mise à jour du taux se fera le 25 octobre prochain.

Couche-Tard

L’entreprise québécoise continue sur sa lancée alors qu’elle a annoncé mercredi avoir réussi à dégager des bénéfices supérieurs aux attentes au dernier trimestre, attribuable à la contribution des acquisitions, à la croissance interne et à un taux d’imposition moins élevé. C’était en effet un trimestre important pour la compagnie puisque c’était le premier depuis sa dernière acquisition historique au moment où la compagnie avait fait l’acquisition de 522 dépanneurs aux États-Unis. Alimentation Couche-Tard a publié mercredi un bénéfice net attribuable aux actionnaires de 364,7 millions de dollars U.S. ou 64 cents U.S. par action pour le premier trimestre, comparativement à 322,8 millions U.S. ou 56 cents U.S. par action l’an dernier. À l’ouverture des marchés mercredi, son titre avait bondi de 2 %. Les marges d’essence à la pompe en Europe, de 9 cents U.S. au lieu des 7,8 cents prévus expliquent le meilleur bénéfice que prévu, estime Peter Sklar, de BMO Marchés des capitaux. Malgré un climat difficile entourant le commerce de détail, l’entreprise a réussi à augmenter ses ventes de marchandises par magasin, comparable de 1,4 % tant aux États-Unis qu’en Europe, cependant, les ventes de marchandises au Canada sont en baisse de 0,2 %. Malgré ces bonnes nouvelles, il faut noter que l’ouragan Harvey a touché 123 des magasins Couche-Tard aux États-Unis alors que mercredi, 24 de ces magasins étaient toujours fermés. La compagnie, deuxième plus grand opérateur de dépanneur au monde, a également annoncé qu’elle allait se départir de 200 magasins qui ne sont pas assez rentables.

Dollarama

Alors que le commerce au détail est en difficulté, Dollarama continue sur sa lancée en dévoilant cette semaine des bénéfices largement supérieurs aux attentes. Sa stratégie d’affaires, comme l’intégration des paiements par carte de crédit, permet à la compagnie de surclasser ses concurrents. Dollarama a dégagé un bénéfice de 131,8 M$ ou 1,15 $ par action, comparativement à 106,4 M$ ou 0,88 $ l’action à la même période l’an dernier. Pour leur part, les analystes avaient estimé un bénéfice de 1,04 $ l’action, soit une hausse de 24 %. L’acceptation des paiements avec cartes de crédit a fait augmenter la facture moyenne de 5,9 % alors que les ventes par magasin comparable sont en hausse de 6,1 %, comparativement à 5,7 % durant la même période l’an passé. Dollarama continue d’ouvrir de nouvelles succursales (17 dans les derniers mois) tout en améliorant ses marges de profit et envisage l’ouverture de 60 à 70 magasins dans les prochains mois. De plus, l’augmentation des prix à 3,50 $ et 4 $ ne semble pas avoir freiné son succès. Dollarama croît plus rapidement que les chaînes américaines de magasins à dollars, soutenu par un marché canadien moins saturé que celui de son voisin du Sud et d’une politique de longue date évitant la venue d’aliments frais. Dollarama a récemment annoncé que son conseil d’administration avait approuvé un dividende trimestriel de 11 cents par action. Son titre à la bourse a bondi à la suite de cette annonce, alors que ce dernier a gagné 23 % à ce jour en 2017.

Bonne lecture!

 

Pratte Gestion de portefeuille est une firme inscrit auprès de l’autorité des marchés financiers (AMF) ainsi que la commission de valeur mobilière de l’Ontario (CVMO).

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